Les contradictions s’accumulent avec les lois pléthoriques, mais les dernières sont tricolorissimes !

Dans cette France délibérément et urgemment progressiste, deux mesures sociétales super géniales ont été prises en un trimestre ! D’abord, la pour toutes, grande avancée qui abolit enfin la discrimination séculaire au désir d’enfant. D’aucuns, malintentionnés ou égarés, diront au droit à l’enfant…

Ensuite, le congé paternité de quatre semaines dont une à honorer « obligatoirement » ! Ceci, au nom du beau et grand principe du développement harmonieux de l’enfant. Et en prime, pour faire avancer l’égalité homme/femme ; entendez, en l’occurrence, amener l’homme aux réalités et contraintes ménagères.

Moi, grand-père et donc d’une génération qualifiée de machiste, j’y perds un peu mon latin et beaucoup mon bon sens ! En effet, si le petit loupiot doit connaître et apprécier les gestes tendres de son géniteur, quel cruel manque pour celui qui n’est dorloté que par un seul humain de féminin !

À mon âge, ma mémoire est fragile et c’est sans doute pourquoi je ne me souviens guère de mon environnement et des attentions qui me furent prodiguées lors de mon mois de naissance, pas plus, d’ailleurs, que durant ma première année, et même plus tardivement.

Mais si cette nouvelle disposition est compréhensible à l’aune des avancées en pédopsychiatrie, alors il est nécessaire et urgent de compléter la loi en prodiguant aux mères célibataires l’aide – obligatoire ? – d’un assistant masculin durant la semaine suivant son accouchement. Voilà un noble et nouveau métier à créer pour des hommes : aide à domicile aux mères seules.

Pas nécessairement des gens qu’il faudrait, au préalable, former dans des centres spécialisés ou autres nurseries. Des hommes mûrs et ayant eu l’expérience de la paternité collaborative pourraient compter parmi ces nouveaux contingents. À l’instar des aides à domicile pour personnes âgées, les CCAS – centre communal d’action sociale – prodigueraient ce service hautement salutaire pour l’épanouissement du nourrisson et sa future vie d’adulte.

Et d’ailleurs, sept jours, est-ce bien suffisant ? Autre option : pourquoi pas l’imposer au donneur de sperme, véritable père biologique, puisque aussi bien la va donner désormais droit au bébé si réceptif d’en connaître l’ à sa majorité…

Dans ce maelström de progrès sociétaux demeure encore une profonde inégalité à l’égard des hommes qui ne peuvent faire appel à la GPA, toujours interdite dans notre pays ! Mais patience, un jour peut-être une situation symétrique et enfin véritablement égalitaire leur sera offerte, voire dans un proche avenir, de porter eux-mêmes un enfant grâce aux progrès de la science obstétrique et de la poussée des associations.

26 septembre 2020

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