[SATIRE A VUE] Coupe de France des ego pour la photo avec le PSG

Lors de la réception du PSG à l'Élysée, diverses personnalités politiques se sont pressées pour être sur la photo...
Capture d'écran X
Capture d'écran X

À la suite de la réception de l'équipe du PSG à l'Élysée, vient le moment de la photo. Le Président se tient au centre. À ses côtés, son épouse. Le match pour figurer parmi les vainqueurs peut commencer.

Dès les premières secondes, Brigitte Macron fait signe à Yaël Braun-Pivet de venir se joindre au groupe. Son entrée sur le terrain est suivie de l'arrivée de Rachida Dati, qui a profité d'un moment d'inattention de Fabian Ruiz pour entraîner dans son sillage Marie Barsacq, le ministre des Sports, elle-même suivie de divers personnages que l'absence de dossard ne permet pas d'identifier. Un élargissement du plan permet de découvrir Valérie Pécresse, qui a réussi une percée dans la mêlée gouvernementale.

Yaël Braun-Pivet, dont on connaît le rôle déterminant au sein du PSG, s'est s'accroupie derrière la coupe de la Ligue des champions. Elle la tient par une de ses anses. La lutte pour qu'elle ne l'emmène pas chez elle est sans merci. De l'autre côté du trophée, le capitaine de l'équipe a tenu bon. Sur la ligne arrière, Rachida Dati tient fermement Ousmane Dembélé par la main. La clé prévue pour le terrasser échoue lamentablement. Un joueur en moins sur la photo aurait permis d'accueillir d'autres membres du gouvernement qui attendent sur le banc de touche qu'une place ne se libère. La présence d'une multitude de jeunes hommes en maillot bleu Qatar gêne considérablement l'action en cours. Valérie Pécresse suggère qu'une dizaine d'entre eux soient boutés hors du cadre.

Emmanuel Macron donne de la voix pour encourager ses hommes. Au soir de la victoire, il s'écriait : « Champion mon frère ! » Les ministres tentent d'identifier le joueur qui présente ce lien de parenté avec le Président. Il est impossible de le trouver dans cet imbroglio de footballeurs qui ressemblent tous à Emmanuel Macron. Quelques instants avant ce cliché comptant pour la Coupe de France des ego, il déclarait : « On voit les gamins qui sont heureux, qui ont les yeux pleins de joie, je pense qu’on va inspirer toute une génération. »

Les yeux pleins de joie et de gaz lacrymogène des gamins heureux ont vu périr deux personnes et partir pour les urgences nombre de blessés. Le match photographique se termine sur le score pitoyable de 24 gars du PSG contre 8 macroniens et un déni presque parfait de la violence qui suivit la victoire. Voilà une génération inspirée pour la prochaine fois.

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Jany Leroy
Chroniqueur à BVoltaire, auteur pour la télévision (Stéphane Collaro, Bêbête show, Jean-Luc Delarue...)

Vos commentaires

93 commentaires

  1. Un président qui prend le langage des banlieues….Il devient de pire en pire. Ceux qui l’ont élu et réélu peuvent être fiers d’eux.

  2. Décidément, les cérémonies sous macronie soulèvent bien des débats, à juste raison. Je vais apporter ma pierre à l’édifice, une pierre qui me portera dans le clan des complotistes. Il en faut pour remuer ces auto-satisfaits.
    Je n’ai pas regardé le match. Je n’ai pas regardé les manifestations plaisantes et déplaisantes. Mais je vais mêler mon grain de sel désagréable à cette exubérance médiatique.
    Seul le score m’intéressait . 5/0 , je suis tombé de l’armoire. A ce niveau d’une compétition européenne, un tel écart ? A ma connaissance, du jamais vu. D’autant que dans les périodes de sélections, ces deux leaders ont affronté de bonnes équipes, se sont montrés supérieurs et certainement pas avec de tels écarts dans les scores. Mais je peux me tromper, je n’ai rien suivi. Donc à priori, cet écart dans le score final 5/0, pose question, au moins pour moi, béotien.
    Nos médias s’interrogent-ils sur ce qui semble étrange ? Sûrement pas, ce serait aller à contre courant, vilain petit canard qui gripperait le système. N’oublions pas « pas de vagues ». Qui plus est, s’interroger c’est solliciter des efforts, uns enquête, une réflexion. Pas dans l’air du temps ces démarches perturbantes. Mieux vaut se rouler dans le confort de la joie régnante, sans négliger le désordre récréatif puisque Macron sablait le champagne. La question reste posée : pour quelles raisons un tel écart dans l’affrontement final ?
    On va me répondre benoitement : « parce-qu’ils étaient les meilleurs ». Retour à la case départ, je n’ai rien appris.

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