[VIVE LA FRANCE] Le vélo, une passion bien française
Tous en selle, toute l’année et, en novembre, tous en salle, dans cinquante cinémas à travers la France pour le Festival annuel du film cyclotourisme parrainé par la Fédération française de vélo. Au programme, de belles histoires de voyages à vélo, dont celle de Jeanne Lepoix, vidéaste et réalisatrice d'En tandemmes. C’est l’aventure de dix jeunes femmes à tandem qui ont parcouru les 500 kilomètres de la « Flèche Vélocio » en 24 heures, malgré une météo dantesque. Le récit est inspirant et parle à tous les pratiquants amateurs de la petite reine de plus en plus nombreux. Selon une enquête du ministère de l’Aménagement du territoire, un quart des Français sont cyclistes réguliers et un tiers, soit plus de 20 millions, pédalent pendant les vacances. Des chiffres qui confirment que le vélo est toujours une passion bien française, et pas seulement sur les bords de route ou devant la télé au mois de juillet, quand la Grande Boucle sillonne le pays.
Tous accros au vélo
En outre, si les amateurs cyclistes étaient auparavant surtout issus des classes populaires et plutôt masculins, désormais cadres, chefs d’entreprise, jeunes femmes actives, artistes... ils sont tous accros au vélo ! Une nouvelle population, souvent plus aisée, qui a permis, au lendemain du Covid-19 et son enfermement, à un nombre croissant de jeunes entrepreneurs à travers la France de vivre de leur passion.
Ils sont cadreurs, réparateurs, selliers pour créer ou rajeunir les beaux vélos classiques de la grande époque. Car après guerre, chaque ville moyenne comptait au moins une trentaine de réparateurs de bicyclettes et plusieurs cadreurs. On a dénombré plus de 2.200 marques de vélos, comme Dilecta, relancée par Éric Vanhaverbeke en souvenir de son père coureur professionnel pour cette marque. Les artisans cycles travaillaient pour les plus célèbres, à l'instar de Motobécane, fondée en 1923 et ancêtre des vélos taïwanais MBK, Peugeot Cycles, fabriqué jusqu’en 1980, ou Gitane, renommée pour avoir équipé des héros du Tour de France. Ces vélos sont aujourd’hui très recherchés dans les brocantes. Ils font l’objet de restauration minutieuse par des amateurs ou chez ces artisans qui, au même titre que les collectionneurs de voitures anciennes, privilégient les vieilles gloires restaurées.
De véritables objets d'art made in France
Parallèlement à ces nostalgiques, une clientèle de passionnés portée sur l’innovation, la technologie et la performance fait les beaux jours d’artisans qui fabriquent dans leur atelier des cadres sur mesure en acier, en alu, en carbone. Ce dernier matériau a pris une part importante de ce marché de niche (autour de 600 vélos par an) pour ses qualités de légèreté et de rigidité. Un marché sur lequel arrivent les cadres bois, carbone et fibre de lin, un mixte très ingénieux conçu par Benjamin Boissier, un ancien du nautisme, qui a fondé avec deux copains de fac' l’entreprise Gonnel, à La Rochelle. Ils fabriquent de véritables objets d’art « souples, légers, solides, confortables », assure Guillaume Bolzec, un des trois associés. Des machines qui visent une clientèle haut de gamme comme celle de Victoire, une PME de Clermont-Ferrand à la réputation bien établie. C’est le jeune ingénieur Julien Leyreloup qui l’a fondée en 2011, car « l’idée de rouler sur un cadre fait au bout du monde me heurtait », dit-il, « et j’ai découvert le plaisir du travail manuel ».
Ces artisans sont très soucieux de la qualité et de l’esthétique de leurs machines 100 % made in France. Bien sûr, des pièces sont importées faute d’être fabriquées dans l’Hexagone. Elles n’ont rien à voir avec les cycles « assemblés » en France sur un cadre, (l’âme du vélo), importé d’Asie. Le premier est unique, sur mesure, ajusté à la morphologie de son propriétaire ; le second est industriel. Certes, les budgets vont du simple au triple. Un vélo sur mesure coûte autour de 10.000 euros, souvent plus. Pourtant, la plupart des artisans ont du mal à en vivre. « On a connu une période d’euphorie, au lendemain du Covid. À l’époque, j’avais une vingtaine de commandes en attente. Avec 4 à 5, je pourrais en vivre, mais avec un d’avance, ce n’est plus le cas », regrette Mathieu Chollet, créateur de Pechtregon Cycles, à Bruniquel (Tarn-et-Garonne). Il a repris son métier de menuisier mais reste très actif dans l’Association des artisans du cycles, créée en 2018 pour structurer cette renaissance. Ce passionné de vélo depuis l’enfance subit, comme la soixantaine d’adhérents à l’association, les incertitudes économiques. Mais tous continuent d’assouvir leur passion en se retrouvant par centaines, le week-end, dans des festivals comme les Mad Jack, l’Ardéchoise ou quelque itinérance, telle la Race Across France (2.000 km), qui les rassemblent dans les moindres villages.
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25 commentaires
Bonjour ,
J’ai omis de dire à qui s’adressait ma réponse sur la Viet Nam, à vous cher Vincent S, et sans animosité .
Cordialement
Le retour à la mode du vélo est dû, pour une bonne part, à l’apparition du vélo à assistance électrique. La grande majorité des pédaleurs que l’on rencontre sur nos routes chevauchent des vélos à assistance électrique. Beaucoup de personnes d’un certain âge redécouvrent ainsi le plaisir de la ballade en grouppe maitrisant plus ou moins bien leurs montures. Je me demande à quel moment ils sont le plus dangereux pour eux même, en chevauchant leur vélo ou au volant du camping-car? J’observe que les pistes cyclables, réalisée à grands frais en double des routes, signalées par des panneaux bleu de forme carrée ne sont pas obligatoires pour les cyclistes, pour s’imposer aux vélos les panneaux doivent être circulaires. Ceci dit, j’ai 78 ans et j’aime beaucoup faire du vélo mais seulement quand il fait beau et sur les petits chemins sans voiture.
Les cyclistes sont de véritables plaies pour les piétons et de véritables dangers.
en ville, remonter en voiture dans une rue étroite en pente de 15% derrière un « sportif » qui s’échine à pédaler, et que vous ne pouvez bien sûr pas dépasser, c’est horripilant!
On ne doit pas fréquenter les mêmes secteurs. A part le tour de France et ses fans assis devant le grand écran. Je crois les vrais Fans de vélos sont en Chine populaire , Pékin, Shanghai dans les années 80/2000 et Taipei, Hanoï, Saïgon, aujourd’hui, il ne reste plus que le Vietnam pour voir les millions de vélos existentiels. La France n’est même pas comparable à la Hollande, ou peut être uniquement en vélos signés « yxzw » à 10.000€.
Bonjour,
Il y a longtemps que vous n’êtes pas allés à Saïgon. J’y suis allé en 2002 et là j’ai vu nombre de belles vietnamiennes vêtues de blanc pédaler dans des files interminables par une circulation assez clairsemée de voitures. Un membre de ma famille vient d’y passer deux semaines et à voir le photos qu’il nous envoyait ce n’était que vélo…moteurs et petites motos parmi une circulation immense de voitures . . Il faut y retourner !
Bien cordialement
Dans mon village le maire a fait des pistes cyclables partout, les voitures ne peuvent plus se croiser, certains commerçants comme on a supprimé des places de stationnement pour leurs clients sont proches de la faillite, l’erreur c’est qu’il n’y a pas de cyclistes, pourtant il paraitrait que lorsqu’un bobo veut acheter une résidence secondaire ou venir en vacances il demande combien il y a de kms de pistes cyclables pour guider son choix.
Tous ces cyclistes sont odieux et dangereux…
Oui , ras-le-bol du vélo , sur les chemins piétonniers avec un panneau interdit aux cyclistes , ils passent quand même !!
Plus + 1
Je pratique le vélo depuis 70 années, je continue toujours à pédaler,avec une machine sans assistance bien sûr ! Et j’ai ma claque des vélos bobos, montés par des gens qui ressemblent à des grenouilles sur des boîtes d’allumettes et qui manquent totalement de courtoisie et surtout d’équilibre, j’en ai encore fait l’expérience ce matin…
je partage tous les sentiments anti-vélo affichés ici: j’ai fait du vélo depuis mes 6 ans, pour aller à l’école, me promener, avec un vieux vélo lourd sur des chemins caillouteux, dans une ville à 3 collines, des côtes à s’essouffler , pour aller à la fac, me faire éclabousser par les voitures et arriver dégoulinante près de minettes impeccables. Maintenant, je suis vieille, j’ai peur de me faire renverser (là, c’est droit à l’EPADH ou au cimetière). Le maire est fier de ses « chaucidoux » pour bobos en vacance. Pour les voitures en ville, c’est épouvantables: les vélos ont le droit de prendre les sens interdits, bien sûr en voiture on ne s’y attend pas. Je ne parle pas des trottinettes qui vous frôlent sur les trottoirs si vous êtes piéton, et qui déboulent sans qu’on ait pu les voir venir si vous êtes chauffeur. J’attends les grosses tempêtes pour refroidir tous ces « sportifs », qui en plus peuvent traîner une carriole avec un enfant dedans au ras du bitume. J’en frémis pour le petit. Les vieilles villes ne sont pas adaptées pour cette nouvelle lubie. De plus, où s’arrêter pour qu’on ne vous pique pas votre monture pendant que vous achetez votre pain? Et que faire de votre accoutrement (casque, batterie) quand vous entrez dans un magasin? De plus, on ne les entend pas venir, ni en ville ni sur les chemins piétonniers; la sonnette est en option ou bien les cyclistes ne s’en servent pas, bref, c’est le bazar total!
Velos cargo, velos minibus, vélo lit, velo moto etc. là ou il y a de la gêne il n’y a pas de plaisir avec cette mobilité dite douce qui ne respecte rien ni personne en toute légalité c’est aussi ce que l’on nomme l’éducation Républicaine mais qui en réalité concerne essentiellement un monde fainéant qui a plus de loisirs et de temps à occuper que de travail. D’ailleurs si vous regardez de près la France est aussi à devenir un pays sale et mal entretenu, biodiversité et fainéantise oblige !
Analyse entièrement partagée !!
Attention ! Si c’est une tradition française, certains vont vouloir l’interdire !!! Dans certains pays, les femmes n’ont pas le droit de faire du vélo. C’est vrai que certains habits ne s’y prêtent pas.
Puis faire du vélo quand on a devant les yeux du grillage à garde manger c’est dangereux
Aucune information publiée sur les accidents de vélo….quant aux villes, elles connaissent un engorgement insupportable du fait des voies vélo de ces ronds points ou les vélos tournent sur voies réservées absurdes. Les chinois eux construisent en une nuit une route superposée. Ils construisent des centrales à fusion nucléaire et bien d autres solutions futuristes. Les Francais pédalent. Bientôt le charlatan pour les ruraux. Pour les courses, la charrette derrière le vélo. Et les jours de pluie, c est l apocalypse. A force de rétropédalage avec les Khmers verts ignorants on va droit au moyen âge.
j’ai à peu prés les mêmes reflexions et la même approche…même et surtout parce que je fais uniquement du VTT, ayant bien trop peur de me faire demolir sur les routes ( ca m’est passe au raz du nez deux fois de suite et ça m’a vacciné!!!!!!)
Oui les français pédalent mais à coté du vélo
Et leurs dirigeants dans la choucroute. Allègrement.
La France fait maintenant penser à la Chine de Mao , avec des cyclistes partout !!
Article très intéressant, le vélo est une belle tradition française. Parmi les marques hexagonales, vous avez omis Meral, seul cadreur Français ,à ma connaissance, proposant de l’acier, de l’inox et du carbone. Auréolé cette année de performance remarquable. Le coureur Français Victor Bozoni a ainsi gagné les courses ultra distance de la Deserticus Bikus, Traka, et l’épreuve mythique de la transcontinental race !!
Ouais. Et bien, pour moi, le vélo aujourd’hui c’est un marché pour bobo et un danger public avec les pseudo pistes cyclables prises sur la chaussée. Ces soi-disant piste remontent des rues étroites et permettent aux cyclistes de prendre des sens unique dans la plus grande insécurité.
Je ne suis pas du tout, mais alors vraiment pas du tout d’accord avec vous !
Quant à la bagnole en ville, elle revient très cher aux municipalités, a souvent conduit à défigurer notre environnement, pollue et en plus elle est peu efficace sur les petites distances.
tout à fait exact….. et des velos à plus de 10000€, je ne vois pas vraiment qui peut se payer cela par les temps qui courrent.