À Arles comme à Paris, Actes Sud et le couple Nyssen ont eu pour le moins un rapport très lâche avec la réglementation et les prescriptions de l’urbanisme (Le Canard enchaîné).

C’était clair, net, ostensible. La loi n’était pas leur souci.

Il y a eu régularisation à Arles et on nous annonce une régularisation à Paris (France Info). Pour que le couple Nyssen se mette en règle, il faut donc à chaque fois l’avertir des transgressions qu’il a commises en connaissance de cause. Il n’est pas capable, spontanément, d’être civique !

Je ne sais quelle sera la décision du président de la République et du Premier ministre au sujet du ministre . Benjamin Griveaux a déclaré que personne n’était au-dessus des lois mais que la mise en examen demeurait le critère essentiel pour exfiltrer une personnalité du gouvernement.

Il ne s’agit pas, à nouveau, de discuter le bilan du ministre qui, ayant été choisi sur le conseil de l’épouse du Président, résiste pour l’instant à tout ce qui aurait peut-être pu ou dû le conduire à un départ volontaire.

Je m’interroge seulement sur la condition de la mise en examen qui, si on la pousse à bout, va devenir une sorte de bouclier et de défense pour les anomalies et fautes qui mériteraient en elles-mêmes une approche sévère. Avant même tout honneur ministériel.

Parce que Françoise Nyssen ne risque pas, pour l’instant, une mise en examen et qu’on lui laisse le droit de revenir sur ses négligences, il n’y aurait pas l’ombre d’un problème à garder ainsi au gouvernement, structure qui devrait tenter de se rapprocher le plus possible de l’exemplarité, une personnalité qui a failli avant dans des circonstances qui, pour le commun, aurait entraîné d’autres conséquences.

La situation se complique puisque le parquet de Paris a ordonné une enquête sur les travaux immobiliers autorisés par Françoise Nyssen.

On n’a pas besoin de surestimer ces indifférences répétées à l’égard de l’urbanisme conforme pour estimer qu’une telle constance est tout de même à déplorer.

Si le Premier ministre la maintient à son poste, il lui suffira de nous convaincre. On a donc le droit de tout faire si on n’est pas mis en examen ! Malgré une enquête. J’entends déjà : mais il y a la présomption d’innocence !

Je souhaite bon courage à pour sa dialectique. Qu’il la garde ou non.

Extrait de : Justice au Singulier

24 août 2018

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