Oublions, pour une fois, la solitude de la Grèce, ce nouveau « Camp des saints » face à l’invasion migratoire orientale. Oublions l’inexistence européenne, en coma quelque peu dépassé, n’est-ce pas Monsieur le Président ! Oublions de nous demander si l’on est réellement plus forts à plusieurs, et divisés, ou plus fort, seul, et libre.

Non, revenons en France. Devant la Justice française comparaissent, aujourd’hui, quatre hommes soupçonnés d’être impliqués dans la tentative d’incendie de la préfecture du Puy-en-Velay, en décembre 2018, lors d’une manifestation des gilets jaunes.

J’écris bien « manifestation », puisque le mot a été employé pour les « Nuit debout », lorsque a été perpétrée une autre tentative d’incendie, contre un véhicule de police et ses occupants, cette fois-là. Loin de moi l’idée d’excuser les prévenus de Haute-Loire. Ils doivent être jugés, c’est évident, et probablement condamnés.

Ce qui est intéressant, ce sont les réactions des lecteurs d’un grand quotidien ayant pignon sur rue dans les beaux quartiers.

J’y lis une stupéfiante libération de haine antifrançaise et anti-pauvres. Innombrables et largement majoritaires sont les opinons du genre : « Souhaitons que la Justice fasse son travail et condamne ces personnes au remboursement intégral des dégradations si ce n’est sur leurs revenus, leurs biens ou leurs allocs ! »

La curée. « Condamnez » (dix ans de prisons encourus). « Faites vendre les maisons. » Un déferlement de haine franco-française qui me stupéfie toujours. Ces émeutiers ont-ils donc tenté de brûler l’appartement parisien de ces gens que la haine de leurs compatriotes déchaîne ? Leur ont-ils enlevé quoi que ce soit, à part les avoir gênés pour acheter leurs croissants du samedi matin ?

Rares sont les commentateurs qui sauvent l’honneur. Ceux-là, je me permets de les citer et de les inscrire en lettres d’or à mon « mur des Français » :

« Tant que vous ferez de tels commentaires, le pouvoir punira les toutes petites gens qui aiment leur pays, et pendant ce temps, les vrais problèmes de société resteront enlisés… »

« Beaucoup de commentaires sévères à l’encontre du petit peuple français. C’est misérable. »

L’absence de sens commun national sera la perte de tous. Certains s’en apercevront, trop tard, comme d’habitude.

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