Réunis à Glasgow pour la COP26, les pays du Nord voient arriver les pays du Sud tenant en leurs mains moult factures. Vous réchauffez ? nous en sommes fort aise. Eh bien ! payez maintenant.

Selon Le Monde, le montant des dommages engendrés par le dérèglement climatique sur les pays dits vulnérables s'élèverait à une somme rondelette située quelque part entre 290 milliards et 580 milliards de dollars par an, et ce, jusqu'en 2030. Au-delà, la calculette explose. « Jusqu'à 1.700 milliards de dollars jusqu'en 2050 », auxquels il conviendra d'ajouter « toute la perte d’héritage social, culturel, traditionnel… » « Laissez-nous les clés du coffre, on s'arrangera », aurait pu ajouter Raeed Ali, ci-devant habitant des Fidji, soucieux de la perte d' des populations déplacées pour cause de montée des eaux. « Les gens perdent une partie de leur identité, parce qu’ils ont une connexion avec la terre où ils sont nés qui est très forte. » Les dirigeants européens satisfaisant une revendication identitaire ne seraient pas l'un des moindres amusements des COP du futur.

Face aux réclamations et doléances des victimes, les gesticulations des éco-responsables se montreraient inutiles car les retombées néfastes « ne peuvent être évitées pas des réductions des émissions des gaz à effet de serre ». Le bobo dans sa voiture électrique stoppe brutalement son véhicule aux batteries non recyclables. Sur son Vélib', le Parisien enrage. À quoi bon pédaler si les gaz à effet de serre ne changent en rien les dégâts commis sur la planète ?

L'ardoise présentée par les pays du Sud concernerait les effets lents du réchauffement mais également les événements météorologiques ponctuels tels que cyclones ou inondations. Diverses factures pourraient tomber sur les bureaux des dignitaires pétris de climatique. Une averse : 2 millions de dollars. Giboulée : 4 millions. Crachin : 2.500 dollars HT.

Au pied de la montagne de milliards demandée, États-Unis et Union européenne sont pris d'un vertige. Par bonheur, le Stockholm Environment Institute arrive à la rescousse et suggère un financement via des taxes diverses. Taxe sur les billets d'avion, taxe sur les énergies fossiles et re-taxe sur ceci et cela ainsi qu'une annulation de la dette des pays concernés.

Est-il nécessaire de préciser que de telles discussions sans la présence de la et de la Russie* n'ont aucun sens ?

 

* Entre autres pays absents de la COP26.

 

13 novembre 2021

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