Différents journaux papier et télévisés ont diffusé, ces derniers jours, des articles ou reportages concernant le avec, comme toujours, des conclusions alarmistes. Si l’on en croit l’AFP (Agence France-Presse), elles auraient été extraites du prochain rapport du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) qui doit sortir en .

L’AFP aurait eu l’exclusivité de sa lecture en avant-première. Les se sont donc empressés de diffuser ces bonnes paroles : « La vie sur Terre peut se remettre d’un changement climatique majeur en évoluant vers de nouvelles espèces et en créant de nouveaux écosystèmes. L’humanité ne le peut pas. » Ou : « Nous avons besoin d’une transformation radicale des processus et des comportements à tous les niveaux : individus, communautés, entreprises, institutions et gouvernement. Nous devons redéfinir notre mode de vie et de consommation. »

On peut toutefois s’étonner de ces conclusions radicales que tout ce beau monde diffuse sans préjuger de leur véracité. Il s’avère, en effet, que le rapport scientifique du GIEC est toujours en phase de relecture et validation par des pairs, comme le confirme Valérie Masson-Delmotte, dans un tweet. Des modifications importantes sont encore possibles.

Rappelons que le rapport scientifique du GIEC fait dans les 4.000 pages et qu’il en est tiré un rapport d’une vingtaine de pages appelé « Rapport pour les décideurs », diffusé à la presse et aux gouvernants. Concernant ces rapports, dans deux de ses tweets, l’AFP se prend les pieds dans le tapis en clamant : « Le rapport d’évaluation complet des impacts du réchauffement, long de 4.000 pages et bien plus dramatique que le précédent de 2014, est destiné à éclairer les décisions politiques #AFP. » Puis : « Il doit être publié en 2022, après approbation par consensus par les 195 États membres, soit après l’importante conférence climat de la #COP26 prévue en novembre à Glasgow #AFP. » Ainsi donc, si l’on en croit cette source sûre des médias officiels, le rapport de 4.000 pages serait le résultat d’un consensus de 195 États membres. Moi qui croyais naïvement qu’il était le résultat d’études scientifiques très sérieuses !

 

Sans même s’en rendre compte, confondant rapport scientifique et rapport pour les décideurs, un journaliste d’exception a donc dévoilé le pot au rose. Le résumé diffusé largement est, en fait, le résultat de négociations entre États et ONG environnementales. Il y est imprimé le verbiage qui sera repris ad libitum par les médias, et que l’AFP s’est procuré.

Pour conclure, si cela peut rassurer certaines personnes, l’anomalie thermique globale de la basse atmosphère est tombée à -0,05 °C en avril 2021, le niveau des mers n’augmente toujours que de 1 à 3 mm/an en moyenne et un froid intense a envahi l’Antarctique depuis quelques semaines, avec un record à -49 °C atteints deux jours de suite sur la base de Halley, ce continent ayant globalement une anomalie de température de -8 °C.

27 juin 2021

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