Patrick Violas est le directeur du zoo-refuge de la Tanière, qui accueille des maltraités ou déracinés. Au micro de Boulevard Voltaire, il témoigne des difficultés rencontrées par son parc avec l’instauration du passe sanitaire.

 

 

 

Quelles sont les motivations qui vous ont poussé à refuser le pour rentrer dans votre refuge ?

 

Le jour où nous avons mis en place le passe sanitaire, le nombre de visiteurs a été divisé par trois. On a donc aussitôt essayé de mettre un centre de dépistage à l’entrée, ça n’a rien changé. Les gens ne venaient plus. Dès que l’on a supprimé le passe sanitaire, les gens sont revenus.

 

La préfecture d’Eure-et-Loir vous a menacé d’une fermeture administrative. Comment avez-vous accueilli cette nouvelle ?

 

C’est le pot de terre contre le pot de fer. On n’est pas au combat avec les mêmes armes. Nous sommes sur 20 ha, 100 % en extérieur et nous avons le port du masque. Mais il n’y a rien à faire, la préfète nous a dit qu’elle n’avait aucun pouvoir là-dessus et qu’elle refusait de faire remonter notre demande plus haut dans les ministères. C’est donc un chantage, nous sommes pris en otage comme beaucoup de gens le sont pour les obliger à se faire vacciner.

 

Quels sont les retours émis par vos visiteurs ?

 

Aujourd’hui, les visiteurs se décommandent. Certains viennent pour nous soutenir car ils ont bien compris qu’il n’y a pas de risque. Nous sommes en extérieur, chez nous, il y a moins de monde au mètre carré que dans le centre-ville de Chartres, par exemple, ou dans n’importe quel autre centre-ville, où pourtant il n’y a pas besoin de passe sanitaire.

 

Quelle décision allez-vous prendre ?

 

Si on nous fait fermer administrativement, ce sera très compliqué d’obtenir la réouverture, donc on va faire avec cela. Chaque fois que les aides sont mises en place, on ne rentre pas dedans.

 

Depuis le début du il faut compter -70 % de perte de chiffre d’affaires, comme pour tous les parcs.

 

6 août 2021

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