Commission audiovisuel public : l’hypothèse L. Salamé en couple avec J. Bardella…
« Avant d’être la femme de quiconque, je suis une journaliste indépendante, honnête et une femme libre. » Léa Salamé, journaliste vedette de France 2, était interrogée, ce lundi matin 2 février, par la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public. Notamment sur son compagnonnage avec Raphaël Glucksmann, eurodéputé socialiste.
La présentatrice du 20 Heures de la chaîne publique depuis le 1er septembre 2025 campe droit dans ses bottes. Elle l’affirme, sa « ligne de conduite est extrêmement claire » : si son compagnon se présente à l’élection présidentielle, alors elle se retirera « immédiatement » de ses fonctions. Cette position ne satisfait visiblement pas le rapporteur de la commission qui, comme toujours, met le doigt là où ça fait mal. Depuis 2015, en effet, Léa Salamé partage la vie d’un des éléphants du Parti socialiste, le député européen Raphaël Glucksmann. « Personnalité régulièrement citée parmi les candidats potentiels à l’élection présidentielle de 2027, souligne Charles Alloncle, et, chacun le sait, le conjoint est la personne à qui l’on se confie en toute transparence, que l’on soutient, que l’on accompagne dans ses espoirs et aussi dans ses ambitions. »
« On n’est pas jugé sur les opinions de son conjoint »
« Quelles garanties concrètes apportez-vous aux Français pour garantir votre impartialité, votre indépendance, tant dans le traitement de l’information que dans la ligne éditoriale du journal et plus particulièrement dans le choix et le traitement des invités politiques ? » Comme en 2019 et en 2024, lorsque Raphaël Glucksmann était candidat aux élections européennes, Léa Salamé l’affirme : le jour même de sa candidature, elle se retirera de l’antenne. La preuve de son impartialité, ses quelque quatre cents invités reçus par an depuis que celui dont elle partage la vie est député européen. Ou alors le débat télévisé d’entre-deux-tours de la dernière présidentielle, qu’elle dirigea avec Gilles Bouleau : si son impartialité devait être mise en cause, cela ferait belle lurette que la question se serait posée.
C’est bien la première fois que, grâce à cette commission parlementaire, le sujet de conflit d’intérêts de ce type est véritablement mis sur la table. « Jamais personne n’a pu entendre que mon compagnon ou quiconque tenait mon stylo », se défend Léa Salamé, qui interpelle le député ciottiste : « Pensez-vous vraiment qu’en 2026, une femme pense, vote, prie forcément comme son mari ? » Voilà l’argument féministe sorti. Ce serait elle, en tant que femme, qui serait visée et, à travers elle, le genre féminin. Charles Alloncle balaie l'argument en soulignant que la question serait la même pour un journaliste homme qui partagerait la vie de « Marine Tondelier ». Léa Salamé en appelle au « principe républicain » : « On n’est pas jugé sur les opinions de son conjoint. » Et elle le martèle : « Mon indépendance, c’est mon talisman. » Étonnante argumentation dans la bouche de celle qui expliquera, ensuite, se retirer en cas de candidature de son conjoint pour que « les Français n’aient pas la moindre suspicion ». Pourquoi ce qui vaudra demain ne vaut-il pas aujourd’hui ?
Léa Salamé et Jordan Bardella
Charles Alloncle pose alors la question qui brûle toutes les lèvres, du moins celles des Français qui ont encore un brin de clairvoyance : « Est-ce que vous pensez vraiment que si vous étiez la compagne de Jordan Bardella, vous seriez aujourd’hui toujours à la tête du journal de 20 h de France 2 ? » Caroline Parmentier, députée RN du Pas-de-Calais et membre assidue de cette commission, remet le couvert quelques minutes plus tard : « Il ne s’agit pas d’une question de sexisme ou de machisme. […] vous n’auriez jamais pu accéder à la présentation du JT de France 2 si vous aviez été en couple avec Jordan Bardella. » « J’espère que si la compagne de Jordan Bardella était journaliste, répond Léa Salamé, elle pourrait continuer à faire son travail sur une chaîne privée ou une chaîne publique jusqu’à ce que son compagnon soit candidat. » Une réponse qui n’a pas convaincu Caroline Parmentier. La députée évoque auprès de Boulevard Voltaire « une bonne comédienne » : « C’est parce que Raphaël Glucksmann est le candidat de la gauche que cela ne pose aucun problème que sa femme puisse présenter le JT du service public, payé avec nos impôts. »
L'échange a mis mal à l’aise le président Horizons de la commission, Jérémie Patrier-Leitus, qui a cru bon de prendre la parole pour rappeler qu’« après des siècles de combat, on peut accepter que dans notre pays une femme libre ne délègue ni ses choix politiques ni sa pensée à son mari ». Toujours aussi fascinante, la capacité de certains élus à contourner le vrai sujet. Heureusement, les Français ne sont plus dupes !
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44 commentaires
Je n’aimerais pas avoir à rédiger le compte rendu de cette commission. Toute la mauvaise foi et l’impudence de ce service public apparaît au grand jour mais il nie avec des preuves sous le nez. La commission est narguée avec le soutien de la plupart des média. C’est un supplice de constater qu’elle ne dispose d’aucun moyen de coercition devant des refus de répondre ou des mensonges flagrants. On comprend que le vers dans le fruit du service public de l’audio-visuel est plutôt un boa et que seule une privatisation changera les comportements de cette caste intouchable gavée d’argent public. Ils auront scié la branche sur laquelle ils étaient confortablement installés en refusant de voir le décalage grandissant entre leur vision du monde et celle de la majorité des Français. On ne regrettera que l’absence de publicité.
Madame Salamé a l’aplomb des menteurs de talent. Le conflit d’intérêt est bien là, visible comme le nez au milieu de la figure. Son compagnon, tout le monde le sait, d’autant plus qu’il ne s’en cache pas, a de hautes prétentions politiques. Elle ne devrait plus travailler au sein de l’audiovisuel publique. Sa « collègue » Anne Sinclair elle même, notoirement de gauche, pourtant travaillant dans le privé, avait mis fin à son émission politique à grand succès « 7 sur 7 » dès que son mari, Dominique Strauss-Kahn, a été nommé ministre. Un autre exemple qu’elle devrait méditer.
Léa Salamé n’a pas une once d’impartialité c’est visible par tous
Un journaliste ayant été soupçonné de vouloir écrire une préface d’un futur livre de Jordan BARDELLA avait été viré de son poste de journaliste sans qu’il y est eu une seule preuve, deux poids deux mesures?
Oui ça m’est revenu après avoir fait mon commentaire, là bizarre tout le monde avait trouvé ça « normal » et on veut nous faire gober pour une compagne de Bardella à son poste , ils nous prennent vraiment pour des brêles
merci pour le rappel précis, explicite, et aussi objectif que possible, de cette audience de la commission d’enquête.
Et voilà. Exit le conflit d intérêt.
Béatrice SHOENBERG a démissionné lorsque J.L BORLO est entré en politique ! Alors Léa, prends en de la graine !
Vu comment ils ont dégagé tous les hommes de 50 ans hétéro et supposément de droite à France Télévision, les valises sont pleines concernant leur pseudo déontologie. Ils les ont même dégagé quitte à plomber leur audience, c’est pour dire leur haine du quinqua+ blanc avec des idées de nos traditions. Oui se sont des fachismo-socialistes sur l’audiovisuel public, c’est la dictature des médias et le goulag médiatique pour celui qui n’est pas un clone.
Est-ce que Léa est capable de flanquer une baffe à Raphaël au moment de la descente d’avion ?
Attention elle à jurer de dire pas toute la vérité.
J’espère pour le jeune du RN qu’il a meilleur goût que çà…
Evidemment que le jeune et bel homme qu’est Mr Bardella a meilleur que cette menteuse, malhonnête et gauchiste
Vraiment les questions du président de cette commission, Charles Alloncle, pose de vrais question qui rend certains mal alaise. la définition trouvé d’un couple donne: » Deux personnes réunies dans une activité. ».
J.F Aquilli a été viré du sévice public pour avoir eu,peut être ,des contacts avec J.Bardella pour écrire un livre.
Comment imaginer une femme,au lit près de son mari,se disputer sur la ligne politique du couple.
Cette jeune femme ne dit pas la vérité,,pourtant interrogée sous serment.
Le président Horizons de cette enquête parlementaire,n’est pas à la hauteur,tout comme le président de parti Philippe et le vice président Estrosi.
Cette commission d’enquête qui ne peut que durer 6 mois maximum,a été amputée d’un mois par une décision scandaleuse du président de commission.Il faut que les députés fassent en sorte que cette commission puisse durer 1 mois de plus pour équilibrer la durée initiale.
qu’est-ce que le serment pour le relativisme de gauche?
M’enfin , sous serment une personnalité de gauche ne peut pas parjurer, un certain J Cahuzac ,en est garant !
Salamé nous prend vraiment pour des c… Qui peut croire qu’ils ne parlent pas au sein de leur couple ? Que le sujet de la politique est interdit entre eux ? Cela n’a rien à voir avec la liberté des femmes.
Je vous trouve « sectaire » envers cette dame ! …
Elle a répondu en sous-entendu que quand elle était chez elle, elle faisait « autre chose » ! … Il semble que ce soit du TRICOT car elle suppose que la « compagne » de Bardella ne devrait pas se contenter ELLE d’accepter de faire du tricot ! …
J’ai écouté Léa Salamé faire son cinéma lors de son audition. C’est une femme habile et intelligente. Trop sûre d’elle. Elle se croit au-dessus du lot mais elle tient un journal d’information quand son compagnon est militant PS en ligne vers la présidentielle.
La question fut pertinente : ce tandem serait il envisageable avec des RN ? On connaît tous la réponse : non, ce serait hors de question.