Editoriaux - International - Politique - 2 novembre 2017

La peine de mort impossible contre un terroriste ? Pas pour le droit américain !

Tout ce que la France compte d’anti-Trump ou simplement d’opportunistes (car il est devenu bienséant de s’afficher anti-Trump par principe, comme-tout-le-monde-à-Paris) s’est appliqué à donner une leçon de droit américain au président américain : de Me Leclerc à Natacha Polony et Fabien Namias (sur LCI, ce jeudi de bonne heure). Et tous, ayant fébrilement bâclé leur révision du droit de l’État de New York, tous se croyant juristes américains, tous cédant à la facilité de leur obsession anti-Trump, ont tout bonnement assené que Trump se trompait de façon incroyablement stupide ! Ou que ce n’était qu’un populiste s’adressant à la basse plèbe pour satisfaire d’obscures pulsions….

Tous ces grands bavards ont “simplement” oublié que, les États-Unis étant un État fédéral, on peut y prononcer fédéralement, pour un crime fédéral, la peine de mort fédérale et l’appliquer.

La peine de mort fédérale a été rétablie sous la présidence de Ronald Reagan en 1988, puis deux lois l’ont étendue à son domaine d’application actuel (Federal Death Penalty Act de 1994 et Antiterrorism and Effective Death Penalty Act de 1996 ).

Une première exécution fédérale a eu lieu en 2001 et six condamnés sont susceptibles d’exécution, dont l’auteur de l’attentat de Boston : Djokhar Tsarnaev.

Parmi les seize (!) crimes fédéraux passibles de la peine de mort, on en notera au moins trois qui sont susceptibles de qualifier pénalement le crime atroce de cet immigrant musulman radicalisé qui a tenté de refaire le massacre de masse de Nice : meurtre au premier degré ; génocide ; crime de guerre.

Comme quoi un “populiste” peut avoir raison et le microcosme parisien convenu tort. Car le peuple qui ne demande que son droit absolu d’être protégé du meurtre a plus de chances d’être dans le vrai que ceux dont la carrière prospère en faisant du politiquement correct.

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