Audio - Editoriaux - Entretiens - Médias - Politique - Presse - 17 juillet 2018

Stéphane Ravier : « Une fois de plus, à Marseille comme ailleurs, le vivre ensemble s’est exprimé par la violence, les pillages et les agressions »

Dimanche soir, après la victoire de la France au Mondial de foot, des actes de violence ont éclaté un peu partout dans le pays, et notamment à Marseille. Stéphane Ravier dénonce le silence des médias et des pouvoirs publics qui minimisent ces phénomènes pourtant qualifié « d’actes gravissimes » par les syndicats de police.

Vous êtes ému par le déferlement de violences constaté suite à la victoire de la France en Coupe du monde. Que s’est-il passé à Marseille ?

Des dégâts sont constatés à chaque manifestation. Le vivre ensemble s’est exprimé une fois de plus à Marseille comme ailleurs dans ce beau pays de France. Il s’exprime depuis trop longtemps par la violence, le pillage, le saccage et les agressions physiques, en particulier en direction des policiers.
À Marseille, ça s’est traduit par l’attaque, le saccage et le pillage d’un bus. Le quotidien La Provence y a juste consacré une brève.

Certains ont regretté la passivité des forces de l’ordre. Y a-t-il une volonté politique derrière cette attitude ?

Je ne sais pas si les pouvoirs publics souhaitent calmer le jeu. Ils souhaitent, en tout cas, ne pas les faire connaître. Nous entendons, sur les chaînes dites d’information, qu’il y aurait eu quelques incidents et quelques échauffourées. Or, si on prend le soin d’écouter les syndicats de police, il s’agirait plutôt d’actes gravissimes. Le pouvoir essaie de minimiser les choses. Il n’intervient pas et attend que les magasins soient pillés et que les honnêtes citoyens soient tabassés.
C’est du pain et des jeux. Les barbares sont à l’œuvre dans la place.
Jusqu’à quand ? Nous sommes en droit de nous le demander.
Ce qui s’est passé est extrêmement grave. L’Élysée et le ministère de l’Intérieur préfèrent ne pas en parler. Un palier de plus a été franchi.

Quelle action politique comptez-vous mener pour alerter les pouvoirs publics ?

Heureusement qu’il existe encore, pour l’instant, des moyens de communication libres. Je veux parler des réseaux sociaux. Ils nous permettent de diffuser l’information, de la commenter et de pointer la responsabilité des pouvoirs publics. Si on attendait que la presse officielle nous demande notre avis, on attendrait encore longtemps. C’est l’euphorie généralisée et obligatoire. On est donc prié de taper des mains sur les Champs-Élysée devant le passage de la Coupe du monde. Rien d’autre ne compte. Nous ne sommes absolument pas sollicités par la presse. Les pouvoirs publics eux-mêmes font partie de ces chœurs de louanges pour la France black-blanc-beur, avec difficultés cette fois.
Ce qui se passe aujourd’hui ne s’est absolument pas passé il y a vingt ans lors de la première victoire en Coupe du monde.
En vingt ans, l’effondrement est tellement évident que l’on préfère taire la chose. Les politiques sont muets. Nous les interpellons, leur écrivons et nous les contactons par ces réseaux sociaux, mais pour l’instant, ils se taisent ou communient dans l’euphorie footballistique. Il faudra bien qu’à un moment donné, ils rendent des comptes et prennent leurs responsabilités.

En 1998, la France gagnait la Coupe du monde. Vous avez vécu cette période-là. Avez-vous vu une dégradation entre les deux fêtes ?

Je m’en souviens très bien, car j’étais malheureusement déjà adulte.
Je me souviens très bien de cette propagande de tout le système, de la France black-blanc-beur qui pouvait être portée par un calme relatif dans les rues le soir de la victoire ainsi que les jours qui ont suivi.
Je me souviens, également, avoir commenté, quelques jours plus tard, alors qu’on m’avait questionné sur cette magnifique France black-blanc-beur, sur la réalité qui voulait qu’en région parisienne, des championnats amateurs avaient été suspendus en raison de l’hyper-violence qui s’y déroulait et qui n’était plus tenable. Vingt ans plus tard, en 2018, la violence est immédiate, dans les rues. Elle concerne aussi les footballeurs, entre eux, de diverses banlieues parisiennes. Cette catégorie d’individus pille, saccage et agresse, pas seulement autour des Champs-Élysée, mais à Menton, Paris et Marseille. Le résultat de ces vingt années est dû à la politique migratoire insensée et au laxisme des pouvoirs publics.

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