Le temps périscolaire est consacré, selon les instructions officielles, à des cours de soutien, à des jeux collectifs, à des ateliers ludiques ; bref, à des activités encadrées qui complètent la formation des enfants. Mais ce lundi 13 novembre, deux élèves de CE2 de Nice ont préféré occuper ce moment en organisant une « prière ». Le maire, Christian Estrosi, et la rectrice de l’académie, Nathalie Chicot, ont immédiatement dénoncé une « atteinte à la laïcité ».

Les parents des deux enfants à la piété ostentatoire ont été reçus par la mairie dès mardi. On leur a rappelé « les valeurs de la République et de la laïcité » et ils se sont montrés « désolés ». « Désolés », vraiment ? On imagine qu'il doit régner à la maison une atmosphère de prosélytisme pour que les bambins en viennent à organiser des prières à l’école.

Les écoliers, eux, ont reçu un « avertissement ». Car, rappelle Jean-Luc Gagliolo, adjoint en charge de l'éducation, nous sommes en présence d’enfants de huit ans, « donc peu susceptibles de vouloir déstabiliser l'école ». Et la mairie de conclure : « La situation du monde justifie (sic) que l'on ne mette pas d'huile sur le feu. Pas de dramatisation ni de minimisation, donc. »

Estrosi aboie puis tempère

Mais au fait, de quoi parle-t-on ? D’une prière chrétienne ? Bouddhiste ? Shintoïste ? Animiste ? Chamanique ? Juive ? Ce silence est un indice. Autre indice, Estrosi avait alerté, en juin dernier, sur une « prière musulmane par des enfants de CM1 et CM2 » ainsi que de « minutes de silence organisées en mémoire du prophète Mahomet ». Oui, le feu couve, dans les écoles niçoises.

Face à nos précoces petits Nissarts, leur maire se veut un grand-papa gâteau plutôt bienveillant. Il commence par rouspéter : des faits « extrêmement graves », « nous ne laisserons rien passer »… Mais il regarde le JT et constate « la situation du monde ». À l’heure de sévir, il fond. Des enfants de 8 ans ! Ne dramatisons pas. Il range le martinet.

Il est sûr que, face à des enfants de huit ans, que faire à part être indulgent ? Les règlements intérieurs des écoles n’ont pas prévu le cas de jeunes apprentis imams. Nos lois, d’une façon générale, sont comme une ligne Maginot face à l’envahissement de la société française par l’islamisation. Le guide « Prévenir la radicalisation auprès des jeunes de 15-25 ans » promu par la Ligue de l’enseignement en 2019 est caduc. À quand la version 6-25 ans ?

Sanctions dérisoires pour faits graves

Tout le système est dépassé. Lors de l’hommage à Dominique Bernard, plus de 500 perturbations et menaces ont été recensées. « Systématiquement, on saisit le procureur de la République » et « on engage des procédures disciplinaires », selon Gabriel Attal, ministre de l’Éducation nationale. 183 élèves ont été exclus en attendant leur passage en conseil de discipline. Depuis, aucun bilan n’a été communiqué. Pas de statistiques. « Sortir les élèves radicalisés » des établissements publics, comme le claironnait Attal, est juridiquement impossible. Oui, nos lois sont impuissantes à endiguer le flot.

Parmi ces 500 perturbateurs, un enfant de 10 ans, dans les Pyrénées-Atlantiques. Sa punition ? Un éducateur va travailler avec lui. La tendance se dessine : nos écoles primaires vont devenir à moyen terme, question ambiance, l’équivalent des collèges. Un rapport le disait en 2022 : les atteintes à la laïcité touchent plus qu'on ne croit les écoles maternelles et primaires, du fait des parents mais aussi des élèves.

L'épouvantail des « évangéliques radicaux »

Les institutions sont totalement dépassées par l’ampleur du phénomène, par la crainte de passer pour islamophobe, par la terreur de subir le sort de Samuel Paty et Dominique Bernard. Et par le sentiment d'être dans une impasse, puisque toute réponse est dérisoire. Alors, on noie le poisson, comme dans ce filandreux article « Comment l'Éducation nationale traite les signalements d'atteinte à la laïcité ». Beaucoup de cas seraient liés à des « évangéliques radicaux » (sic). Une inspectrice d’académie l'assure : « La plupart du temps, les atteintes à la laïcité ne sont pas liées à des suspicions de radicalisation. »

À quoi sont-elles liées, alors ? C’est aussi mystérieux que le carburant de l’antisémitisme pour Yaël Braun-Pivet. Que ce soit elle ou Estrosi, ils en sont à acheter une paix sociale et religieuse qui n’existe que dans leur laïcité virtuelle.

Cet article a été mis à jour pour la dernière fois le 16/11/2023 à 18:57.

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15 novembre 2023 à 16:03

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41 commentaires

  1. L’école publique Française est une pépinière à radicalisés islamistes. Nos futurs combattants du djihad entament leur formation. Et bien sur, la presse subventionnée préfère voir des évangéliques radicaux.

  2. Voilà qui devrait alerter Tous nos politiques . Le vivre en semble ? Une foutaise . On voit bien que lentement mais surement , nos us et coutumes sont remis en cause. Nos Bisounours gouvernementaux eux n’ont pas conscience du problème ou feignent de ne rie voir .

  3. Hélas oui, les descendants du constructeur de la ligne Maginot vivent encore aujourd’hui sur le pillage de la France un peu comme tous ces rentiers de la politique qui n’ont fait que destruction pendant que les crétins du privé, de moins en moins nombreux triment pour joindre les deux bouts et pour engraisser le Mammouth public Républicain de plus en plus boulimique et pire encore de plus en plus fainéant et prétentieux se prenant pour la richesse du pays alors qu’ils en sont les fossoyeurs.

  4. Bah, Estrosi et sa clique font supporter aux braves zélecteurs réputés de droite les conséquences de leur folie immigrationniste et du regroupement familial! Rendons grâce aux promoteurs de l’utopie du vivre ensemble. Surtout reveautez pour vos bourreaux!

  5. Les gamins ont des instructions des parents et se montrent très obéissants. Une fois n’est pas coutume.

  6. Il n’existera pas laïcité au sens originel de ce mot tant que les religions des droits en France. Marx avait raison, la religion est l’opium du peuple, opium dont nos chers élus usent pour nous tourner en bourrique.

  7. Ce ne sera qu’en étant ferme qu’on pourra se faire respecter. Supprimons toutes aides aux familles de ces rejetons et vous verrez alors que la situation redeviendra normale. Mais, il est vrai que pour rester aux responsabilités, tous les moyens sont bons et qu’il vaut mieux s’en prendre aux français de souche qui eux n’ont nullement où aller qu’aux envahisseurs profiteurs. Ce ne sera que par les urnes, en chassant tous ces traîtres, que la France retrouvera sa fierté.

  8. Paix sociale pour eux et souffrances pour nos enfants qui subissent . Le privé a de beaux jours devant lui et le quota imposé par l’état n’ arrêtera plus les parents . Et si ces gamins osent agir ainsi c’est parce qu’ils savent que personne ne les punira et s’ils le font c’est bien parce que des adultes les encouragent à agir ainsi .

  9. “Les mosquées sont nos casernes, les coupoles nos casques , les minarets nos baïonnettes et les croyants nos soldats » M Erdogan, premier ministre Turc, 1999. Il suffit d’écouter ce qu’ils disent , mais on se bouche les oreilles , et on refuse de voir .

  10. Quel est le pourcentage de la population musulmane à Nice ? Les musulmans détestent la laïcité , dés qu’ils posent les pieds sur un territoire , ce territoire devient terre d’islam , la charia doit s’appliquer , et le califat doit être un projet . Ils sont depuis l’origine en conquête de l’Occident , ils ont échoué par les armes , ils réussissent avec l’immigration et la natalité .

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