[ÉDITO] Surveillante tuée à Nogent : un sermon de Macron à Le Pen sur la pudeur…

Pour le président de la République, la patronne du groupe RN est « malhonnête et sans pudeur ». Parole d'expert.
Capture d'écran France TV
Capture d'écran France TV

Pauvre Emmanuel Macron, dont la principale opposante est « malhonnête et sans pudeur ». Alors que la France, stupéfaite, pleure une surveillante mère de famille tuée mardi à 31 ans, le président de la République poursuivait, ce mardi soir, sur France 2, une fois de plus, son principal objectif : exister, faire parler de lui, ne pas disparaître, continuer d’alimenter la chronique, donner son avis sur tout. Faire croire qu’il décide, qu’il influence, qu’il écoute, qu’il préside et gouverne. La comédie du pouvoir n’a jamais si bien porté son nom. Tant pis si les Français, effarés par le déclin du pays, n’ont nul besoin d’un acteur. Jadis, un acteur de cinéma, un vrai - Ronald Reagan -, se révéla un formidable président des États-Unis, relançant le conservatisme à travers le monde. Macron, c’est l’inverse : le maquillage est tombé, le Président élu apparaît en comique de seconde zone qui ne fait plus rire mais semble convaincu que l’agitation remplace avantageusement le jeu et le talent. La salle France assiste, médusée, à cette arnaque pathétique, à ce vrai faux remake d'un cambriolage masqué qui tourne mal, façon casa de papel.

Bouillie progressiste

Macron a conservé deux vertèbres, pas davantage : son mondialisme irrédentiste et… son culot. Elles lui servent d’appui pour déverser cette incontinence de mépris qui sert de piédestal aux petits rois de la pensée unique. « Malhonnête et sans pudeur », donc, Marine Le Pen ? Interviewée dans la rue près de l’Assemblée nationale, la chef du groupe RN avait stigmatisé « la déconnection du président de la République avec la réalité, terrible, brutale, qui n’est pas une succession de faits divers mais un fait de société, auquel les politiques auraient dû s’attaquer depuis longtemps ». Elle a rappelé que l’idée d’une amende forfaitaire relevait du « laxisme pur et dur », que les portiques ne sont pas une réponse. Rien de tel que l'évidence pour réveiller le mépris présidentiel.

« Je ne veux pas céder aux manipulations qui ont eu lieu ces dernières heures », répond, mardi soir, Emmanuel Macron à Léa Salamé sur le plateau marin de France 2. Il parle de « discipline collective », de « causes profondes », de « zéro tolérance » et « d’une société qui avance ». Si vous avez compris la bouillie progressiste présidentielle, c’est qu’il s’est mal exprimé.

Cette « gêne qu'éprouve une personne délicate »

Lorsqu’un responsable politique tente de tirer les leçons des drames qui se suivent et se répètent - assassinats au couteau de professeurs, enfants meurtriers, chute du niveau – et d’en faire part à celui qui préside depuis huit ans, il est donc « malhonnête », selon le Président. Mais alors, à quoi sert un élu, un opposant, quand le pouvoir en place mène le pays, de drame en drame, à la ruine sécuritaire, morale ou économique ? Quel est son devoir s'il est honnête ? Apporter des nounours ? S'enfoncer la tête dans le sable ? Faire vœu de silence ? La supériorité ontologique recuite du camp du bien tire le rideau sur les conséquences de l’inaction persistante. « Lorsqu’il arrive ce qui est arrivé aujourd’hui, on ne commente pas, on est dans l’accompagnement, dans l’affection et dans l’action », professe Macron, avec le toupet qu'on lui connaît, comme s'il n'avait rien, mais alors rien du tout, à se reprocher. Comme si son bilan ne ruinait pas les effets de ce ton melliflu et de cette séance d’humiliation publique.

Emmanuel Macron connaît-il vraiment cette « gêne qu'éprouve une personne délicate devant ce que sa dignité semble lui interdire » ? C’est pourtant, selon Le Robert, la définition de… la pudeur. L'émission de France 2, elle, a fait plouf : 1,57 million de téléspectateurs pour les océans et le Président, à peine plus de 9 % de l'audience : les profondeurs de l'indifférence.

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Marc Baudriller
Directeur adjoint de la rédaction de BV, éditorialiste

Vos commentaires

149 commentaires

  1. J’ai évidement regardé cette émission , car je suis un passionné de la Mer et des Océans . Je peux témoigner qu’à part notre président, les participants étaient TOUS très intéressants , dont « un » , dont je n’ai malheureusement pas retenu le nom , partenaire à l’époque du Commandant Cousteau , crevait littéralement l’écran . Bravo à eux .

  2. L’impudique c’est lui. Personne autour de lui, pour le conseiller d’éviter ce discours accusateur et dévastateur !?
    Je ne le crois pas aussi inconscient. Il gère selon Macron.

  3. Il me semble que notre chef de l’état soit il devrait se taire, le silence est d’or, soit se réserver aux événements que les Français on conscience de la gravité de façons logique dans ses obligations de chef de l’état au lieu de les éliminer en les traitants n’importe comment sur de vrais sujets importants.

  4. Sans pudeur, comme un président qui se fait battre par sa femme devant les caméras par exemple

  5. « Ca ose tout…c’est même à ça qu’on les reconnaît »…Vous pensiez avoir tout vu : et bien…Il y a pire ! Et le pire s’avère, à chaque fois, à compartiments infinis, voire un puits sans fond !

  6. Quand va t il comprendre qu’il n’est plus crédible à force de dire tout et son contraire !!Qu’il attende la « Quille » mais qu’il se taise !!

  7. Macron et ses complices ont fait un holdup de la démocratie en Mai 2017 et il ose parler de pudeur ?

  8. Un bonimenteur, un tartuffe, au choix, complexé, dit très intelligent, il le démontre chaque jour… Narcissique à une hauteur stratosphérique, un chéri de sa maman, colérique comme l’enfant gâté pourri qu’il fut et quelque part qu’il reste, à qui l’on à tout permis. Et les français qui ont réélu cet individu sont à son image, des fossoyeurs de la France .

  9. Si un journaliste pouvait compiler un florilège des « macronades » – depuis le début, et surtout universelles ! – on pourrait réaliser le côté erratique et déjanté des déclarations de ce type ! Comment a-t’on pu le (re)élire ?..

  10. en a-t-il de la pudeur lui , c’est l’hôpital qui se fout de la charité , il n’a même pas compris que les français ne peuvent plus le voir , ce Pinocchio n’a aucune dignité et devrait démissionner s’il avait un tout petit peu de fierté !

  11. Monsieur le Président, le mal profond dont soufre une partie de la jeunesse, vous le connaissez bien pour vous y adonner, c’est de vouloir paraître avant que d’être.

  12. depuis que maman lui a donné un souflet son cerveau s’est mis en mode « deraille a plein tube » donc pas de surprise: pire qu’avant

  13. Nos anciens présidents ne cachaient pas leur calvitie! encore une preuve qu’il nous cache beaucoup de choses….

Commentaires fermés.

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