Editoriaux - Histoire - Internet - Société - 5 août 2017

Le monde du jeu en ébullition : un jeu 100 % LGBT…

D’après le glorieux journal Le Monde, la communauté des joueurs (de jeux vidéo) sur Internet serait en ébullition avec l’apparition d’un nouveau jeu : « Dream Daddy ».

Ce jeu vous fait plonger dans le quotidien d’un homme qui vient d’arriver dans un quartier avec sa fille de 18 ans, et qui cherche à « conquérir des hommes de son voisinage ». Bien loin de se faire casser la gueule par un père de famille de six enfants catholique traditionaliste nauséabond, notre petit papa en manque d’affection virile se retrouve dans un quartier où des partenaires pullulent. D’ailleurs, la litanie des potentiels est rigolote.

On commence par Joseph (pas le papa de Jésus, bande d’odieux fascistes), qui est un « BCBG blond bodybuildé » et qui reste un cliché comme on n’en fait plus aujourd’hui. Vient ensuite mon préféré, Brian (prononcer « braillanne »), qui est passionné de corgis avec « des airs de bûcheron rondouillet » : imaginez la reine d’Angleterre avec la chemise à carreau du bûcheron canadien, la carrure d’un pilier du XV de France et vous aurez une assez bonne idée du bonhomme. Passons, maintenant, à Mat, qui est un vendeur de café hipster. Quand je vous disais cliché… Pour des gens qui sont censés combattre les préjugés ! Enfin, je vous présente Robert (prononcer « robert »), qui est un « bad boy » ténébreux qui « va droit au but » (Sébastien Patoche avec sa chanson « On va la foutre au fond » est à peine moins vulgaire).

Dans ce petit monde merveilleux, rempli de gens aussi attachants qu’un bûcheron éleveur de corgis, la principale activité est de parler avec ses voisins autour d’un barbecue, autour d’un verre ou même dans le cadre du train-train quotidien. Toujours d’après le glorieux journal cité plus haut, le jeu propose des dialogues « drôles et tendres » entre le père et ses amants. Mais aussi avec ses filles, avec qui la relation peut être complexe. Évidemment, à 18 ans, Nabilla découvre la vie, et l’inconstance de ses passions. Justin vient de la quitter, mais elle pense être amoureuse de Kevin, mais il y a aussi Stéphane, qui lui fait de l’œil, et il est si beau en slip de bain. Sans oublier Enzo, qui sait si bien jouer « Wonderwall » à la guitare, et le regard envoûtant de Cristina, sa correspondante espagnole pour qui elle sent une attirance étrange… La vie de lycéenne, quoi !

Bon, je dois vous avouer, cher lecteur, que j’ai légèrement improvisé sur la vie de sa sotte de fille, mais vu la qualité du scénario du jeu, je me dis que ma version de l’histoire pour elle n’est pas si inconcevable que cela.

« Ce jeu s’adresse à un public qui trouve mignon de voir deux papas barbus qui se draguent ! » Autrement dit, pas vous… ni moi d’ailleurs ! De toute manière, il va falloir s’habituer : je viens de m’apercevoir que Lancelot du Lac était devenu noir du jour au lendemain dans une série et que mon cher ami Porthos du Vallon avait, lui aussi, pour des raisons de quotas idiots, changé de couleur avec une histoire abracadabrantesque de fils illégitime entre un seigneur et une esclave noire…

Bonne Mère !

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