a donc été – sans surprise – élu président de la française. Les européistes et autres oligarques mondialisés peuvent donc reprendre leur souffle, du moins pour l’instant…

Dans le camp des patriotes, nombreux sont ceux qui regardent le résultat de (34 % des suffrages exprimés) comme un échec cuisant. Toutefois, ils oublient que nous sommes dans un en totale recomposition, où de nombreux électeurs ont pu perdre le nord. Il faut donc contextualiser cette élection afin de pouvoir l’apprécier à sa juste valeur.

Premièrement, cette élection aura fortement fait reculer les partis qui contrôlaient la vie politique depuis plus de quarante ans, les amenant même jusqu’au bord de l’extinction. A contrario, Marine Le Pen a rassemblé au premier tour plus de 7,6 millions d’électeurs (contre 6,4 millions en 2012). Progresser quand ses adversaires régressent est toujours un motif de satisfaction et non pas de déception.

De plus, et malgré un débat d’entre-deux-tours affligeant, Marine Le Pen aura quand même su convaincre trois millions de Français supplémentaires de voter pour elle, ou plutôt contre un “front républicain” qui, via des soutiens antagonistes et douteux, est apparu à beaucoup comme étant « une arnaque républicaine ».

Cet électorat assez conséquent crée donc un précédent, puisque jusqu’à maintenant, il était imperméable à toute rhétorique émanant du Front national. Il y a donc franchissement d’un cap psychologique qu’il ne faut surtout pas sous-estimer.

Notons, au passage, que les électeurs de Fillon se sont retrouvés orphelins quand ce dernier s’est jeté aux pieds de Macron en échange d’une protection (on remarquera, lors de ce second tour, le silence complice de la presse quant aux affaires de Fillon). Cette trahison et ce manque de considération de son propre électorat peuvent aider le Front national (ou ce qui lui succédera) à tirer son épingle du jeu lors des prochaines législatives, et donc à devenir la principale force d’opposition.

Autre élément à garder à l’esprit : lors du premier tour, Marine Le Pen a réussi une percée en arrivant en tête dans plus de 19.000 communes sur 37.000. Certes, lors du second tour, Marine Le Pen n’est parvenue à conserver la première place que dans 9.000 communes, mais cela démontre aussi que le Front national pénètre suffisamment et puissamment dans d’innombrables pans du pays. Ainsi, lorsqu’ils tenteront de peser dans des territoires ruraux et périurbains, les opposants du Front national ne pourront plus ignorer ou contester la présence de ce dernier. Dans la perspective d’une lutte de longue durée face au système actuel, la compréhension et l’acceptation de cette évolution sont absolument capitales.

Avec cette élection, notre paysage politique est entré dans une nouvelle ère qui opposera les mondialistes aux souverainistes, et dont l’issue sera soit la disparition du « vivre ensemble », soit celle du « vivre français ».

10 mai 2017

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