C’est écrit dans le livre d’Isaïe au chapitre 29 : « Encore un peu de temps, Et le Liban se changera en verger, Et le verger sera considéré comme une forêt. »

Pourtant, le Liban ne finit pas de subir toutes sortes d’épreuves, sécuritaires, économiques, financières et politiques. Sans oublier ce qui est devenu, depuis une trentaine d’années, une corruption généralisée chez ses dirigeants. Corruption que l’on pourrait qualifier de traîtrise, car encouragée par des États étrangers, dont l’un d’eux est un ennemi et agresseur, et d’autres sont supposés être frères arabes, mais obéissent à leurs protecteurs d’Occident aux ordres de l’agresseur, car leurs élections « démocratiques » sont dirigées par des milliardaires, à double nationalité israélienne, dont l’argent contrôle les .

Ces épreuves avaient commencé par des guerres civiles et confessionnelles, suite à la visite d’Henry Kissinger au Moyen-Orient, en 1973, tandis que le plan de domination du Liban, par la finance, est apparu quand le président du groupe Intra, Roger Tamraz, fut kidnappé, car il rachetait les libanaises en faillite, « pour qu’elles ne tombent pas entre les mains des actionnaires du Golfe », disait-il (1985 à 1990).

C’est justement après cela qu’apparut, le président du Conseil, martyr, Rafiq Hariri, et que commencèrent les « grands travaux » qui enrichirent les politiciens voleurs et endettèrent le Liban de plus de 100 milliards de dollars, surtout qu’après sa défaite, en 2006, ne pouvait plus dicter ses conditions au Liban et, encore moins, l’occuper jusqu’au Litani. Comme il avait désobéi à la « coalition » en réélisant le président Lahoud, il fut assassiné, mais il avait déjà nommé Riad Salamé comme gouverneur de la Banque centrale libanaise.

Entre-temps, l’Amérique se débarrassait de l’Union soviétique, de Saddam Hussein et commençait les guerres confessionnelles à l’intérieur de l’, puis les printemps arabes, qui semblent aujourd’hui tourner à l’avantage des ennemis de l’axe , Israël et de leurs protégés du Golfe.

et Netanyahou planifièrent le Deal of the Century pour assurer leurs élections respectives. Mais ce « maudit Liban » ne voulait pas leur obéir en acceptant de garder chez lui les réfugiés palestiniens et syriens (plus de 50 % de la population libanaise), ni céder une part de son gaz à Israël. D’où la menace de mort financière pour le forcer à obéir.

Que doit faire le gouvernement libanais ?

Comme le Liban ne peut pas compter sur les alliés, visibles et/ou cachés, des Israéliens, ni sur les institutions financières mondiales, il faudra qu’il se tourne vers d’autres sources. En premier, la Syrie, qui ne demande que cela, pour recevoir ses nationaux chez elle et aider le Liban avec ses partenaires russes, irakiens, iraniens et chinois (lesquels, à eux seuls, possèdent plus de 3,6 trillions de dollars).

Déjà, le président libanais vient de recevoir une invitation à visiter l’Iran. Il lui suffirait de s’y rendre et nos problèmes financiers seraient facilités par ceux qui en sont responsables, à commencer par les banques et les États du Golfe. (À propos, le aurait invité le président du Conseil. Pourquoi ne pas y répondre ?)

22 février 2020

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