[MUNICIPALES] À Nîmes, le RN se veut le parti du rassemblement et du redressement

Une foule nombreuse a répondu à l'appel de Jordan Bardella, en meeting de soutien au candidat RN à la mairie de Nîmes.
@BV
@BV

Ils sont venus en nombre écouter Julien Sanchez et peut-être, surtout, Jordan Bardella, au parc des expositions de Nîmes, le mardi 3 mars. Plus de 2.000 sympathisants, selon l’un des employés de la salle, et même 4.000, selon le RN. De nombreux Nîmois, mais pas seulement, sont venus soutenir la tête de liste RN dans la capitale du Gard où, depuis le début de la campagne, se joue une véritable guerre des chefs : la dernière ville de plus de 150.000 habitants tenue par Les Républicains pourrait bien tomber dans l’escarcelle de la gauche à cause de la bataille que se livrent les deux poulains du maire sortant, Jean-Paul Fournier. Le RN se présente alors comme l’alternative : celle du rassemblement et du redressement nîmois et national.

Un public hétérogène, festif et surtout patriote

Si le début de la réunion publique était prévu pour 19h30, la foule se pressait déjà dès 18 heures. Un public qui frappe par son hétérogénéité : des retraités, mais surtout des jeunes dont la présence réjouit les plus anciens : « C’est beau, on a la jeunesse ! Vous êtes la relève ! », lance l’un d’eux, dans la file d’attente qui n’en finit pas de s’allonger devant l’entrée du parc des expositions. À l’intérieur, des musiques des années 80 accueillent les participants dans une atmosphère festive et quand le silence se fait, entre deux musiques, c’est la foule qui entonne d’elle-même La Marseillaise, que tous reprennent en chœur, en brandissant les drapeaux tricolores disposés sur les chaises. Parce que s’il y a bien une chose qui a rassemblé tous ces gens aux vies, aux âges et aux situations différentes, c’était bien leur patriotisme, et notamment la « défense de notre identité et de nos traditions ». S’il fallait retenir trois mots d’ordre communs aux interventions du meeting nîmois, ils seraient sans doute « bon sens », « redressement » et « fierté », à la fois nîmoise et française, de notre Histoire et de nos « racines chrétiennes ».

RN, rempart au retour de la gauche communiste à la mairie nîmoise

D’ailleurs, Yoann Gillet et Sylvie Josserand, les députés RN nîmois qui ont ouvert le bal des prises de parole, ont insisté sur l’histoire particulière de la cité gardoise plus de deux fois millénaire. Celle qui, en 1995, avait fait le choix de Jean-Paul Fournier pour la relever après une gestion communiste jugée calamiteuse et qu’ils désignent à nouveau comme le danger des prochaines municipales : « Un retour en arrière de 30 ans » à cause des « successeurs indignes du maire sortant ». « Les 15 et 22 mars prochains, à Nîmes, le choix sera simple : soit Julien Sanchez et son équipe, dont la boussole est le rayonnement de la ville, son développement économique et touristique ; soit le candidat communiste, dont les Nîmois gardent encore le goût amer du bilan catastrophique de son prédécesseur. L'Histoire ne doit pas se répéter ! », a harangué Sylvie Josserand.

La droite menacée par sa division

Dans son discours, Sanchez racontera avoir tendu la main à Franck Proust en lui proposant de rejoindre une liste UDR - ce qu’il aurait refusé. D’ailleurs, raconte-t-il, il se serait affligé auprès du maire sortant de ces deux candidats de la droite « incapables de mettre de côté [leurs] ego pour l’intérêt général » : « Je sais, ils sont idiots et ils vont perdre », aurait répondu Jean-Paul Fournier. Pour Julien Sanchez, le choix est donc très simple : ce sera soit la liste RN qu’il conduit, soit Vincent Bouget, le candidat de la gauche que les derniers sondages donnent gagnant. Le candidat RN refuse le défaitisme ; il l’assure, le seul sondage qui vaille est celui du résultat des élections. L’enjeu est de taille. Bruno Retailleau s’était d’ailleurs déplacé, il y a moins d’un mois, pour apporter son soutien au candidat LR, Franck Proust. La venue des chefs de partis dans la capitale du Gard illustre l’importance stratégique de cette élection pour la droite. Toutefois, selon Sylvie Josserand, les médias se trompent en interprétant la présence de Jordan Bardella à Nîmes comme un soutien venu « à la rescousse » de Julien Sanchez.

Du reste, le discours de Jordan Bardella, s’il soutenait évidemment la candidature de Julien Sanchez, en s’appuyant tout particulièrement sur son bilan en tant que maire de Beaucaire, s’est aussi voulu plus large, plus général. Il s’agit, a-t-il expliqué, pour Julien Sanchez comme pour tous les candidats du RN, « de poser […] partout en France, les premières pierres du sursaut national que les Français attendent ». D’ailleurs, il semblerait que le Gard fasse pour le RN l’objet d’un soin tout particulier, puisque après Jordan Bardella à Nîmes, la venue de Marine Le Pen est annoncée, vendredi 6 mars, à Bagnols-sur-Cèze pour soutenir la candidate RN Pascale Bordes.

Vos commentaires

11 commentaires

  1. Pour connaître très bien Nîmes, c’est une ville sclérosée par le traffic de drogue, la corruption, l’insécurité depuis près de 20 ans! L’immigration est galopante et les nîmois restent enfermés chez eux la nuit. J’espère qu’ils voteront RN pour leurs enfants et qu’ils seront la priorité dans les urnes, on n’hérite pas de la terre, on l’emprunte à nos enfants.

  2. Bon ce n’est qu’un meeting politique, on sait comment ça se passe bien qu’il faille un peu de temps pour s’en rendre compte, on y trouve que des convertis, le scénario est préparé à l’avance, ça ne vaut pas les face à face à la télé, encore que les techniciens puissent bidonner un peu le débat. J’ai même vu un candidat furieux parce qu’il n’y avait pas assez de monde parce qu’en semaine on ne pouvait pas remplir les cars bien sur Les meetings ce n’est pas ce qui est le plus important, convaincre des gens déjà convaincus n’est pas un succès.

  3. Julien Sanchez, de Beaucaire à Nîmes, c’est un local, son expérience est plutôt bonne. A priori c’est quelqu’un de simple pas d’esbroufe. Bardella a dû vouloir revenir sur le lieu de dédicaces très réussies. Il aurait dû faire un tour à Bagnols et Marine venir à Nîmes.

    • oui c’est une ville qui brille par sa romanité mais c’est vrai quand vous prenez le bus tu fais un tour au bled! Il y fait bon vivre tout de même mais il faut éviter certains quartiers ce qui est malheureusement le cas dans trop de villes aujourd’hui!

      • Je vis à Nimes depuis plus de 30 ans et oui il y a deux quartiers qu’il vaut mieux éviter, mais Nimes ne se résume pas à ses deux quartiers non plus, loin de là – lorsque la mairie était communiste, la ville était morte, et en totale régression -depuis Fournier tout à changer, l’embellissement, la vie, les activitées, les commerces, tout, donc je ne peut pas envisager un retour en arrière.

Laisser un commentaire

Vidéo YouTube

Pour ne rien rater

Les plus lus du jour

Jean Bexon démonte les FAKE NEWS sur la mort de Quentin Deranque au micro de Christine Kelly
Jean Bexon sur Europe 1

Les plus lus de la semaine

Les plus lus du mois