Agression des journalistes de BV : qui pour soutenir la presse de droite ?

Les agressions volontaires de journalistes de droite laissent nos grandes âmes absentes et muettes.
© BVoltaire - Jean Bexon
© BVoltaire - Jean Bexon

Il y a bien, dans le monde médiatique, deux poids deux mesures. Les agressions de journalistes de gauche, lorsqu'elles ont lieu, font justement scandale dans tous les titres et les follicules de la gauche radicale. La même gauche se mobilise pour voler au secours des journalistes agressés dans le monde entier, avec tout de même quelques pays de préférence... Mais les agressions volontaires de journalistes de droite laissent nos grandes âmes absentes et muettes.

Après l'agression inacceptable de deux de nos journalistes au théâtre de la Gaîté Lyrique occupé par des sans-papiers, les faits qui se sont déroulés le vendredi 27 juin à 17 h, à Nanterre, lors du rassemblement « Justice pour Nahel », pour le deuxième anniversaire de la mort de Nahel Merzouk, sont révélateurs. À l'antenne de CNews et dans son article écrit vendredi, Gabrielle Cluzel a évoqué les faits. Il faut y revenir en détail.

Pas de policiers visibles...

Le rendez-vous de la manifestation est donné place Nelson-Mandela, à Nanterre. Notre journaliste arrive à 16 h pour évaluer la situation, il est rejoint par un de nos stagiaires au début de la manifestation à 17 h. Première surprise pour nos deux journalistes : aucun policier n'est visible. « C'est la première fois durant toutes les manifestations que j'ai couvertes qu'on ne voit aucun policier, témoigne avec surprise notre journaliste, qui préfère ne pas donner son nom. Comme s'il y avait eu des consignes pour ne pas provoquer... Même lors du pèlerinage de Chartres, on repère la présence de nombreux policiers. C'est important pour que les forces de l'ordre nous identifient non comme des manifestants mais comme des journalistes avec notre carte de presse. ». Ce soir-là, à Nanterre, seuls les médiateurs de la ville - une vingtaine de personnes portant un tee-shirt reconnaissable - sont identifiables pour assurer l'ordre. Le symbole d'une France qui a démissionné et qui rend la mission d'informer très difficile sur certaines parties du territoire. Ces « médiateurs » de la ville sont chargés de faciliter le dialogue entre les habitants et les institutions. Ils dépendent non pas de l'État mais de la mairie. Ils connaissent le public, serrent des mains. En face, les manifestants sont une petite centaine.

La mission donnée à nos journalistes est claire. Ils observent, filment et rendent compte à la rédaction : c'est tout. Une consigne respectée à la lettre. « Il n'y a eu aucune provocation de notre part, constate notre journaliste. J'ai couvert de nombreux hommages, notamment celui d'Arnaud Beltrame : ce sont toujours des moments graves, qu'il faut respecter. À Nanterre, j'étais là pour filmer les prises de parole et documenter cet événement, c'est tout. » Notre journaliste filme donc les discours de la mère de Naël, de sa tante handicapée, d'Assa Traoré présente sur place et du député LFI présent Aly Diouara.

Imposer aux médias une discipline sectaire

À la fin de ce discours, une personne s'approche d'un de nos deux journalistes et lui demande pour qui il travaille. C'est le début des agressions gratuites. Nordine Y., un membre du Mouvement de l'immigration et des banlieues (réseau de militants fondé en 1996 pour dénoncer le racisme « institutionnel »), ne laisse aucune issue à nos journalistes.
« Vous partez ou j'appelle les petits ! », lance-t-il.
Les petits, ce sont les gros bras et les jeunes incontrôlables des banlieues...
Des insultes pleuvent... Un homme très agressif, « profil antifa », arrive alors dans le dos d'un de nos journalistes et le pousse très violemment. Nos journalistes reçoivent des bouteilles... Sans insister, ils quittent la place.
Tous ces moments ont fait l'objet de films et de photos. BV a décidé de porter plainte. Une agression de plus.

BV n'est pas le premier média de droite à faire l'objet de la vindicte de militants violents qui pensent imposer par la force une discipline sectaire, parfaitement antidémocratique. Les journalistes du Figaro, de CNews, Valeurs actuelles, Frontières, L'Incorrect, Le JDD, entre autres, ont à une occasion ou une autre exercé leur mission dans un contexte d'hostilité qui la rendait dangereuse. Ces médias se sont courageusement et sans hésiter solidarisés avec Boulevard Voltaire par la voix de Thomas Bonnet (CNews), Marc Eynaud (VA), Jordan Florentin ou David Alaime (Frontières) ou Arthur de Watrigant (L'Incorrect). Qu'ils en soient profondément remerciés. Mais où sont les autres ? La France compte 34.519 journalistes : où sont-ils ? À la piscine ? Où sont les syndicats de la profession ? Nous ne les avons pas entendus lorsque les journalistes des médias de droite étaient agressés. Cette fois encore, ils sont murés dans un silence commode qui ne fait pas honneur à leur mission, c'est le moins qu'on puisse dire.

Et pourtant. La France ne peut donner des leçons de démocratie à la Terre entière et laisser les gros bras antifas et autres menacer et décider, en toute absence d'âme et de conscience, qui a le droit d'exercer cette profession et qui doit en être privé. Ces grands démocrates doivent être mis devant la gravité de leurs actes. La loi de la brutalité, la loi de l'intimidation, la loi des poings, c'est fini. BV revendique le droit de faire son travail. Et ne cèdera pas.

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Marc Baudriller
Directeur adjoint de la rédaction de BV, éditorialiste

Vos commentaires

33 commentaires

  1. Les absents ne sont pas de vrais journalistes, ce sont des fonctionnaires à la solde de l’Etat. C’est bien l’Etat qui les paie ou les subventionnent. Mais sont les journalistes du Figaro ? Lui aussi subventionné ? Courage aux journaliste « rebels », les seuls vrais et qu’ils sachent que des milliers de Français sont avec eux. Mais c’est malheureusement ce que l’on appelle hypocritement la France silencieuse et pour d’autres les « sans dents » !

  2. Depuis quand le ministre de l’intérieur delegue-t-il le maintien de l’ordre à des groupuscules privés. Vous avez oublié ou bien vous étiez à la pêche-a-la-ligne en Vendée ?

  3. Le Maire de Nanterre devrait pouvoir être destitué par le Ministre de l’Intérieur pour activité anti-républicaine.

  4. Demandez pourquoi à Arcom 1er, empereur du sectarisme d’Etat!
    Les gaulois de BV devraient déjà remercier l’empereur de ne pas avoir été évincé du PAF!
    Pareil pour CNEWS mais je vais encore être censuré, on se demande pourquoi!.

      • Merci de le rappeler car beaucoup méconnaissant notre histoire l’ignorent.
        Pire Ils ne croient que celle réécrite par les socialo-gauchistes qui se donnent le beau rôle et ceux de « droite » laissent dire et faire depuis des années.
        D’ailleurs pourquoi les ont-ils laissé faire?

  5. Merci infiniment Gabrielle..
    Vous êtes notre dernier rempart de liberté face a ce ramassis qui ne pense qu’à détruire la France et les français…
    Mais, je me demande si nous n’avons pas atteint un point de non retour….

  6. Soutien total aux journalistes de BV ainsi qu’à leurs collègues d’autres organes frères confrontés à l’intolérance crasse. Courage.

  7. N’attendez rien du système ils cultivent l’entre soi
    Ils se sont autoproclamés «  justes » et au dessus des lois

  8. La liberté d’expression à la mode gauchiste !
    Où est RSF plus prompt faire des procès politiques qu’à réellement faire son travail en toute neutralité ?

  9. C’est tout le Peuple de droite qui est malmené, pas uniquement de courageux journalistes. Mais un jour, lorsqu’il n’y aura plus rien à perdre ni à espérer……..à moins que un Etat digne de ce nom sache faire respecter des limites , ça va péter..

    • Cela pourrait demander du temps, voire plusieurs générations, si tant est que notre identité ne disparaisse pas complètement, faute de renouvellement démographique. Les rescapés n’auront plus qu’à trouver une terre d’exil, pour se refugier. La Hongrie, peut-être.

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