[ÉDITO] La loi du mensonge
Ce samedi 24 mai, les députés ont terminé l’examen des deux propositions de loi relatives, l’une aux soins palliatifs, l’autre au droit à « l’aide à mourir ». Mardi 27 mai auront lieu les votes solennels de ces deux lois. Soyons honnêtes : l’examen de ces textes, notamment le second, s’est déroulé dans une relative indifférence de l’opinion publique. Pas de grandes mobilisations dans la rue pour défendre ou combattre la création de ce nouveau droit, celui de « l’aide à mourir », comme cela avait été le cas pour le PACS en 1999 et pour le « mariage pour tous » en 2012.
Les effets secondaires du poison inoculé en 2008
Est-ce à dire que la société française, à défaut d’être euthanasiée, serait fatiguée, lassée, anesthésiée ? Il est vrai que l’on peut avoir le sentiment qu’après tout, toutes ces manifs, finalement, ça ne sert à rien, que tout est déjà décidé d’avance. Ce sont peut-être les effets secondaires – et peut-être pas seulement secondaires – du poison inoculé dans le corps politique français par le détournement de la volonté populaire qui avait rejeté la Constitution européenne en 2005 : en 2008, Nicolas Sarkozy, avec la complicité d’une grande partie de la classe politique, décida de s’asseoir sur cette volonté. Du reste, il fallait entendre Jean-Pierre Raffarin, la semaine dernière sur Sud Radio, expliquer que Nicolas Sarkozy avait bien dit, dans sa campagne de 2007, qu’il modifierait le texte et qu’il le présenterait au Parlement : « Il l’a dit, il a été élu, donc, il n’a pas trahi. » « Je suis désolé, mais fallait bien tout lire le contrat et les clauses écrites en tout petit tout en bas », semble nous dire l’ancien Premier ministre, sur le ton patelin d’un vendeur d’assurances faisant face à des clients mécontents. De toute façon, la Constitution ne reconnaît pas le mandat impératif. À tort ou à raison.
De mandat impératif, les députés, qui débattent sur ce nouveau « droit de l’aide à mourir » n’en ont d’ailleurs pas sur ce sujet ô combien sensible, car il concerne, de près ou de loin, chacun de nous. Rappelons qu’il s’agit d’une proposition de loi poussée par le député MoDem, ancien socialiste, Olivier Falorni, qui semble avoir fait du rentre-dedans auprès de la présidente Yaël Braun-Pivet pour que ce sujet vienne sur le haut de la pile des textes à débattre à l’Assemblée. L’auteur de ces lignes n’exprimera pas d’opinion sur le fond de ce texte, mais il voudrait interpeller le lecteur sur ce qui est en train de se passer au palais Bourbon.
Lorsque la loi appelait les choses par leur nom
Autrefois, sur les questions essentielles, la loi était nette, concise, sans faux-semblants. Ainsi, lorsque l’Assemblée nationale législative, le 6 octobre 1791, vota le premier Code pénal, l’article 2 précisait que « la peine de mort consistera dans la simple privation de la vie, sans qu'il puisse jamais être exercé aucune torture envers les condamnés ». Une définition de la peine de mort on ne peut plus claire, sans interprétations possibles. Quant à l’article 3, bien connu des écoliers qui étudiaient jadis Topaze, il tenait en six mots : « Tout condamné aura la tête tranchée. » Le mode opératoire n’était pas précisé, mais l’article 2 précisait bien qu’il ne pouvait y avoir de torture du condamné. La loi, dans son extrême précision et concision, appelait la mort « mort », et pas autrement. Et lorsqu’en 1981, Robert Badinter monta à la tribune de l’Assemblée nationale pour présenter le projet de loi portant abolition de la peine de mort, c’est encore un texte d’une extrême précision et concision qu’il vint défendre devant la représentation nationale : « La peine de mort est abolie. » Comme l’article 3 de la loi de 1791, six mots, pas un de plus. Des mots qui disaient la chose.
« Euthanasie » : le mot qu'il ne faut pas dire
Or, la loi qui sera votée mardi n’appelle pas la chose par son nom. La chose, c’est évidemment l’euthanasie. Car c’est bien de cela qu'il s’agit. Le mot tabou est remplacé par des mots-valises. Il fallait entendre Sandrine Rousseau s’insurger, samedi matin, contre le fait que le député LR Hetzel employait le mot « euthanasie » et « suicide » (parce que, aussi, c’est bien de cela qu'il s’agit, dans cette loi). « Vous faites partie du problème ! », lui lança-t-elle, avec une certaine indécence. Ce seul habillage de la réalité par des circonlocutions, des périphrases, devrait interroger, interpeller, interloquer le citoyen éclairé, quelle que soit sa position personnelle sur ce sujet terrible de la souffrance et de la fin de vie. Il fallait entendre encore, il y a quelques jours, le robespierriste Antoine Léaument en appeler à la liberté de l’homme et aux grands principes de la République pour défendre ce texte. Mais il n’y a pas de liberté sans vérité. Et la vérité commence par appeler les choses par leur nom. Reste à savoir si les représentants de la nation voteront une loi qui repose sur un mensonge. On connaissait la loi du silence. Aurons-nous la loi du mensonge ?
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88 commentaires
Et voilà…une preuve de plus de la mort cérébrale et spirituelle de notre nation . Tout retraité ne croulant pas sous les dettes devraient immédiatement quitter ce territoire maudit qu’est devenue la « Fronce » .
Y rester revient à accepter de finir dans les abattoirs onéreux de cette ripouxblique . En plus en restant , vous continuez à consommer et donc à payer leur TVA qui vont venir engraisser des gens sans foi ni loi et leurs cohortes de fonctionnaires bien serviles qui font déjà de vos existences un enfer bureaucratique !
Bientôt soleil vert en France
Loi Veil, loi Leonetti, tellement bien pensées que Macron, Mélenchon et leurs sbires ne pouvaient que les détruire pour essayer de rentrer dans l’histoire (très sombre). Badinter a aboli la peine de mort pour les criminels, Macron l’autorise pour les innocents. J’espère que la droite entière va se lever d’un seul homme.
Sous le régime actuel, tout est mensonge.
Quelques puissants mondialistes fanatisés comme Bill Gates rêvent de réduire la population mondiale à 500 ou 800 millions de personnes . L’Occident étant la partie la plus influensable politiquement est devenue la plus vulnérable à ces attaques . Asie et surtout Afrique , trop peuplées et imperméables à la propagande davosienne seront très difficiles à convaincre .
La propagande a remplacé la vérité en toute chose.
Autre exemple, on vous parle de l’addiction des jeunes au porno ou du dangereux islamo wokisme…mais les clips pornos sont diffusés à toute heure sur télémacron et certaines publicités font la promotion du voile mais certainement pas de la communion des saints!
Télémacron c’est télémenteur.
A 95 ans atteint d’Uun cancer avance je discute de mon avenir avec mas arriere-petits-enfants :
Piqure letale,cremation,epandage des cendres dans le potager familial,vie eternelle dans l’estomac des generations futures.
Elle est pas belle la vie sous le soleil vert ?
.
Moi je suis pour l’aide à mourir (dans la dignité, si on y tient vraiment) pour les Fourniret, les Dutroux, les Abdeslam etc
Les individus qui nous gouvernent ne savent plus que décréter des délits pour ceux qui veulent le maintien de la loi naturelle ! Après une répétition générale, délit de ne pas porter un masque dont on nous dit maintenant qu’il était inefficace, de sortir de chez soi sans s’être muni de son auto-autorisation pour aller faire ses courses, de se promener sur la plage, délit de rouler à 81 km au lieu de 80, délit de vouloir recourir à la justice pour chasser un squatteur de chez soi, et maintenant délit de s’opposer à l’aide à mourir ! Il ne manque plus que le délit d’exister pour tous ceux qui ont échappé à l’avortement !
Dame Rousseau est d’autant prête à voter ce texte, sachant que, pour une grande partie de son électorat, ils n’en feront pas usage car ce sera considéré comme un péché « mortel » et que le reste de la famille s’y opposera par la force.
La loi morale et religieuse ( de notre religion) dit qu’il est interdit de tuer. C’est valable aussi pour l’animal et c’est réprimé. Il n’y a pas un vétérinaire qui euthanasiera pour faciliter la vie d’un propriétaire d’animal. Quant au droit de tuer, c’est le comble du comble et je n’ai bien compris pourquoi une cousine a préparé son départ, elle était dans d’atroces douleurs, c’était insurmontable, et heureusement, elle est décédée d’un coup dans les bras de son conjoint. Rien à dire sur cette situation, mais de là à devoir subir une autorité qui organise l’affaire, c’est abject, tout simplement.
Pour répondre à votre question finale, il faudrait être sûr que tous les députés seront sur leur siège pour voter y compris les frileux, les malades et les absents pour cause indéfinie. Personnellement, je suis loin d’en être certain.
Encore une fois , les parlementaires vont trahir la civilisation française en votant une loi progressiste et accentuer la décadence et la dégénérescence derrière le masque du progrès. Trahir comme après le vote de2005 .
Donner la mort à une personne est un meurtre , et si il y a préméditation, c’est un assassinat ; c’est ce que va autoriser la loi sur l’euthanasie . Le permis de tuer .
en fait, avec l’obligation faite aux soignants de devenir des assassins (assassin: Celui qui tue, qui commet un homicide avec préméditation) , on crée un corps de bourreaux généralisés. Comment avoir confiance en un système de santé qui au lieu de soulager, assassine? Ces député resteront dans l’histoire comme Robespierre : des assassins