Royaume-Uni : rupture du jeûne du ramadan sifflée lors du match Leeds – Manchester

À 18h30, heure française, le coup d’envoi est donné à Leeds. Onze minutes plus tard, le match est interrompu....
Capture d'écran X
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Ce week-end avait lieu la vingt-huitième journée de Premier League, le championnat de football anglais. Leeds, actuel quinzième au classement, recevait Manchester City, le deuxième, sur la pelouse de l’Elland Road. À 18h30, heure française, le coup d’envoi est donné. Onze minutes plus tard, le match est interrompu.

Pas de blessure, pas d'échauffourée, pas d’aléa climatique… Cet arrêt est religieux. Il permet aux joueurs musulmans qui font le ramadan de rompre le jeûne sans attendre la mi-temps. Depuis la saison 2020-2021, le championnat anglais s’adapte ainsi aux règles de l’islam. Ce samedi, trois footballeurs de City étaient concernés : Rayan Cherki, Rayan Aït-Nouri et Omar Marmoush. Pour eux, les dix-neuf autres joueurs, le corps arbitral, les 36.838 spectateurs ayant fait le déplacement et les milliers de téléspectateurs qui regardaient la rencontre à la télévision ont patienté.

Des sifflets

Pour les y aider ou, en tout cas, pour expliquer cet arrêt de jeu juste après le début du match, un message a été diffusé sur les écrans du stade : « La rencontre de ce soir se déroulant pendant la période sainte du ramadan, le jeu est interrompu temporairement pour permettre aux joueurs de rompre leur jeûne. » Dans les tribunes de l’Elland Road, cela ne passe pas. Les joueurs boivent et mangent sous les sifflets des supporters. Les Leedsiens étaient vraisemblablement agacés par cet aménagement pour raison religieuse. Sur les réseaux sociaux, plusieurs comptes patriotes anglais ont félicité la démarche des fans, reprochant aux organisateurs « l’imposition de la pause du ramadan » à tous.

Évidemment, la bien-pensance ne peut comprendre cette réaction, à commencer par Pep Guardiola, l'entraîneur des Citizens (sponsorisés par la compagnie aérienne émiratie Etihad Airways). Lors de la conférence de presse d’après-match, il a offert à son auditoire une belle leçon de morale en affirmant que « le football a encore un long chemin à parcourir en matière d’éducation et d’acceptation ». En France, c’est le très militant média So Foot qui est monté au créneau en critiquant le comportement des fans de Leeds United.

Pour certains, il est difficile de voir que cette interruption favorise l’islam politique en plaçant les us et coutumes musulmans au-dessus des règles du jeu. Certes, en Angleterre, le principe de laïcité n’est pas appliqué comme en France et la règle fondamentale est plutôt la liberté religieuse, mais pour de nombreux Anglais, ces faveurs accordées aux musulmans participent de l’islamisation de la société ou, en tout cas, à la normalisation de l’islam dans la société. La rupture du jeûne en plein match n’est peut-être qu’une première étape, une porte ouverte à d’autres revendications, estiment-ils. Aujourd'hui, l’iftar derrière la ligne de touche, demain la prière sur la pelouse ? Rien n'est impossible.

Des silences

Enfin, le très ouvert Pep Guardiola a estimé qu’il s’agissait d’« un élément important et visible pour rendre le jeu accueillant pour les joueurs et les communautés musulmanes ». Avant les années 2020, il y avait déjà des joueurs musulmans sur les pelouses : Zinédine Zidane, Franck Ribéry, Samir Nasri, Sami Khedira ou encore Mohamed Sissoko. À leur époque, il n’y avait pas de pause prévue pour la rupture du jeûne du ramadan. Cela ne les empêchait pas de jouer et d’être performants. Tous ont adapté leur pratique religieuse à leur profession. Les championnats dans lesquels ils évoluaient n’ont pas créé de protocoles spéciaux pour eux.

Pourquoi les choses ont-elles changé ? Parce que, dans le football comme dans bon nombre de domaines, l’Europe ne prône plus l’assimilation mais l’accommodation. Ainsi, par de petits détails, des presque rien qui ne changent pas le cours du match et qui n’enlèvent rien aux non-musulmans, l’islam s’impose. La France, même en partie abritée par le principe de laïcité, le constate également. Sur les terrains de football français, pas de rupture officielle du jeûne, mais des subterfuges qui permettent de contourner le règlement. Le dimanche 22 février, Anthony Lopes, le gardien de but du FC Nantes, a simulé une blessure pour permettre à ses coéquipiers musulmans d’aller se restaurer. Qu’en disent la Fédération française de football (FFF), la Ligue de football professionnel (LFP) et le ministère des Sports ? Aucune de nos questions n’a trouvé de réponse. Ces silences sont coupables, ils laissent entendre qu’il est aujourd’hui toléré de piétiner la laïcité et de faire entrer la religion sur les terrains de sport. Ça promet !

Vos commentaires

70 commentaires

  1. Pourquoi les joueurs musulmans ne s’abstiennent ils pas simplement de jouer pendant le ramadan ? Il y a des exceptions dans cette religion qui dispensent certaines personnes de faire le jeûne : femmes enceintes, personnes malades, etc… pourquoi pas des sportifs ? Mais je crois bien que le problème est ailleurs.

  2. Quand je lis certains commentaires ici, je comprends que l’islamisation de la France a de beaux jours devant elle. Étant chrétien, je demande donc à ce qu’on interrompt toutes les manifestations sportives lors de la messe dominicale, le soir pour les vêpres, à l’heure de l’Angelus (trois fois par jour), etc.

  3. Le respect a un seul sens … toujours essayer d’imposer leur religion et lois …. L’Angleterre bientôt califat islamiste avec tribunaux religieux , police religieuse et la charia, déjà qu’ils ont imposé le retour aux mariages entre membres de la famille … bientôt les mariages imposés et ceux avec des gamines ?

  4. C’est totalement volontaire de démarrer ce match à l’heure prévue. Comme dit Jeanne Fourquet, il suffisait de le démarrer 15 ou 20mn plus tard. De plus,qui va me faire croire que lors des autres matchs durant la période du ramadan,ces 3 gugusses ne buvaient pas pendant 90mn ou à la mi-temps dans le vestiaires .

  5. Je me demande une chose : manger et boire au début d’un match ne réduit-il pas les performances ?
    J’ai toujours entendu que manger avant de chanter sur scène est très mauvais. En sport ce n’est pas la même chose ?

  6. Il ne faut pas adapter la vie occidentale à une religion orientale, mais adapter la vie des religieux orientaux à la vie occidentale.
    Ils connaissent à peu de choses près l’heure de la rupture du jeûne, ils refusent de participer à un match qui enjambe cette heure.
    C’est ce que ferait un juif si le cas se présentait.
    Un chanteur ou un acteur juif qui veut respecter shabbat inclut dans ses contrats une clause disant qu’il ne travaillera pas vendredi soir, et l’organisateur le fait remplacer ce soir là.

  7. Si la religion n’est pas gênante, la faire entrer sur les terrains de sport ne me pose aucun problème. On a souvent vu des joueurs faire le signe de croix lors d’une compétition. L’ennui, comme toujours, ce sont les manifestations prosélytes outrecuidantes de la religion de paix et d’amour. Le problème ce sont les revendications exorbitantes de l’islam politique. Et les serviteurs zélés des frères musulmans et autres officines islamistes doivent être dénoncés comme il se doit. Soutien aux siffleurs !

  8. L’assimilation peut fonctionner dans les deux sens , quand une minorité arrive elle doit s’assimiler au pays qui l’accueille , mais si cette minorité est menaçante et violente , elle peut imposer au pays d’accueil de s’assimiler . Nous ne nous adapterons pas à vous , c’est vous qui devrez vous adapter à nous , avant qu’on vous dirige , le nombre et la natalité travaillent pour nous .

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