[TRIBUNE] Forfait d’externat : la Métropole de Lyon rallume la guerre scolaire
La Métropole de Lyon est en train de franchir une ligne rouge. En décidant de réduire de 45 % le financement du forfait d’externat des collèges privés sous contrat à partir de 2026 (le forfait d'externat permet l'entretien matériel des établissements scolaires et la rémunération des personnels de direction, d'administration, de gestion, d'éducation et de santé, NDLR), l’exécutif métropolitain écologiste fait un choix lourd de conséquences. Ce n’est pas une simple décision budgétaire. C’est un acte politique, idéologique, qui ouvre délibérément une guerre scolaire dont les premières victimes seront les élèves et leurs familles.
Orientations idéologiques
Cette coupe massive résulte d’un changement unilatéral du mode de calcul du forfait d’externat, décidé sans concertation réelle avec les établissements concernés. Le résultat est sans appel : plus de 2,5 millions d’euros retirés à 37 collèges privés sous contrat de la Métropole, qui scolarisent près de 20.000 élèves. Derrière ces chiffres, ce sont des bâtiments à entretenir, des dépenses de sécurité, des charges d’énergie, des personnels non enseignants à rémunérer. Faire croire qu’il s’agit d’un financement accessoire relève soit de l’ignorance, soit du cynisme.
En réalité, la Métropole choisit de faire payer aux familles les conséquences de ses orientations idéologiques. Les organisations représentatives estiment que cette décision entraînera une hausse moyenne d’environ 140 euros par élève et par an. Pour de nombreux foyers, cette somme n’a rien d’anodin. Elle remet en cause l’accessibilité même de certains établissements et fragilise l’équilibre financier de structures qui participent pleinement au service public de l’éducation.
Cette décision est d’autant plus grave qu’elle s’affranchit du cadre juridique posé par la loi Debré. Depuis 1959, la règle est claire : le forfait d’externat doit garantir une parité de traitement entre les élèves du public et ceux du privé sous contrat en se fondant sur le coût réel par élève dans l’enseignement public. Or, la Métropole justifie aujourd’hui sa coupe en s’appuyant sur des considérations de trésorerie globale et non sur la dépense réelle. Ce raisonnement est contestable juridiquement et profondément inéquitable politiquement.
Une réalité inquiétante
Face à cette situation, l’UNIOGEC Rhône-Roannais a saisi le tribunal administratif de Lyon. L’APEL du Rhône appelle les familles à se mobiliser. Cette mobilisation n’est pas excessive. Elle est le symptôme d’un profond sentiment d’injustice. À Lyon, cette affaire révèle surtout une réalité inquiétante : l’opacité des méthodes de calcul, l’absence de critères clairs et la volonté manifeste de passer en force, sans dialogue, au détriment des familles.
Mais la question dépasse les chiffres et les procédures. Veut-on, à la Métropole de Lyon, opposer artificiellement enseignement public et enseignement privé sous contrat ? Veut-on transformer l’éducation en terrain d’affrontement idéologique ? Cette stratégie est dangereuse. Elle fracture inutilement, affaiblit l’ensemble du système éducatif et pénalise toujours les mêmes : les enfants.
Je refuse cette dérive. La guerre scolaire n’a pas sa place dans la Métropole de Lyon. Fragiliser des établissements, déséquilibrer des familles et instrumentaliser l’éducation pour satisfaire une vision idéologique est une faute politique majeure.
Candidate à la Métropole de Lyon, je porte une ligne claire et assumée. Quand je serai élue, je mettrai fin à ces pratiques. Je rétablirai une égalité de traitement stricte entre les établissements publics et privés sous contrat, quels que soient la commune ou l’exécutif local concerné. Je garantirai des règles lisibles, des méthodes de calcul transparentes et des financements pleinement conformes à la loi afin de sécuriser durablement l’offre éducative sur l’ensemble du territoire métropolitain.
L’éducation mérite mieux que des coups de force idéologiques. Elle mérite de la clarté, de la justice et du respect pour les familles. À Lyon, la Métropole doit choisir l’apaisement et l’équité, pas la guerre scolaire.
Pour ne rien rater
Les plus lus du jour
Popular Posts



































15 commentaires
Cela ressemble au dernier coup de pied de l’âne. Espérons que les lyonnais ne referont pas la même erreur d’élire un maire d’ultra gauche.
Etant donne que les etablissements publics sont devenus des cibles des rackets et commerces de drogues , ils necessitent des depenses de securite bien superieures et donc les ecoles privees qui imposent une discipline stricte devraient en toute logique etre plus subventionnes que cette epave d’education publique qui ne fonctionne que dans les quartiers bien frequentes .Comme c’est etrange ?
Tout est bon pour ces marmites rouges de piétiner tout ce qui va de l’avant car en vérité il ne faudrait plus une école sous la Férule de l’Etat qui ne devrait être que garant et payeur par nos impôts d’une école libre de tous syndicats qui devraient protéger que des professeurs qui n’ont plus rien avoir avec l’Etat ,certainement mieux payés, et conscients de leur devoir d’enseigner pour le meilleur .
tout celà est dramatique mais a un mérite : voir concrètement les gestions de gauche et les dégâts délibérément installés…sous la présidnece macron
A moins de 2 mois d’élections municipales mal engagées pour la majorité en place à LYON, cela sent le combat d’arrière garde.
Mais ce projet arbitraire est révélateur de ressentiment de la gauche par rapport à l’enseignement privé sous contrat.
42 ans après l’abandon par Mitterrand du « grand service public unifié de l’éducation », suite aux 2 millions de français dans la rue, la digestion socialio-ecolo de cette échec cuisant n’est toujours pas terminé.
Dur, dur pour la gauche et ses « loosers grincheux ».
Parole de « sans coeur ».
Nois rendons grâce au « camp du mal »!
Les mauvais résultats des élèves de l’enseignement public, plus le laxisme de l’éducation nationale font que de nombreux parents se tournent vers l’enseigne privé. Les enseignants sont bousculés par les parents, les proviseurs ne soutiennent pas leurs professeurs.
Ben ouais, ben fallait pas voter à gauche, écolo en plus…. Va falloir réfléchir mieux que ça, c’est l’occasion ou jamais !!!
L’étonnant est que ces « décisions » puissent être prises en mairie. L’école « de la république » est d’échelle nationale non? Si des roitelets d’opérette ont ce type de pouvoir… on a pas encore le Q sorti des ronces !
Ils l’ont voulu, ils l’ont alors, basta. Idem Marseille, Paris, Bordeaux, Nantes, Strasbourg etc etc etc etc etc
Rennes; Bourges, Lyon, etc…
Diviser les français et vider les caisses, les deux vraies valeurs de gauche. Vivement la Reconquête.
Ce n’ est pas avec les idées de la gauche que le niveau PISA va augmenter. L’intelligence de delogu sera elle la norme dans le futur de la France? Quand on voit le niveau des gauchistes, on n’en est pas loin.
Métropole président socialiste
La gauche toujours pleine d’idées pour imposer sa dictature par tous les moyens
Les écolos nuisibles encore à l’oeuvre