Sarcelles : derrière la ville modèle, l’échec du vivre ensemble
Il y a 70 ans naissait Sarcelles, sur les ruines d’un monde d’avant-guerre, dans un élan de reconstruction et d’espérance sociale. Des champs transformés en dalles de béton a surgi une ville nouvelle, à la fois promesse de modernité et lieu d’ancrage pour des milliers de familles venues d’ailleurs. Aujourd’hui encore, les couleurs des festivités, les sons des concerts et les témoignages recueillis célèbrent cette mémoire fondatrice avec ferveur. Cependant, à côté de ces hommages vibrants, d’autres voix s’élèvent, plus amères. Sarcelles est une ville vivante, certes, mais elle est aussi traversée par des fêlures, des zones d’ombre, des heurts trop souvent tus, qui jettent une ombre sur l'idéalisation d'un certain modèle de société.
Sarcelles en fête : diversité et convivialité
À l’occasion de cet anniversaire, la municipalité a lancé un vaste cycle d’événements intitulé « 70 ans du Grand Sarcelles ». Au programme : des concerts, dont un « Concert de l’Égalité » sur le thème de l’antiracisme avec plusieurs rappeurs francophones, mais aussi des expositions ou encore des conférences. Ces animations visent alors à retracer la mémoire collective née des années 1950, lorsque l’arrivée massive de familles issues de l’immigration fit de Sarcelles une cité-monde. Les témoignages des premiers Sarcellois, notamment sur le logement, le travail, les migrations et la construction identitaire, nourrissent un imaginaire positif : celui d’une ville résiliente, multiculturelle et fière de son histoire. La municipalité dit même détenir les « ingrédients d’une société apaisée et républicaine ». Ces derniers, malheureusement, ne doivent pas être de première fraîcheur, à la vue du bilan sécuritaire de Sarcelles que les autorités semblent ignorer.
Une ville sous tension
En effet, derrière cette mise en scène d’un multiculturalisme apaisé, la réalité quotidienne de nombreux habitants est marquée par une insécurité endémique. La ville a été ainsi le théâtre, ces dernières années, d'une série d’événements violents, révélateurs d’un climat loin d’être apaisé.
Ainsi, en 2020, un ressortissant pakistanais, sous le coup d’une obligation de quitter le territoire, avait blessé un homme à coups de hachoir devant l’ancien commissariat. Ce n’est qu’en mars 2025 qu’il fut enfin jugé pour cette attaque.
Plus tard, le 30 décembre 2022, une violente rixe éclatait dans le quartier Rosiers-Chantepie. Plusieurs dizaines de personnes s’étaient alors affrontées à l’aide de couteaux, bâtons et marteaux, selon la police. Deux blessés légers furent recensés et six suspects interpellés. Le 12 novembre 2024, un adolescent de 17 ans fut poignardé mortellement dans un parking souterrain. L’enquête privilégiait la piste d’un règlement de comptes entre bandes rivales — un phénomène que même Assa Traoré dénonça comme existant depuis trop longtemps : « On est sur des rixes qui durent depuis 20 ou 30 ans. »
En janvier 2025, une agression particulièrement violente se produisait dans une rue commerçante. Un homme était attaqué à la machette au niveau du cou dans ce qui semble être un acte ciblé. Grièvement blessée, la victime fut hospitalisée d’urgence, tandis que l’agresseur, issu de la communauté pakistanaise, était interpellé peu après les faits.
Le mois suivant, en février 2025, un autre jeune homme était poignardé dans le dos par un groupe de trois personnes, en pleine rue, ajoutant un nouvel épisode sanglant au climat d’insécurité qui mine la ville.
Ces événements, loin d’être anecdotiques, traduisent ainsi une violence récurrente. Si certains faits sont médiatisés, beaucoup d’autres, parfois relayés sur les réseaux sociaux ou constatés localement, passent malheureusement sous les radars.
À Sarcelles (95), une altercation survenue dans un fast-food a pris une tournure alarmante lorsqu'un individu a été aperçu brandissant une tronçonneuse. pic.twitter.com/P8peiNg0fs
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) April 23, 2025
Fractures communautaires
Sarcelles a également connu, par le passé, des violences liées à des tensions intercommunautaires. En juillet 2014, une manifestation « pro‑Palestine » avait dégénéré en émeute à caractère antisémite : des commerces juifs et une synagogue avaient été ainsi attaqués et vandalisés. Quelques années auparavant, en 2012, un attentat à la grenade visant une supérette cacher à Sarcelles, relié à la cellule terroriste de la région Cannes‑Torcy, avait été déjoué.
Ces épisodes rappellent que la cohabitation entre différentes communautés, longtemps vantée comme un modèle d’intégration, n’est pas en réalité une réussite, comme veut le faire penser la municipalité de Sarcelles. La ville est à la croisée de récits très différents. D’un côté, une ville fière, désireuse de faire valoir son histoire à travers un anniversaire fort en symboles. De l’autre, des violences qui constituent une réalité beaucoup moins reluisante, totalement occultée.
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28 commentaires
A cette réalité dénoncée par le présent article, on ne peut qu’applaudir aux solutions préconisées ci dessous par STEINER Yolande le 16 juin à 22h27, suivie d’une brave cohorte réunissant Maud fauvet, Shoopy 83, Eric Jalladeau et Lupin. Merci à eux ,et « haut les coeurs » !!!
Bonne journée
Sarcelles au pays des merveilles……
Le doigt et la lune : vous connaissez ???
La Sarcellite : Sorte de névrose dont peuvent souffrir les habitants d’immeubles d’habitation.
Déjà en 1961 : La presse en vient à dépeindre Sarcelles comme «une fabrique de blousons noirs», «l’école de la violence», «l’un des pires fléaux que notre société ait jamais inventé». Et puis la «sarcellite» peu à peu disparaît, laissant place à d’autres ensembles, beaucoup plus grands et verticaux, et à la «crise des banlieues».
S’il n y avait que Sarcelles, c’est toute la France qui souffre et qui ne se reconnait plus !
Sarcelles, marquée à gauche, fait face à un taux de criminalité élevé. Cette cité, où il ferait bon vivre qui portait le surnom de « Petite Jérusalem » pour son importante communauté juive dès les années 50, est devenue une ville à majorité musulmane, semblable a de nombreuses autres villes du 93, bastions de propagande électorale pour LFI. Cependant, cette ville ne souffre d’aucun complexe par rapport à la plupart des villes françaises, qu’elles soient grande, moyenne ou petite, où l’on déplore aujourd’hui les trafic de drogue contrôlé par des criminels majoritairement d’origine étrangère et où le concept de vie en communauté côté a cote s’est transformé en un face a face quotidien et bien que nos compatriotes dé confession juives et fuient en nombre cette merveilleuse cité. Puisque l’on nous affirme que l’immigration est une opportunité !
L’idéologie gauchiste devient dangereuse pour la population française, la ville est en feu à cause d’une immigration multiculturelle débridée voulue par ceux là même qui regardent ailleurs, dépassés par les évènements. Bientôt la ville en France sera à feu et à sang et ils continueront à regarder ailleurs.
Le vivre ensemble… ses promoteurs l’ont évité en habitant des quartiers où il y a 2 immigrés au km2.
C’est bon pour les sans-dents, selon la formule du bon gros socialo Hollande qui lui est bien à l’abri.
@Jill
Le « Vivre ensemble » a été prôné et reste prôné par des gens qui ont les moyens de s’en soustraire! Tous les bobos friqués bien-pensants vivent entre eux et avec une « diversité » gavée de fric en plaçant leurs rejetons dans des établissements privés ou hars carte scolaire! L’éphémère ministre woke Pape Ndiaye est l’archétype du « diversitaire » gavé de fric et qui, parce que ses moyens le lui permettent, scolarisé ses gosses dans le privé! Mais, sans le moindre scrupule prôné la mixité pour les gueux! Il faut marteler sans relâche l’hypocrisie de ces immigrationnistes qui ont les moyens de se soustraire aux conséquences d’une politique qu’ils ne cessent d’imposer aux autres!
Quand le vivre ensemble devient le vivre avec.
On a voulu aller contre le vieil adage , »Chacun chez soi et le troupeau sera bien gardé » !! On peut juger du résultat !!
@DI CLUZ
Votre « on a voulu aller contre le vieil adage » je le récuse! Je suis de ceux qui depuis la fin des années 1970 n’ont plus jamais voté pour les immigrationnistes plus ou moins assumés. Le RPR, l’UDF, puis l’UMP et enfin LR je les considère comme ayant été immigrationnistes ou étant toujours immigrationnistes! Les LR ne trouvent pas grâce à mes yeux! Sur ma boîte électronique j’ai reçu il y a quelques jours une proposition d’adhérer à LR! Bien qu’excluant d’adhérer à LR je me demande comment je peux apparaître dans un fichier LR? Deouis que j’ai cessé le militantisme au FN (1999), je n’ai plus eu le moindre contact avec qui que ce soit du RPR-UDF, de l’UMP et encore moins de LR!
c’est sans doute dans ces quartiers que les gens ont regardé macron à la télévision vendredi soir.
l’electorat lfi , socialo et macroniste s’y trouve en grande partie
Une amie ,qui a un sens de l’orientation discutable , s’est « un peu « perdue à Sarcelles. Elle en conserve un souvenir,comment dire, inoubliable.
… dépaysant, peut-être ?
L’Islam est devenu un Parti politique qui se cache derrière la spiritualité. Pourquoi lui dérouler le tapis rouge ?
J’ai habité à 0,5 km de Sarcelles de 1965 à 1968 avant de descendre dans le Sud de la France,dans le Tarn et étant à l’école à Garges les Gonesses du Cm1 jusqu’en 6e, la population était composée en très grande partie de français d’origine juive, environ 40 % et le reste pour la plupart de ce qu’on peut nommer des français de souche et quelques maghrébins très bien assimilés et intégrés et tout était très calme et aucune insécurité.Seulement voilà,pour connaître encore quelques personnes ayant habité encore ce secteur en 2015, ceux-ci m’ont dit qu’ils n’en pouvaient plus de l’insécurité et des incivilités et que la population depuis ce temps avait énormément changé.Je leur ai alors rappelé leurs prises de positions gauchistes de l’époque et leurs réflexions concernant » l’extrême-droite « . Et ça me fait me penser aussi au socialiste et ancien maire de Sarcelles François Puponi qu’on voit sur Cnews,qui malgré ses nouvelles prises de positions aujourd’hui a quand-même participé à cet état de faits.
J’appuie votre témoignage, pour ma part ma famille est arrivée en Seine-Saint-Denis au début des années 60 à Bondy (93). Nous avons vécu 30 ans dans une barre HLM près de l’autoroute, j’ai gardé en excellent souvenir de mes premières années. Il y a avait une vraie mixité, sociale et ethnique, les immigrés européens (Italiens, Espagnols, Portugais et Polonais) côtoyaient joyeusement les Pieds-Noirs, les Français et quelques familles maghrébines plutôt bien intégrées, mais dont les enfants posaient déjà parfois problème (certains se mettaient en bande et emmerdaient tout le monde). Il y avait de nombreuses familles juives qui n’avaient aucun problème, tout ce petit monde s’entendait bien. Les ouvriers étaient mélangés avec les petits employés, les fonctionnaires, etc. Dans mon immeuble, il y avait un instituteur (de l’école à côté), un pompier, un chauffeur de bus, des artisans, des employés de mairie, … Oui, le vivre ensemble, dont ne parlait pas à l’époque, a bien existé, mais il est mort au début des années 80. Nous sommes partis en 1990, la barre d’immeuble a été dynamitée quelques années plus tard, car c’était devenu « impossible », la population avait changé … et pas en bien. Aujourd’hui ce sont des dizaines de nationalités, de religions et de cultures antagonistes qu’on a mélangées, des populations non intégrées, souvent inintégrables, des populations gavées aux aides sociales qui au mieux se fichent de la France, au pire la détestent. Comment cela pourrait-il fonctionner ? Sarcelles, c’est le remake de la Tour de Babel, à l’effondrement de laquelle nous assistons.
Je confirme. A cette époque, une bonne partie de la population étaient composée de pieds noirs, dont beaucoup de confession israélite. Et pas d’insécurité.
» Ces épisodes rappellent que la cohabitation entre différentes communautés, longtemps vantée comme un modèle d’intégration, n’est pas en réalité une réussite : il n’y a malheureusement pas que Sarcelles , plus aucune ville , aucun village n’est épargné. Et comme le souligne « vert100 » Reconquête propose la déchéance de nationalité à ces délinquants , seule solution pour mettre fin à leurs agissements et je dirai même plus : supression de toutes lmes allocations et autres aides et un renvoi dans leurs pays d’origine .
une fois de plus je vous rejoins la seule solution c’est la suppression de toutes les aides et retour au « bled »
Vous avez bien raison , respect du pays d’accueil , assimilation , sinon retour à la case départ , sans recevoir 20 000 €
Laurent Obertone : « Le “vivre ensemble” est avant tout un multi-séparatisme. Nous sommes à l’aube d’une crise de grande ampleur.
Reconquête propose la dechéance de la nationalité française ; Pour les binationaux délinquants
déchéance de la binationalité pour les délinquants mais de plus….. retour au pays d’origine
Vous rêvez. Les « pays d’origine » ne veulent pas de délinquants, à fortiori s’ils sont nés en France.
C’est ça, retour au pays d’origine… qui n’en veut pas ! Nous en sommes toujours au même point et à cause des mêmes, un gouvernement complice qui ne fait rien pour faire respecter les OQTF… ni quoi que ce soit d’ailleurs !