Sacré-Cœur : le succès cinéma de la semaine, envers et contre tous
Une semaine après sa sortie en salle, l’heure est au premier bilan, box-office pour le film Sacré-Cœur, de Steven et Sabrina Gunnell. Il est plus qu’honorable. Ce long-métrage, qui raconte comment est née la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus suite aux apparitions du Christ à Sainte Marguerite-Marie Alacoque, a déjà réuni 42.749 spectateurs en salle (du 1er au 7 octobre).
Le chiffre est loin des scores obtenus par des superproductions type Le Comte de Monte-Cristo ou Intouchables à leur sortie. Il est néanmoins très important, pour un film à petit budget qui n’était programmé que dans 155 salles dans toute la France. En moyenne, 89 billets ont été vendus à chaque séance. Dans certaines villes comme La Celle-Saint-Cloud, Perpignan ou Toulon, les cinémas ont dû refuser des entrées car les séances affichaient complet.
À titre de comparaison, les autres sorties de la semaine ont enregistré des résultats bien faibles. La Palme d’or 2025 au festival de Cannes, Un simple accident, de Jafar Panahi, n’a pu compter que sur 31 spectateurs en moyenne à chaque séance, tandis que Marche ou crève, de Francis Lawrence, et le très attendu Moi qui t’aimais, de Diane Kurys, n’ont réuni, respectivement, que 17 et 9 personnes à chaque projection. Même constat pour les autres films à l’affiche, où le nombre de spectateurs moyen par séance oscille entre 5 et 27, bien loin derrière Sacré-Cœur. Preuve, également, que ce docu-fiction est un succès : dès le 8 octobre, le nombre de cinémas le mettant à l’affiche est passé de 155 à 223.
Une promo assurée par la RATP et la SNCF
Ce n’était pas gagné d’avance, pour ce long-métrage qui n’a pas pu bénéficier d’une importante campagne de publicité avant sa sortie. Pour rappel, la RATP et la SNCF ont refusé, via MediaTransports, de placarder l’affiche du film dans les stations de métro parisiennes et dans les gares. Selon la régie, « une telle campagne revêt un caractère confessionnel et prosélyte incompatible avec le service de neutralité du service public qui lie nos opérateurs ». Ce refus a vraisemblablement eu l’effet inverse de celui escompté. En écartant cette publicité, les deux groupes de transports en commun ont malgré eux mis en avant l’œuvre de Steven et Sabrina Gunnell. Plusieurs médias comme RTL, LCI, TMC, Europe 1, CNews, W9, Sud Radio et Le Figaro se sont, comme les réseaux sociaux, emparés de l’affaire Sacré-Cœur. Certains sont allés dans le sens de MediaTransports, d’autres ont été très critiques à l'égard de la régie publicitaire. In fine, tous ont fait la promotion du film.
Résultat : c’est un plébiscite. Sur AlloCiné, la note accordée par les spectateurs à Sacré-Cœur écrase la concurrence. Avec 4,5 sur 5, le long-métrage catholique est loin devant les autres films. Sans surprise, cela ne convient pas au site spécialisé dans l’actualité du grand écran, qui précise : « La répartition des notes spectateurs sur ce film est inhabituelle. » Selon AlloCiné, ce message « apparaît dans un cas de figure bien précis : + de 50 % des notes attribuées par des utilisateurs à ce film s’apparentent à une note dite "extrême", à savoir un 0,5 ou un 5 ».
Ces films woke qui font un bide
Trois autres films présentent ce même message sur la répartition inhabituelle des notes : Toutes pour une, de Houda Benyamina, Avant que les flammes ne s’éteignent, de Mehdi Fikri, et Les Survivantes, de Pierre Barnérias. Dans les deux premiers cas, les notes spectateurs ont été déplorables. La version woke et féministe du roman d’Alexandre Dumas a même fait l’objet d’un article spécial d’AlloCiné précisant que le site « détecte une tentative de manipulation de la note spectateurs et décide par conséquent de la retirer de la fiche du film ». La note de 2 sur 5 accordée par la presse laissait pourtant entendre qu’il s’agissait d’un navet et était plutôt en accord avec le ressenti des spectateurs, mais AlloCiné a préféré les museler. Un effort vain puisqu’en salle et en trois semaines, seules 14.059 personnes se sont déplacées.
Pour ce qui est d’Avant que les flammes ne s’éteignent, c’est, à peu de chose près, la même chose, sauf que cette fois, c’est à « l’extrême droite » qu’est dû le fiasco (23.491 entrées en quatre semaines). Naturellement, l’épouvantail politique a permis de justifier la suppression des évaluations. Enfin, Les Survivantes a fait 197 entrées, seulement, mais compte près de 600 évaluations.
Dans le cas de Sacré-Cœur, AlloCiné tente tant bien que mal de justifier son avertissement : « Même des chefs-d'œuvre du cinéma comme Forrest Gump ou Le Parrain, affichant une note globale de 4,6 sur 5, n’ont pas une aussi grande proportion de notes extrêmes. » Le site de cinéma oublie une chose : les voies du Seigneur sont impénétrables et peuvent défier toute logique. N’en déplaise aux censeurs et malgré tous leurs efforts, les films woke ont moins de succès que cette réalisation qui met à l’honneur la foi catholique.
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22 commentaires
salle comble au cinéma de ma ville
proposition de film pour les wokes: ce serait tellement bien d’avoir un film sur les migrants illégaux en France qui occupent une église illégalement, protégés par des LFI sales et aux cheveux gras et bleus.
Film entièrement financé sur fond public bien évidemment !?