Baptêmes non « consentis » : la diversion pro-voile de LFI
Un bêtisier sans fin. Depuis sa nomination à la tête du groupe LFI à l'Assemblée nationale en 2021, Mathilde Panot semble avoir fait des boulettes et des moments gênants sa marque de fabrique. Les téléspectateurs gardent en mémoire son annonce erronée de la mort d’un manifestant en 2023, sa revendication malencontreuse d’une « expérience parlementaire » supérieure à celle de Léon Blum ou encore son incapacité à situer géographiquement la Palestine par rapport au Jourdain.
Au micro de BFM TV, ce mercredi 28 mai, la députée « insoumise » s’est une nouvelle fois illustrée de la pire des manières. Elle y dénonçait la teneur « islamophobe » du rapport sur l’« entrisme » des Frères musulmans publié par le ministère de l’Intérieur. « Ça suffit, c’est grave, ce qu’il se passe, dans notre pays », affirma-t-elle, attaquant au passage Gabriel Attal et sa proposition de loi visant à interdire le voile dans l’espace public pour les mineures de moins de quinze ans. « Il dit que c’est inacceptable de voir des petites filles voilées », tenta de faire valoir la journaliste de BFM TV. « Est-ce que c’est acceptable de voir un baptême (d’enfant) à un âge où ils ne sont pas capables de consentir ? », rétorqua alors dame Panot, laissant son intervieweuse bouche bée.
https://twitter.com/LBleuBlancRouge/status/1927736915039576099
Sur X, en revanche, de nombreuses personnalités ont tenu à répondre aux propos de la tête de file LFI. « Et elle pense que ça va passer crème… Faut vraiment les recadrer systématiquement, ces clientélistes ! », s’est agacée Zohra Bitan, chroniqueuse sur RMC. « Le clientélisme de la LFI couplé d’une haine du christianisme est à vomir », a également commenté Florence Portelli, maire LR de Taverny. « Il y a une forme de haine décomplexée à l'encontre de nos racines chrétiennes, de la France traditionnelle, qui est à l'œuvre avec l'extrême gauche en général », a encore ajouté le député RN Julien Odoul.
La stratégie de la diversion
La stratégie pro-voile de la gauche est bien connue. Il s’agit de banaliser ce signe d’allégeance à une idéologie politico-religieuse en le réduisant à un banal « bout de tissu », un « embellissement », un simple accessoire de mode comparable au serre-tête ou au rouge à lèvres.
Quand cette technique s’avère inopérante, la diversion est toujours possible. On expliquera alors que les victimes d’embrigadement religieux ne sont pas tant les petites filles voilées que les bébés baptisés. Il fallait y penser. Et tant pis si le voilement dure plusieurs années, voire toute une vie, tandis que l’aspersion du baptême ne dépasse pas quelques instants. Tant pis si le voilement des petites filles signe leur sexualisation et les désigne comme des tentatrices diaboliques. L’engagement féministe à gauche s’arrête là où commence la lutte contre « l’islamophobie »…
Sur la question de l’islam, plus globalement, la gauche a pris pour habitude de balayer les critiques en noyant le poisson. Ainsi, l’extrémisme ne se trouverait pas dans les mosquées mais dans les églises traditionalistes ; le « séparatisme » ne serait pas pratiqué par les milieux salafistes mais par ces Français qui scolarisent leurs enfants dans des établissements privés catholiques ; l’endoctrinement idéologique ne sévirait pas au lycée Averroès mais au collège Stanislas.
Le séparatisme : https://t.co/8NcuG4q793
— Raphaël Arnault (@ArnaultRaphael) September 3, 2024
L’objectif est évident : immuniser l’islam de toute pensée critique et diaboliser en même temps le catholicisme, religion du vieux peuple honni par l’extrême gauche. Jean-Luc Mélenchon ne s’en cache pas. « Il faut mobiliser la jeunesse et les quartiers populaires. Tout le reste, laissez tomber, on perd notre temps », exhorta le leader LFI, entouré de sympathisants, lors d’une manifestation parisienne, en septembre 2024. LFI ne s’adresse plus qu’à cette « nouvelle France » issue de l’immigration. Il n’est plus nécessaire de faire semblant de se préoccuper des autres. Il convient, au contraire, de s’en prendre à leurs traditions les plus sacrées afin d’encore gagner des voix dans les quartiers.
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63 commentaires
Pour comparer le port d’un voile islamique et le baptême « non consenti » d’un enfant, Mme Panot montre l’intelligence d’un mollusque…Je vais pas développer, tellement risible!
Qu’ils sont comiques ces gens de LFI. Qu’ils refusent d’adhérer aux coutumes chrétiennes est leur droit le plus strict, mais s’ils aiment tant que ça les coutumes musulmanes, ils sont libre de prétendre à des fonctions politiques dans des républiques islamistes. Qui pourra leur rappeler que la France est laïque et interdit de mettre en avant la religion. N’y a t’il plus en France un ministère des cultes?
Pour entrer dans certaines administrations, même après la loi de 1905, il fallait produire un certificat de baptême. Et dans le monde rural, la coercition sociale, pour ne pas dire la méchante ignorance moutonniste ambiante, obligeait de fait les représentants de l’état à faire baptiser leurs mioches.
Ensuite, chacun s’adonnait aux rituels cathos ou, comme aujourd’hui, avec 2% de » pratiquants recensés, 98% sont devenus déistes sans religion, ou agnostiques, ou athées.
La Raison liée à la culture l’a emporté sur la catéchèse infantilisante, pour une majorité d’entre-nous, mais il ne s’agit pas de ça avec le voile.
Imposer le port du voile en France est un prosélytisme qui marque l’opposition aux codes, aux règles et aux lois de la République, une République qui fut Laïque bien peu de temps.
L’état chez lui, les obscurantismes religieux chez eux, en privé, cette promesse de LIBERTÉ n’a pas été tenue.
Les soutiens à l’islamisation de notre Nation par les Mitterand, Chirac, Sarkozy,Hollane et Macron ont signé la mort de cette LIBERTÉ fondamentale: La Laïcité.
Le baptême d’un nouveau-né et le voile d’une fillette c’est pareil ? Bon d’accord : on prend une fillette quel que soi l’âge, on lui met un voile sur la tête, on prend une photo souvenir et on retire le voile. Comme cela en effet, c’est très similaire. Plus tard, la jeune fille pourra choisir d’être voilée ou non, tout comme l’enfant baptisé pourra choisir d’être chrétien ou non.
Cette élue de notre République devrait pousser l’absurdité un peu plus loin car, si les quelques gouttes d’eau bénite, reçues à la naissance, peuvent être considérées comme le signe indélébile extérieur, donc, visible, d’allégeance religieuse, tout comme le serait le port du voile, de la kippa ou d’une croix, au catalogue des faits non consentis qui nous sont imposés à la naissance, il y aurait aussi le nom patronyme de naissance, ainsi que le prénom, tous deux imposés et non choisis et pourtant portés toute une vie. Alors, je pose une question à cette dame Panot, doit-on laisser les nouveaux nés être nommés X ou Y, selon leur sexe, jusqu’à ce qu’ils atteignent une majorité pour choisir celui qui leur conviendra ? En Absurdistan, on peut pousser le curseur aussi loin que nous le voulons, la bêtise n’ayant pas encore été étalonnée, car, elle échappe à la mesure de nos ustensiles les plus performants, est impermanente et surprenante d’inventivité sans limite.
Vous savez bien qu’aujourd’hui le sexe assigné à la naissance n’est plus forcément le bon ; que les garçons se sentant filles choisissent un prénom féminin ; les filles se sentant garçon choisissent un prénom dit » masculin « . En résumé, nous sommes dans la cancel culture, le wokisme qui ne cesse de prendre de la puissance. Heureusement, si Trump a beaucoup de défauts, espérons qu’il parviendra à endiguer cette abominable évolution de nos sociétés.