Les étrangers devront payer l’université, annonce le gouvernement
Le monde universitaire est en émoi. Le ministre de l’Enseignement supérieur vient de rappeler - ce qui, pourtant, semble une évidence - que les études ne sont pas gratuites et qu’à ce titre, il convient que les étudiants étrangers règlent une ardoise.
C’est dans Le Parisien, ce lundi 20 avril, que Philippe Baptiste dévoile son nouveau plan, « Choose France for Higher Education », élaboré pour renforcer l’attractivité de l’enseignement supérieur français. À ce titre, le ministre précise que « les universités ne pourront plus édicter des exonérations massives, elles seront réservées à des cas très précis ». Un simple rappel de la loi puisque, comme à l’accoutumée dans notre pays, l’exception est devenue la règle. La stratégie gouvernementale « Bienvenue en France », qui visait déjà à attirer les étudiants internationaux, prévoyait, en 2019, une hausse des droits d’inscription pour les étudiants extra-européens. La licence passant de 180 euros, pour les étudiants français/UE, à 2.900 euros, pour les autres, le master de 250 à 3.950 euros. Soit 30 % du coût de la formation. En contrepartie, tout un tas d’exonérations étaient édictées. Cinq ans plus tard, un constat implacable : les universités ont fait de ces exonérations la norme : « Seulement 10 % des étudiants extracommunautaires paient les droits différenciés », indique le ministre de l’Enseignement supérieur. « Nous revenons aux principes fondamentaux et à la loi qui a été un peu contournée, ces dernières années. La règle, ce sont les droits différenciés, et l’exception, c’est l’exonération. » But de la mesure : rapporter 250 millions par an aux universités.
Une politique de sélection
Les organisations d’étudiants et de syndicats de gauche hurlent à la « discrimination ». « Mettre fin aux procédures d’exonération, c’est condamner des milliers d’étudiants étrangers à la misère », explique la secrétaire générale de l’UNEF, Manon Moret, qui évoque un futur « bras de fer » avec le gouvernement. « Il nous trouvera sur son chemin », avertit la jeune femme.
« La gauche et l'extrême gauche ont réussi à faire avancer l'idée que l'université devait créer des esprits libres totalement décorrélés du monde professionnel ou totalement décorrélés d'objectifs d'excellence ou de qualité de l'enseignement, ce qui est une grande erreur. » Si l’UNI se réjouit, auprès de Boulevard Voltaire, d’« une bonne avancée », Baptiste Gilli, délégué national du syndicat étudiant, demande au gouvernement « d’aller plus loin ». Augmenter, plus encore, la part que paient les étudiants étrangers, car « ni eux ni leurs parents ne participent à l’effort de l’impôt en France ». Une scolarité qui, ipso facto, pèse sur les finances publiques et les Français. « Pour éviter une hausse des frais d'inscription pour les étudiants français », l’UNI veut coupler une hausse des frais d’inscription avec « une politique de sélection » des étudiants étrangers, « les plus méritants ».
« C'est un mensonge »
Baptiste Gilli en veut pour preuve le taux d’échec des étudiants étrangers en troisième année de licence, qui est de « 64 % », un taux qui monte à « 72 % » pour les étudiants issus des pays du Maghreb. « Là où, à l'inverse, quand on a une politique de sélection et qu'on va vraiment chercher les plus méritants, on a des taux de réussite qui sont, pour le coup, très importants. » Par exemple, le taux de réussite des étudiants sélectionnés qui touchent au mérite une bourse du ministère des Affaires étrangères avoisine les « 88 % pour la licence » et « 94 % pour le master ». Une politique de l’Enseignement supérieur qui ne doit pas tant « chercher la quantité que la qualité », résume Baptiste Gilli.
D'après plusieurs sources universitaires contactées par BV, cette mesure visera essentiellement les riches étudiants américains. « C'est une manne financière gigantesque, explique Xavier-Laurent Salvador, maître de conférences à Paris 13. Et l'exonération fait que les seuls qui ne touchent rien, c'est l'université. » Une « avancée positive », de ce point de vue. Pourtant, certains échos dénoncent une mesure en trompe-l'œil. « C'est un mensonge, c'est en réalité une rhétorique destinée à faire croire qu'on traite le problème des étudiants étrangers pour apaiser l'électorat d'extrême droite, décrypte un professeur d'université, car les étudiants venant d'Afrique et d'Europe de l'Est sont pour la plupart boursiers et continueront, eux, d'être exonérés. »
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43 commentaires
Il ne reste plus qu’à leur accorder le droit de vote pour qu’ils se sentent définitivement chez eux .
puisque les universités font de l’exonération une règle il convient de baisser leurs subventions d’autant, nous devons sévir sur ces pseudo étudiants étrangers, nos impôts sont une solidarité nationale non un guichet social ouvert au monde.
Mais qu’il se taisent, nous respirerons mieux !!
nos universités ne seront plus dédiées, aux frais des contribuables français, qu’à des « enfants de gaza, étudiants étrangers
là encore la gauche dont la macronie a organisé la submersion
et en plus, ils y foutent le bazar, encore à nos frais !
« La Loi…un peu contournée ». Excusez-nous du peu ! LoL.