[SANTE] Surveillante poignardée : la santé mentale des mineurs en question
Vous pourrez toujours siroter des mojitos cet été, les pics à glace échappent pour le moment à l’interdiction d’armes de catégorie D aux mineurs, mesure emblématique du chef du gouvernement face au meurtre de Mélanie à Nogent. Mais comme les portiques de sécurité, il est peu probable que cela suffise à ralentir la litanie d’agressions par des mineurs, qui ne sont ni des faits divers, ni des faits de société, mais bien des faits de civilisation.
Déconstruction soixante-huitarde et accueil massif d'une « autre culture »
Ironie du sort, le drame s’est déroulé devant un collège du nom de Françoise-Dolto, créatrice de l’enfant roi dans la foulée de Mai 68. À la déconstruction générale qui s’ensuivit -particulièrement aboutie dans la Justice et l’Éducation nationale - s’est ajoutée, depuis, l’accueil massif d’une culture qui absout volontiers le petit mâle de ses pulsions, surtout quand le père est absent, avec pour résultat des enfants sans surmoi, à l’ego hypertrophié, intolérants à l’autorité et à la frustration.
L’un et l’autre s’apprenaient tout naturellement chez ceux nés sous de Gaulle, voire sous Coty. Après avoir redouté de fâcher le maître, en sortant de l’école communale, on rentrait à la maison en bandes par le chemin des écoliers, avec un crochet par le terrain de foot ou par la forêt pour construire des cabanes (avec des couteaux !). Là, on apprenait à supporter l’autre, ses moqueries, son mauvais caractère, mais avec lesquels on apprenait à composer, s’accommoder, être frustrés ; et sur le chemin du retour, ça finissait par des tapes amicales dans le dos.
Une socialisation inconnue de ceux qui, dès le portail du collège franchi, s’absorbent dans des écrans où ils croient avoir plein d’amis mais qui ne sont que des followers, auprès desquels ils veulent briller par des actions spectaculaires.
On sent bien qu’une décennie au moins sera nécessaire dans plusieurs domaines pour retrouver les conditions d’un retour à la normale.
Troubles de la santé mentale des jeunes en hausse et baisse des moyens
Au premier rang de ces conditions, le diagnostic et la prise en charge des troubles de santé mentale des enfants et adolescents, que le Covid-19 a éloignés des relations interpersonnelles à un âge crucial, tandis que les médias leur martèlent une apocalypse climatique anxiogène. Ainsi, depuis 2020, les tentatives de suicide ont nettement augmenté, surtout chez les filles, tandis que le secteur hospitalier a enregistré, en 2024, une hausse de 32 % de la consommation de soins psychiatriques chez les 5 à 19 ans.
Fin 2005, on a beaucoup moqué Nicolas Sarkozy - alors ministre de l'Intérieur -, qui proposait dès l’âge tendre le « dépistage précoce des enfants présentant des troubles du comportement ». Rien n’a bien sûr été fait, mais vingt ans après, Élisabeth Borne souhaite à son tour que chaque établissement scolaire mette en place, d’ici la fin de l’année, un protocole de repérage et d’accompagnement des jeunes présentant des signes de souffrance mentale.
Fort bien, mais avec quels moyens ? La psychiatrie est le parent pauvre d’une famille médicale déjà décimée, et plus encore son secteur infantile. Depuis 2019, le nombre de médecins scolaires a baissé de 30 %, avec aujourd’hui 40 % de postes vacants. La visite médicale obligatoire en sixième n’est faite que par 18 % des élèves, et seuls 62 % bénéficient d’un dépistage infirmier.
On est ainsi passé de la société névrotique des violences ordinaires de l'enfant roi à celle, transgressive, de l'enfant tyran, pour aboutir à une société psychotique de l'enfant meurtrier où l'autre n'existe plus.
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20 commentaires
Dolto a créé l’enfant-roi ! Ses successeurs ont interdit la fessée ! voilà le résultat.
Des portiques de sécurité? Le Palois ne connait rien en technologie! Les couteaux en céramique (plus dur et acérés que les couteaux en acier suedois) les souteau en plastique dur, sont aussi dangereux qu’un couteau classique mais ont la faculté de ne pas être décelable par les portiques.
Je ne crois pas que ce soit un problème de santé mentale, mais un problème d’éducation.
Ces mineurs en question sont élevés dans la haine… haine de la
France et des Français.
En écoutant les délires du wokisme, quel enfant peut être normal ?
Les parents sont coupables depuis des années ils ont suivi le mouvement et abêtissent leurs enfants en les transformant en rois puis en tyrans
Tout est dit dans le titre. La civilisation judeo-greco-chretienne s’effondre. Les lois récemment votées ont brisé le tabou « tu ne tueras pas » de la Bible. La vie humaine devient donc relative. Les jeunes l’ont compris.
2025. Excuse de la mère célibataire et/ ou problème psychique ( souffrance mentale) . 1925, combien d enfants ont souffert mentalement de la première guerre mondiale, combien d enfants ont perdu leurs pères, combien d enfants ont vu leurs père revenir à moitié ou plus handicapés donc plus capable de travailler, reprendre son statut de « chef de famille » et que sont ils devenus ces enfants » traumatisés » .. certes il y eu déci delà les » guerre des boutons » .. mais la société entière a reconstruit le pays sans attendre les psyou le RMU
Bien dit, oui ras le bol des fausses excuses, après les deux guerres, les mères de famille devaient s’occuper des champs souvent et les gamins filaient droit malgré l’absence du père tombé au combat
Entièrement d’accord avec vos deux commentaires
La non frustration engendre des enfants tyrans ! Ne soyons donc pas étonnés !
Vous vous souvenez « il est interdit d’interdire » , on a récolté, on en récolte les fruits pourris comme je l’avais déjà mentionné dans un précédent commentaire
Entièrement d’accord avec vous Schmitt .
Je crois que c’est Arent qui écrivait que chaque génération était un déferlement de barbares à civiliser. Ils ne l’ont pas été. Voilà les conséquences.
MINEURS SANTE MENTALE
Ne serait-ce pas simplement une absence d’éducation conséquence du manque de limites fixées à l’enfant dès son plus jeune âge et au cours de son adolescence?
L’évolution de l’Homme a été un long processus. Que disaient, il n’y a pas si longtemps, les savants anthropologues et ethnologues?
Dans le monde animal les « parents » remettent dans le droit chemin les « enfants qui dévient »: un coup de museau, un coup de tête, un coup de patte, – pas trop appuyés.
Tout expliquer par la santé mentale et la psychiatrie quand ce domaine de la santé est en déshérence est un aveu d’impuissance entraînant un retour à l’état sauvage. Ce faisant, cela permet d’accentuer le « venez comme vous êtes. »
Il est bien tard pour constater que la société récolte depuis 10 ans au moins les fruits des graines empoisonnées qu’elle a semé et que la colère a fini par atteindre même ceux qui ont prôné de ne rien interdire. C’est un peu comme la cigale qui a chanté tout l’été et qui croyait pouvoir tenir le coup pour l’hiver en allant tenter de demander à manger à la fourmi qui l’a envoyée sur les roses en lui disant de danser maintenant. On en est là aujourd’hui,c’est l’hiver de notre civilisation qui se meurt.
Est ce une fake new ? A deux reprises, j’ai lu que l’assassin de Mélanie, Quentin G, serait d’origine tunisienne, ou maghrébine. J’aimerais savoir où est la vérité.
Aucune réaction de ses parents. Nous cache-t-on sciemment quelque chose ?
On ne nie pas le possible dérèglement de nos adolescents mais de là à l’excuse psychiatrique quasi automatique de tous ces actes criminels il y a un biais difficile à avaler; ça s’applique pratiquement au genre masculin et est étendu aux immigrants pas jeunes du tout. Un crime est un crime et la « folie passagère » n’explique pas tout. Landru ou Petiot auraient pu être excusés de leur folie. Un fou ça se voit dans son comportement et son « raisonnement », quoi de mieux qu’un procès pour en juger et éliminer la simulation. on ne juge pas un fou? Comment se fier à l’expertise quand on cumule autant de cas ?
La santé mentale est d’abord une question d’éducation et ensuite une question de formation. La première incombe aux parents, la seconde à l’État. Visiblement tous deux sont en état de faiblesse, les premiers par manque de responsabilité le second par dispersion et manquement dramatique à ses missions.
La santé mentale des enfants évolue proportionnellement à celle de nos dirigeants en matière de dérive.
Cette déconnexion conduit à des erreurs d’appréciation cruciales et dont la honte de la France, de l’effort, du travail, de la religion, de la cohésion et de la patrie ne sont pas les moindres carences.
Les médias confondent leur analyse personnelle avec l’information sérieuse, les politiques confondent leur carrière avec l’intérêt général et la justice confond les victimes et les coupables.
L’absence de repère et de tradition est la règle de cette déconfiture générale qui rend la France décomposée et impuissante.
Macron en est le buste funeste.