[POINT DE VUE] Le 13 octobre, ce jour où Trump a renversé l’ordre mondialiste

À Charm el-Cheikh, Trump a distribué les bons et les mauvais points avec une candeur apparente.
Capture d'écran X The White House
Capture d'écran X The White House

Nous avons déjà parlé, sur BV, du triomphe de Donald Trump, artisan de l’accord de paix entre Israël et le Hamas, à Jérusalem puis en Égypte… et du navrant histrionisme de l’homme qui, pour deux ans encore, est notre Président. Il faut ajouter à ce constat la posture impériale du président américain, qui a distribué les bons et les mauvais points avec une candeur apparente que, depuis notre poste d’observation paralysé par des décennies de politiquement correct, nous trouvons sidérante.

Redessiner l'ordre du monde

Trump ne fait rien comme tout le monde : c’est le secret de son succès. Il dit tout haut ce que beaucoup de monde pense tout bas : c’est un autre secret. Ainsi a-t-il successivement dit tout le bien qu’il pensait de Viktor Orbán, puis de Giorgia Meloni (quoiqu’il la réduise à sa beauté physique), avant de présenter les participants au sommet de Charm el-Cheikh comme si c’était lui qui recevait. Applaudi à tout rompre par les participants, après que les Israéliens l’eurent comparé à Cyrus le Grand, ce roi achéménide qui mit fin à l’exil du peuple hébreu, Donald Trump est bien conscient de sa valeur… sauf que cette fois, contrairement aux campagnes de haine qui s’étaient déchaînées contre lui, personne ne peut trouver ridicule sa prétention à la grandeur. C’est bien lui qui a mis fin à un conflit apparemment insoluble, retardant (mais pour combien de temps ?) la reprise des affrontements de l’insoluble conflit israélo-palestinien. C’est bien lui qui a ramené des adversaires irréductibles à la table des négociations, après deux ans de carnage. Et c’est encore lui qui semble redessiner l’ordre du monde, un ordre qui s’oppose radicalement, désormais, à l’ordre mondialiste.

Emmanuel Macron ? Trump s’est moqué de lui

On n’entend plus guère les porteurs d’idéaux généreux et d’universalité angélique. Emmanuel Macron ? Qui se croit au centre de tout. Il suffit de voir son tweet, posté ce 14 octobre matin.


Emmanuel Macron, donc, Trump s’est moqué de lui parce que, pour une fois, il faisait profil bas et il a failli lui démettre l’épaule au cours de l’une de ces poignées de main de catcheur dont il a le ridicule secret. Ursula von der Leyen ? Après avoir vociféré, s’être agitée, s’être déplacée, elle a réussi à prouver sans appel qu’elle ne servait décidément à rien, pas davantage que les institutions européennes, censées représenter une population plus importante que celle des États-Unis, mais totalement transparentes dans cette affaire comme dans tant d’autres. Où sont les commentateurs de plateau qui critiquaient l’isolationnisme de Trump, sa bêtise, son absence de finesse, et qui s’en remettaient aux négociations entre chancelleries et aux échanges de dépêches feutrées dans les couloirs, comme à l’époque de l’Autriche-Hongrie ? On ne les entend plus guère.

Le rapport de force, comme mode de règlement normal des tensions internationales, est de retour

Trump a compris avant tout le monde - parce qu’il en est en partie responsable - une chose qui échappe à tant de nos hommes politiques : le rapport de force, comme mode de règlement normal des tensions internationales, est de retour. Et il y a fort à parier que cela durera longtemps. Déboussolée, la classe politique française, qui ne sait, en guise de force, rien produire d’autres que des trépignations adolescentes ou des sans-culottes hurleurs, ne sait pas comment réagir. Rien de grand, donc, rien d’ambitieux, rien de sérieux : le Titanic français rétrécit à mesure qu’il coule. Et le monde, qui rédigeait jadis les accords de paix en français, s’en moque comme d’une guigne.

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Arnaud Florac
Chroniqueur à BV

Vos commentaires

47 commentaires

  1. Si il a tout compris, macron doit être terriblement vexé par Trump. Au moins autant qu’il l’a été par Poutine. Il y a donc fort à craindre qu’il cherche également à faire la guerre aux US. Un dur de ce calibre ne peut tolérer un tel camouflet.

  2. Il ne réduit pas Georgia Méloni à sa beauté physique. Il lui a fait ce compliment avec malice et je suppose qu’elle l’a compris ca il y a une certaine complicité entre eux deux. Vous n’allez pas vous y mettre vous aussi ! Faiire un compliment à une femme n’est pas la « réduire ». Trump a décidé de mettre un gand coup de pied dans toutes les idioties émises par les wokistes, les féministes radicales et tout le reste. Il a déjà ressucité le mâle dominant, blanc, de plus de cinquante ans, et je vais vous dire un secret, c’est assez réconfortant, même pour une femme.

  3. Je suppose que je ne suis pas le seul à avoir constaté l’hilarité des deux frérots de Macron quand Donald se moque de lui en faisant semblant de le chercher. A gauche de DT sur la photo du moment Sanchez rigole et de l’autre côté, Starmer se marre… Le macron serait ridicule même au sein de sa fratrie politique ?

  4. TRUMP MELONI

    « Giorgia Meloni (quoiqu’il la réduise à sa beauté physique) »

    « Si une femme est jolie, ne lui dites pas qu’elle est jolie, parce qu’elle le sait; dites-lui qu’elle est intelligente, parce qu’elle l’espère. » (Alfred Capus)

  5. A chaque mot ou acte de Trump c est un pas de plus de l Europe vers le gouffre ou elle va bientot disparaitre.
    Ceux qui critiquent Trump sont les frustrés qui aimeraient l avoir comme Président chez eux mais qui savent bien que ça n arrivera jamais : hé oui on a les dirigeants qu’on mérite.
    A bon entendeur !

  6. Affligeant de voir le clown manipulateur narcissique representer la France et la ridiculiser Et cela va durer jusqu en 2027. Un chemin de croix pour un gaulliste, un vrai

  7. D. Trump, fantasque Président, démontre ce qu’est un homme d’Etat. Rien n’est parfait, surtout en diplomatie et politiques. Le sérieux appliqué dans ses démarches et accords contraste avec l’amateurisme de notre Président. Huit années de présence en Palais de l’Elysée.

      • Le hamas tient toujours gaza, et s’affiche au grand jour,les incursions  » palestiniennes » ont déjà recommence au nord d’israel.le hamas refuse de se desarmer.les otages étant libérés grâce a cet accord..il n’y aura jamais de paix a 2 etats les  » palestiniens » n’en veulent pas..Sous peu,malheureusement,Israel va devoir » finir le boulot » pour enfin etre tranquille…quelques temps…

    • Depuis qu’une balle lui a écorné l’oreille, Trump sait qu’il joue sa peau et qu’il est entouré d’ennemis même à l’intérieur de l’administration des USA.

    • Heraclite.
      Vous insinuez une fausse paix ? Je ne suis pas loin de le penser aussi. Le Hamas ne décrochera jamais, et retour au point de départ ? Mais reconnaissance à Trump pour cette étape, qui a permis le retour de ces malheureux otages. Sans lui, que seraient-ils devenus ?

    • On l’aime ou on ne l’aime pas n’empêche qu’il fait ce qu’il dit. La paix totale n’est pas revenue dans cette partie du monde éternellement en conflits mais en attendant un cessez le feu est intervenu. Macron lui a dit ce qu’il a dit mais n’a rien fait que de nous fâcher avec ce peuple d’Israël.

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