L’ouverture sauvage de bouches à est généralement minimisée. Elle mobilise pourtant les forces de l’ordre et peut provoquer des accidents graves. Un homme a également été violemment agressé pour avoir tenté de l’empêcher.

Mais, nous explique Benjamin Izarn, de Contribuables associés, elle a aussi un coût : la facture, pour les contribuables, est ainsi estimée à 2,4 millions d’euros depuis le 26 mai. Des sanctions sont prévues, mais jamais appliquées. Les agriculteurs, eux, ne bénéficient pas de la même clémence…

La est difficile pour tous. Mais pendant que de nombreux Français, notamment nos agriculteurs, appliquent docilement les restrictions d’eau imposées dans de nombreux départements, d’autres, manifestement assez peu soucieux du bien commun, ouvraient les bouches à incendies un peu partout en Île-de-France, mais également dans le Nord, à Roubaix ou à Lille.
Résultat : en quatre semaines, Veolia a annoncé que 600.000 m3 d’eau avait ainsi était gaspillée en Île-de-France, soit l’équivalent de 240 piscines olympiques.

Le gâchis n’est pas le seul problème. Ces agissements mobilisent inévitablement des forces de l’ordre déjà surchargées et engendrent des problèmes qui pourraient devenir extrêmement graves. C’est ce qu’a expliqué à l’AFP le porte-parole de la brigade des sapeurs- de Paris. Ces actes sont un problème pour les services de secours. Cela encombre les lignes téléphoniques et crée une pénurie d’eau pour les interventions incendie.

Il y a également un risque électrique en raison des geysers produits ou en cas d’infiltrations souterraines et aussi un risque plus élevé d’aquaplanning ou de glissades.

Certains cherchent à minimiser la gravité de ces comportements, évoquant la chaleur ou le fait que ce ne sont finalement que des jeunes qui s’amusent et ne cherchent pas à mal. Sauf que lorsque Mamadou a essayé de s’interposer pour empêcher l’ouverture d’une nouvelle bouche, il a reçu un coup de clé à molette et se trouve aujourd’hui à l’hôpital dans un triste état !

Boulevard a rencontré Benjamin Izarn, de Contribuables associés, qui dresse également un bilan sur le plan financier.

Contribuables associés a réalisé un article sur le coût de l’ouverture sauvage des bouches d’incendie dans toute l’Île-de-France.

Selon le Syndicat général des eaux, Veolia, qui distribue l’eau dans les communes d’Île-de-France, estime que 150.000 m3 d’eau ont été gaspillés lors de la seule journée du 21 juin. Cela présente 600.000 à 800.000 euros de facture pour les communes, c’est-à-dire les contribuables. Depuis le 26 mai, c’est-à-dire depuis quatre semaines, on estime la facture à 2,4 millions d’euros pour les contribuables. Cela représente environ 600.000 m3 d’eau gaspillés.

Pendant cette canicule, des restrictions d’eau ont été définies dans certains départements. A-t-on une idée de la comparaison de ce que peut coûter une restriction d’eau d’un côté et ce que coûte aux contribuables l’ouverture de ces bouches d’incendie ?

Des sanctions sont possibles pour les ouvertures d’incendies. Selon l’article 302-1 du Code pénal, on parle de sanctions qui vont jusqu’à 75.000 euros d’amende et cinq ans d’emprisonnement. Ces sanctions ne sont jamais prononcées. Le maire de Gennevilliers a décidé de prendre un arrêté pour fixer une sanction de 500 euros si les jeunes se trouvent dans l’eau. Il y a des photos, des vidéos, mais nous savons très bien que ces sanctions ne sont jamais prises.

Par contre, 38 départements sont placés en zone de sécheresse, c’est-à-dire que des sanctions peuvent être prononcées s’il y a une utilisation intempestive de l’eau. Un agriculteur peut donc avoir une amende de 1.500 jusqu’à 3.000 euros en cas de récidive s’il utilise l’eau en dehors des heures délimitées.

27 juin 2017

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