Editoriaux - Politique - 12 novembre 2018

Le discours du Président : les pâtes, c’est le contraire de la semoule !

Pourquoi ce titre sibyllin ? Je vais y venir.

Pâtes et semoule ont ceci en commun d’être des glucides lents et, donc, d’avoir le même effet sur l’organisme.

Pâtes et semoule ont ceci en commun d’être fabriquées à partir de la même matière première : le blé.

Il s’agit donc quasiment du même produit, sauf que…

Sauf que les pâtes, on peut les accommoder de mille et une façons, au point d’en faire un plat principal, un repas complet. Les peuples, méditerranéens notamment, ont développé toute une « culture » autour des pâtes. Les recettes sont le fruit de tas d’expériences, de recherches, de tâtonnements, bref, d’histoire.

La semoule, quant à elle, c’est essentiellement une garniture, un accompagnement fait « pour nourrir » et, à part le taboulé et ses dérivés…

Pourquoi ce « délire » destiné à démontrer la prééminence des pâtes sur la semoule, vous demandez-vous ?

C’est tout simplement une analogie avec l’affirmation du président de la République, Emmanuel Macron, qui a déclaré : « Le nationalisme, c’est le contraire du patriotisme. »

Opposer ces deux notions n’a strictement aucun sens, comme opposer les pâtes à la semoule.
Les nationalistes, ce sont les méchants, les patriotes les bons ? Pour autant, je ne vois pas bien comment on pourrait être nationaliste sans aimer la patrie et patriote sans aimer la nation ! Il faudra m’expliquer. Même si, à mon humble avis, la notion de « nationalisme » est une notion plus « riche » que celle de « patriotisme , plus restrictive.

Ou l’inverse et réciproquement, comme l’aurait dit Pierre Dac.

Vous, je ne sais pas, mais moi, je ne comprends absolument rien aux discours du Président, à son mélange de concepts, à ses exhortations, à l’affirmation de ses certitudes. Avec cette manie d’opposer tout à n’importe quoi, de créer de fausses polémiques pour « distraire » le peuple au sens pascalien du terme.

La seule chose que je constate, c’est que j’adore les pâtes, ce qui ne m’empêche pas de manger de la semoule quand j’en ai envie.

Alors, tout cela, paroles, paroles, paroles…

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