Donald Trump : Happy Birthday, Mr. President!

Ce mercredi, il y aura un an jour pour jour, faisait irruption à la Maison-Blanche sans y avoir été tout à fait convié, hormis par le peuple, à une très courte majorité. Un anniversaire, cela se fête, même si le successeur de Barack Obama ne l’est pas vraiment, à la fête. Ça serait d’ailleurs plutôt la sienne.

Avec seulement 30 % d’opinions favorables, Donald Trump est donc aujourd’hui à peu près aussi populaire que Richard Nixon et George W. Bush, lorsque respectivement empêtrés dans le Watergate et la seconde guerre du Golfe. Sauf que lui, il ne doit finalement cette situation qu’à sa seule personne : l’homme s’est fait seul et se défait tout seul. Logique.

Bien sûr, on peut pointer du doigt ces médias dominants qui ne lui sont guère favorables, c’est le moins qu’on puisse prétendre. Pourtant, l’explication est courte : ils ne sont en rien responsables du comportement erratique de cette sorte de Forrest Trump ou de Donald Gump ; ce, d’autant moins que leur audience est toute relative au sein d’une population plus portée sur les médias locaux. D’ailleurs, Fox News, chaîne nationale, continue de le défendre bec et ongles. Comme quoi.

Une base réduite à un tiers de la population électorale, certes, mais base qui demeure malgré tout solide, tel que relevé dans Le Figaro par Laurence Nardon, responsable du programme États-Unis à l’IFRI (Institut français des relations internationales) : “Ce sont des gens en colère, qui se sentent trahis. Ils ont peur d’un décrochement social et d’une perte d’identité dans les États-Unis multiculturels de demain. Ils se sentent trahis par les élites du pays aux yeux desquelles ils ne comptent pour rien. Pour eux, les traits négatifs de Donald Trump sont au contraire des traits positifs.” Voilà qui n’est pas faux.

Et la même analyste de rappeler : “Trump a mené une campagne pour le parti républicain, qui est un parti conservateur, mais lui a mené une campagne, non pas conservatrice, mais bien populiste, c’est-à-dire en dressant le peuple contre les élites – c’est le populisme de “gauche” et les étrangers – c’est le populisme de “droite”.”

« Populisme » que Marie-Cécile Naves, de l’IRIS (Institut de relations internationales et stratégiques), résume en ces termes, dans une tribune publiée par Libération : “Il ne faut jamais oublier que la victoire de Trump tient à un projet, celui de restaurer une blanche et patriarcale, ou du moins d’en retarder la disparition. Ce projet, c’est ce qui a séduit les “hommes blancs en colère””, ces fameux “angry white men” au cœur de nombreuses études sociologiques publiées outre-Atlantique, et qui méritent sûrement mieux qu’un Donald Trump pour porte-parole…

Jusque-là, tout se tient à peu près. C’est ensuite que l’on se rend compte que l’IRIS était naguère plus regardante quant au choix de ses collaborateurs, lorsque cette « docteure en science politique » affirme que les coléreux plus haut évoqués incarnent la “masculinité hégémonique” et la “perpétuation d’un système patriarcal des hommes hétérosexuels” voulant en finir avec “femmes, immigrés, musulmans, gays, transgenres, Africains-Américains”. On se disait bien, aussi… Au fait, ce sont les descendants des Black Panthers qui vont être ravis d’être confondus avec des transsexuels : du temps de Malcolm X, on en a flingué pour moins que ça. Bref, le principal grief fait par cette dame Naves à ce monsieur Trump, c’est sa “dimension genrée”.

Que ce perpétuel ahuri ait mauvais genre, on en convient. Qu’il soit « genré » est une autre affaire. Mais tout s’explique quand la donzelle stigmatise les “réseaux masculinistes que l’on retrouve beaucoup à l’extrême droite et notamment chez les suprémacistes blancs”, auxquels le président « genré » devrait son succès. On n’y avait pas pensé, mais maintenant qu’elle le dit…

Sacré Donald ! Bon anniversaire quand même…

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