En apprenant, vendredi soir, sur les chaînes de télévision, qu’une attaque au couteau venait d’avoir lieu à Wurtzburg, en Bavière, faisant trois morts et plusieurs blessés, on s’attendait qu’on précisât que c’était un déséquilibré, que l’agresseur avait bien crié « Allah ahkbar », mais qu’il n’était pas certain que ce fût un attentat lié à l’islamisme : l’enquête de police devrait le déterminer. Ça n’a pas manqué. Toujours le même refrain. Si ce n’était si tragique, on aimerait rire de la prudente réserve des autorités, qui hésitent à appeler un chat un chat.

 

Force est de constater que ce type d’acte a été perpétré par un islamiste. On n’a pas encore trouvé un catholique, un protestant ou un juif, eût-il des problèmes psychiatriques, s’attaquant à des passants avec un couteau, en criant en arabe « Dieu est plus grand ». Il est certain, d’autre part, que pour égorger le premier venu dans la rue, il faut être atteint de troubles mentaux ou rendu fou furieux par son fanatisme. En l’occurrence, l’homme interpellé, après que la police lui a tiré une balle dans une jambe pour le maîtriser, était connu pour des faits de violence et avait récemment été interné en hôpital psychiatrique.

 

Au cours d’une attaque au couteau « d’une incroyable brutalité », d’après la police locale, le ressortissant somalien, arrivé en 2015, a semé la panique en centre-ville : trois personnes tuées, cinq autres grièvement blessées. Des vidéos amateurs montrent l’agresseur, pieds nus, un couteau à la main, tandis que des passants cherchent à l’arrêter avec des bâtons ou des chaises prises sur des terrasses de café. Ou encore, poursuivi par des témoins de la scène, avant l’arrivée d’une voiture de police.

 

Le Figaro rapporte que les autorités allemandes sont sur leurs gardes depuis un attentat au camion-bélier, revendiqué par l’État islamique, qui avait fait 12 morts à Berlin, en décembre 2016. Selon le ministère de l’Intérieur, dix-sept tentatives d’attentats auraient été déjouées depuis 2006. Le nombre d’islamistes jugés dangereux se serait, depuis 2013, multiplié par cinq – ils seraient actuellement 605 –, tandis que celui des salafistes a doublé depuis cette date et s’établirait à environ 11.000. On voit que l’ n’a rien à envier à la France.

 

Comme en France, les services secrets cherchent à empêcher que des attentats aient lieu, mais tous les projets ne peuvent être décelés à temps. Comme en France, et peut-être davantage encore, depuis le temps où a ouvert les portes de l’ aux réfugiés – moins par humanité que pour des raisons démographiques et économiques –, les autorités sont incapables de maîtriser l’afflux des immigrés, encore moins de surveiller les plus dangereux. C’est ainsi que des individus, plus ou moins déséquilibrés, mais fanatiques de l’islamisme, peuvent, en toute liberté, commettre des attentats meurtriers.

 

Personne ne s’est demandé ce que faisait ce Somalien sur le sol allemand : ce serait aborder un sujet tabou. La France comme l’ doivent, certes, accueillir les demandeurs d’asile qui sont persécutés et risquent la mort dans leur pays ; mais l’expérience prouve que beaucoup d’entre eux, qui ne répondent pas à ces critères, restent sur place, sans compter qu’ils peuvent circuler librement dans l’espace européen. Emmanuel Macron et font apparemment preuve d’une plus grande bienveillance à l’égard de ces migrants, fussent-ils en situation irrégulière, qu’à l’égard de leurs compatriotes. Les Français comme les Allemands commencent à ne plus le supporter.

26 juin 2021

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