La série israélienne à succès Fauda fuit Marseille pour cause d’insécurité

Les créateurs et plusieurs acteurs de la série sont d’anciens membres de Tsahal.
série Fauda
image Allo Ciné

Après deux ans d’absence, en raison du conflit israélo-palestinien, la série Fauda (chaos, en arabe) doit faire son grand retour sur les écrans en 2026. Le tournage de la saison 5 du feuilleton, qui suit Doron Kavillio, un agent des forces spéciales israéliennes, dans sa traque contre des militants du Hamas, a débuté au printemps dernier. Il devait se poursuivre dans les semaines à venir à Marseille. Il n’en sera rien.

Selon les informations du site N12, relayées par le Jerusalem Post, la production de la série a décidé de délocaliser les prises de vues devant se dérouler dans la deuxième ville de France à Budapest. La cité phocéenne est délaissée en raison de « problèmes de sécurité ». Une source proche des équipes de tournage a expliqué que ce choix avait été fait dans « une logique de protection du personnel artistique et technique ».

Problème d’insécurité ou…

Que faut-il comprendre ? Que la ville de Marseille n’offre pas de garanties sécuritaires satisfaisantes pour un tournage ou, plus spécifiquement, pour le tournage d’une série israélienne dont les épisodes à venir « intégreront au premier plan la tragédie » du 7 octobre 2023 ? A priori, la seconde réponse est la bonne. En effet, la deuxième ville de France reçoit très régulièrement des équipes de production et, jusqu’à présent, malgré une réputation sulfureuse indéniable, jamais aucune annulation de ce type n’a eu lieu. Les tournages de Stillwater, avec Matt Damon, et de la série Transatlantique, de Netflix, pour ne citer que ces deux productions étrangères, se sont déroulés sans le moindre encombre.

Si les équipes de Fauda craignaient pour leur sécurité, cela est sans doute dû à une récente hausse du nombre d’actes antisémites dans la cité phocéenne. En témoigne un communiqué de presse diffusé par la section Marseille-Provence du CRIF, le lundi 1er septembre. Dans ce dernier, le Conseil représentatif des institutions juives de France local dénonce « une succession d’agressions antisémites d’une gravité insupportable » durant le week-end des 30 et 31 août. La liste est longue : une femme traitée de « sale Juive » à la sortie de la synagogue, un rabbin pris à partie et outragé de la même manière, des affiches en mémoire d’Ilan Halimi arrachées, une agression physique, violente et injurieuse aux cris de « sale sioniste », un individu hurlant « Free Palestine, fuck Israël » et désignant des fidèles sortant de la prière comme des « Israéliens ». Des agissements que le CRIF Marseille-Provence juge ne pas être des « incidents isolés mais les symptômes d’un climat délétère qui s’installe de façon alarmante ».

…problème d’antisémitisme ?

Un climat non favorable à la tenue du tournage de la série dont les créateurs et plusieurs acteurs principaux sont d’anciens membres de Tsahal et de nationalité israélienne. Fabienne Bendayan, présidente du CRIF Marseille-Provence, le confirme à BV : « Marseille est réputée pour ses règlements de comptes et son trafic de stupéfiants, donc le choix qui avait été fait initialement était en connaissance de cause de cette réputation sulfureuse. Si la production a changé d’avis, c’est parce qu’il y a une montée de l’antisémitisme à Marseille. »

Une hausse qui pourrait ne pas être étrangère à certaines prises de position municipales, au cours de ces derniers mois. La présidente de l’organisme religieux revient sur « l’annonce d’un jumelage avec une ville palestinienne » faite par Benoît Payan ou encore sur l’emploi du terme « génocide » en conseil municipal pour parler de l’action de Tsahal à Gaza. Elle rappelle que « la haine d’Israël sur notre sol est le catalyseur de l’antisémitisme » et déplore certaines décisions pouvant l’alimenter. Enfin, de manière plus générale, elle conclut : « Sur la scène internationale, Marseille fait la démonstration de son insécurité, et pour l'image, c'est très regrettable. »

Contactée par BV, la mairie de Marseille n’a pas répondu à nos questions concernant cette annulation de tournage, qui n’est en rien une bonne publicité pour la deuxième ville de France.

Vos commentaires

26 commentaires

  1. Soutien total à Israël qui fait le sale boulot de nous débarrasser de l’islamisme meurtrier. Je regarde la saison 3 de la série Fauda sur Netflix. Au vu du contexte actuel on ne peut d’admirer ses Hommes d’un courage et d’une résilience incroyables

  2. Il est absurde que la folie meurtrière de Netanyahou nuise au peuple Israëlien lorsqu’on sait qu’un grand nombre d’Israéliens desavouent totalement la guerre menée par leur premier ministre.
    Certains se trompent malheureusement de cible.

  3. Même les vrais français pensent à fuir la France donc je comprends les équipes de tournage! Surtout que Marseille comme le dit l’ancien pape n’est plus en France.

  4. Vu le sujet, rien d’étonnant.
    De plus, quel Juif (même Français) peut encore se sentir en sécurité en Fronse ??

  5. Rien de surprenant que cette production israélienne soit obligé de quitter Marseille pour des raisons de sécurité, Marseille étant la première ville arabe et islamiste de France….

  6. Il y a un certain temps, un tournage a du quitter Marseille pour une affaire de sécurité, et ce n’est pas une affaire israélienne, il s’agit de « plus belle la vie » qui n’osait plus tourner en rue. Le tournage est un peu déplacé, pour ce que je sais, et donc, un truc israélien, il fallait oser ou être inconscients, c’est étonnant pour Israël….A noter que le taux de religiosité pour un Etat présenté comme religieux est encore moindre que le taux français d’après une statistique lue il y peu mais je n’ai pas noté la référence. Quant à l’extrême-droite gouvernementale, les médias officiels ont signalé il y a au moins un an qu’elle avait plié bagages et quitté le gouvernement. Difficile de se faire une opinion, mais il me semble que la « communauté nationale » est plus menacée par une communauté que par une autre. ( Pas la « communauté de PBLV », évidemment.

  7. Est-ce vraiment une surprise ? Non. Les actes antisémites explosent, l’insécurité a Marseille est galopante; quand ce ne sont pas les réglements de comptes entre narcos, c’est un Tunisien qui poignarde à l’aveugle car expulsé de son hotel ou encore un terroriste à la gare St Charles. Aller tourner en Espagne ? Pas plus qua.d voit le nombre effarant de drapeaux palestiniens sur les routes de la Vuelta.
    Au passage, Fauda est une superbe série qui nouq fait bien comprendre ce qu’est vivre dans un pays en état de guerre permanent. Et pourtant, beaucoup de nos compatriotes Juifs veulent le rejoindre, allez savoir pourquoi ????

      • Pas sûr car à mes yeux, le rêve est de vivre dans un pays paisible et non hostile. La France n’est plus paisible et devenue hostile : un président qui a refusé sur conseil de la racaille de ne pas se joindre à la marche contre l’antisemitisme est révélateur. En outre, quand les instances du pays sont défaillantes à vous protéger et vous empêchent de le faire vous même, que reste-il à faire?

    • Si vous voulez dire que Marseille est infiltré par le Hamas… effectivement cela ne saurait tarder! Donc DANGER!

  8. Budapest ville ou le match de foot Belgique Israel a pu se tenir.
    Orban vomi par les progressistes européens propalestien et anti russe

    • Alger où le tournage du film »Z » a pu se tenir. Arras ou le tournage du film « l’Aveu » a pu se tenir ( et il me semble que certains lieux sont en Belgique ou ailleurs dans le Nord, tant il y a de ressemblances…).

    • Pour rappel, nous sommes tous opposés au criminel de guerre Poutine.
      Il devra répondre de ses exactions devant une cour de justice.

  9. « Les créateurs et plusieurs acteurs de la série sont d’anciens membres de Tsahal. » Duh! Le service militaire est obligatoire en Israël pour tous les adultes juifs, hommes et femmes, ainsi que pour les hommes Druzes et Circassiens.

  10. Pour avoir un classement de l’insécurité dans le monde et en Europe.
    Allez voir le site :numbeo
    la France est la plus mal placée, avec la Biélorussie. Et la Suède.
    En terme de délinquance.
    En Suède, le gouvernement reconnait que la criminalité commence a baisser suite aux explusions nombreuses d’étrangers, depuis l’arrivée de l’extrême droite au gouvernement.

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