Les locations courte durée, nouvelles cibles des squatteurs
La loi anti-squat, promulguée en juillet 2023 suite à la médiatisation de plusieurs affaires d’occupations illégales et « visant à protéger les logements contre l’occupation illicite », pourrait bien être déjà obsolète. Les squatteurs ont trouvé la parade.
En matière de squat, une nouvelle pratique est en train de prendre de l'ampleur. Les personnes souhaitant occuper un logement sans s’acquitter du loyer qui va avec passent désormais par les plates-formes de location courte durée comme Airbnb ou Abritel. Elles réservent un appartement pour quelques jours, récupèrent les clés, s’installent puis… changent les serrures et mettent le contrat d’électricité à leur nom. Elles prennent possession des lieux en un temps record mais surtout sans tomber sous le coup de la fameuse loi de 2023.
Une nouvelle forme de squat
Pourquoi ? Tout simplement parce qu’elles ne sont pas entrées dans les lieux « à l'aide de manœuvres, de menaces, de voies de fait ou de contrainte ». Puisqu’elles ont obtenu les clés du bien légalement, l’occupation, bien qu’elle soit irrégulière, n’est pas considérée comme un squat au sens de la loi « anti-squat ».
Pour mettre à la porte ces squatteurs qui n’en sont pas, les propriétaires doivent se référer à la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 tendant à améliorer les rapports locatifs et engager une procédure judiciaire. Cela peut prendre de six mois à plusieurs années et coûter jusqu’à des milliers d’euros.
À ce sujet — Marseille : résidence squattée, les propriétaires se rebiffent, pas les pouvoirs publics
Les locations courte durée, qui étaient vues, jusqu’à présent, par bon nombre de propriétaires comme l’assurance de ne pas avoir de problèmes d’impayés ou de dégradations, pourraient bien perdre en intérêt si le phénomène venait à se généraliser. Pour le moment, selon Me Xavier Demeuzoy, avocat en droit immobilier interrogé par Le Figaro, ces nouvelles fraudes « représentent 1 location sur 100.000 », mais maintenant que le filon est connu, il y a peu de chance qu’il soit abandonné.
Pour une nouvelle crise du marché locatif ?
Pour éviter les déconvenues, les propriétaires doivent donc être vigilants, scruter les profils des locataires, s’assurer qu’il s’agit bien de touristes... Quant aux plates-formes, dont le business est déjà dans le viseur de nombreuses municipalités, elles vont devoir s’adapter, proposer de nouvelles solutions à leurs clients pour les protéger afin, elles aussi, de ne pas être les victimes de ces squats déguisés. Cette nouvelle mauvaise tendance pourrait, en effet, dissuader plus d’un propriétaire de se lancer ou de poursuivre l’aventure du meublé de tourisme.
Après cela, d’aucuns s'étonneront qu’il y ait une multitude de biens vides et non proposés à la location, longue ou courte durée, en France. Si les propriétaires se sentaient protégés par la loi, peut-être en serait-il autrement ? Allez savoir...
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57 commentaires
La facilitation du squatt par des lois adequat n’a pas d’autre but à terme que d’amener à un renoncement à la propriété foncière pour les plus modestes propriétairs au profit des grands groupes…..Tout a commencé en 1991 (sous Mitterrand) parr une loi stipulant qu’il faille une décision de justice pour toute expulsion d’un logement, quel que soit le titre d’occupation, locataire (indélicat) ou squatter….Cette loi n’a JAMAIS été abrogée et ce n’est pas un hasard…Seuls quelques décrets permettent de faire expulser en urgence des squatters s’il est la résidence principale de la victime, sous réserve que le Préfet accepte de le faire….L’extrême gauche par son activisme déinquant – rarement dénoncé et sanctionné à sa juste mesure- est l’alliée du grand capital, tant que cela ne sera pas dénoncé par la droite on n’avancera pas.
Encore une loi absurde qui ne protège que les malfrats…..On ne les compte plus ! C’est à se demander si les députés qui votent ces lois absurdes ont toute leur raison !
Du moment qu’on ne s’attaque pas à leurs maisons surement bien protégées, ils s’en moquent à vrai dire !!!
Les locataires ou squatteurs sont trop protégés. Résultat, les logements ne sont plus loués et deviennent des forteresses. Ajoutez à cela les lois, règlements, normes contraignantes qui régissent la construction, nous avons pénurie de logements.