Nouvel An 2026 : bilan provisoire sanglant, entre meurtre et violences urbaines
Le ministère de l’Intérieur a rendu publics ce 1ᵉʳ janvier les premiers chiffres officiels de la nuit du Nouvel An 2026. Sur l’ensemble du territoire, 1 173 véhicules ont été incendiés et 505 personnes ont été interpellées, des indicateurs en hausse significative par rapport à l’année précédente, où l’on avait dénombré 984 voitures brûlées et 420 interpellations. L’écart illustre une aggravation des violences urbaines au cœur du réveillon français, malgré la mise en place d’un dispositif sécuritaire exceptionnel.
Le réveillon a aussi été marqué par un drame. Dans le 1er arrondissement de Marseille, un homme est décédé après avoir été sauvagement poignardé en plein centre‑ville par plusieurs individus armés de couteaux et de matraques. Ces derniers ont pris la fuite.
Ce meurtre vient dramatiser une soirée qui a donc connu de nombreux autres débordements partout en France. Les violences urbaines ont pris plusieurs formes dans de nombreuses villes. Dès la sortie du réveillon, des centaines de voitures incendiées ont été signalées sur le territoire : au total, au moins 800 véhicules ont été brûlés, selon des sources policières compilées par Valeurs actuelles. Un bilan inquiétant qui illustre l’ampleur des feux volontaires.
Un jeune de 14 ans !
À Strasbourg, une soixantaine de véhicules ont été incendiés et de nombreux jets de mortiers d’artifice et de projectiles se sont abattus sur les forces de l'ordre. À Illkirch-Graffenstaden, un jeune de 14 ans a tiré un mortier d’artifice sur un véhicule de la police municipale, avec le maire à bord, soulignant la défiance grandissante envers les autorités locales. À Colmar, six voitures ont également brûlé, tandis que les policiers ont fait face à des jets de pierres et des feux de poubelle.
Dans les Yvelines, au moins 15 véhicules ont été incendiés, tandis que des CRS ont été visés par des projectiles à Mantes-la-Jolie et Buchelay. À Nantes, Rezé et Saint Herblain, les commissariats ont essuyé des tirs de mortiers d’artifice et plusieurs véhicules ont pris feu dans les quartiers périphériques.
Axel Ronde, porte-parole du CFTC- Police, prend la parole sur l’assassinat d’un homme à Marseille lors du réveillon : «On a eu un déchaînement inouï de violences envers les policiers», dans #LaMatinale pic.twitter.com/kjLZ5sZtMb
— CNEWS (@CNEWS) January 1, 2026
Cocktails Molotov contre les forces de l’ordre
D’autres violences ont éclaté à Reims et Lens, où les forces de l’ordre ont été visées par des tirs de mortiers. À Chelles, en Seine-et-Marne, un mineur a été gravement blessé, perdant trois doigts suite à l’explosion d’un mortier. À Saint-Étienne, des cocktails Molotov ont été lancés contre les forces de l’ordre. À Nîmes également, les policiers ont été agressés. Par ailleurs, à Paris, des débordements ont éclaté dès 20 heures dans les quartiers de la Chapelle et de Barbès, en marge du match de l’Algérie dans le cadre de la CAN (Coupe d'Afrique des nations), entraînant plusieurs interpellations.
Dans la métropole lyonnaise, plus de 80 voitures ont été brûlées, et une quinzaine d’individus interpellés, selon les premiers bilans communiqués par les services de police du Rhône. À Rennes, un policier a été légèrement blessé au bras en intervenant pour disperser un attroupement d’une centaine de personnes qui avaient allumé un feu et tiré des mortiers d’artifice. La préfecture d’Ille-et-Vilaine a confirmé l’usage de gaz lacrymogène pour rétablir le calme.
Malgré la mobilisation, les violences persistent
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, avait pourtant appelé à une « réactivité et une fermeté maximales » face aux risques de débordements, soulignant l’importance d’interpellations rapides dès les premiers incidents. Malgré cette vigilance, les forces de l’ordre ont dû faire face à une multiplication d’attaques, comme l’a dénoncé Axel Ronde, porte-parole du syndicat CFTC-Police, qui parle d’une prise à partie « systématique » des policiers, notamment sous des jets massifs de mortiers d’artifice et autres projectiles.
Cette nuit du Nouvel An 2026, malgré la mobilisation exceptionnelle de près de 90.000 policiers et gendarmes sur tout le territoire, rappelle la difficulté à contenir une violence urbaine qui ne faiblit pas, avec des conséquences lourdes tant en termes de dégâts matériels que d’atteintes à la sécurité publique, allant même jusqu’au meurtre. On peut ainsi évoquer une nuit de réveillon sanglante.
Article mis à jour avec les chiffres du ministère ce 2 janvier.
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100 commentaires
Je n’ai pas vu beaucoup de reportages sur les violences pendant la réveillon en France, à part cet article. Même CNEWS est vite passé car l’incident à Crans Montana l’a éclipsé… Il me semble que l’essentiel pour les autorités est qu’il n’y ait pas de morts, on s’en contente, les actes contre les policiers et contre les biens passant pour pertes et fracas obligés….
NUNEZ est « auto satisfait » 42% des français sont restés chez eux pour éviter le « vivre ensemble » si joyeux
Pays France dont une infime partie d’individus gangrène la vie de tous les jours des autres citoyens laborieux. Les différents pouvoirs politiques en portent l’entière responsabilité. « Touche-pas-à-mon-pote », slogan ayant drainé les tous débuts de ces explosions.
M. Nuñez a aussi qualifié ces festivités de « traditionnelles ». Ah la tradition ! Yaksa d’vrai !
Dans bien des pays Nord Africains, et Africains de l’immense bassin hydrographique du Congo, la répression de ce genre d’actes se fait au fusil à pompe de calibre douze et, je l’assure, au plomb n° 4. S’ils en sont là, ils savent pourquoi !
Et ce n’ est pas près de s’arrêter. Malgré des » moyens exceptionnels et des consignes de fermeté « , si la Justice ne suit pas, cela revient à éteindre un incendie avec de l’ essence. ( au prix où elle est !) Enfin, le Sénat ( majoritairement à droite, me semble-t-il ?) fait voter une loi créant une surtaxe de 5% afin de compenser le coût des émeutes. Cà y est le trou est percé! Reste plus qu’ à l’ agrandir chaque année. ( Poétiquement, cela s’ appelle la « revalorisation » un petit pourcentage supplémentaire presqu’indolore et le tour est joué ) On connait çà en France » la taxe provisoire qui dure » . Mais cela s’ arrêtera, j’ en suis sûr. ( Je ne serai pas là pour vérifier mes prévisions) Ainsi, le français de souche ( ouh, quel vilain mot !!) ne se reproduisant plus; il faudra bien que ces pauvres « oisifs » aillent bosser pour renflouer CAF, Sécurité sociale et autres CMU et AME dont ils bénéficient amplement mais je suppose toujours. Et là…quand le manège n’ et plus gratuit…
Ce brave Nunez toujours aux ordres de son maître le deuxième moine soldats du Gourou Manu , nous prépare à la guerre et à ses conséquences