Municipales : à Nice, Ciotti et Estrosi se partagent les vedettes

Et à Paris, la nièce d'Alain Jakubowicz rejoint le RN !
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captureX/ThierryCollard, CC BY-SA 4.0 , via Wikimedia Commons/AFP__20230623__33KU4DH__v2__MidRes__FrancePoliticsCulture

Plus que jamais, la bataille des municipales est lancée, les candidats se font face et grossissent leur rang. Tout particulièrement à Nice, où des personnalités bien connues des Français annoncent des ralliements parfois inattendus. Ainsi, Nice-Presse annonçait, le 15 février, que « deux nouveaux élus passés par la majorité de Christian Estrosi [allaient] rejoindre la liste d’Éric Ciotti pour les municipales 2026 à Nice », dont Henry-Jean Servat. Trois jours avant, le journal local titrait : « Parmi quelques surprises, Denise Fabre et Gérard Holtz sur la liste de Christian Estrosi pour les municipales 2026 à Nice. » Entre ceux que les médias aiment appeler les « meilleurs ennemis », la bataille des voix passent aussi par les célébrités !

À Nice, la bataille des listes

« La confrontation très attendue entre Christian Estrosi et Éric Ciotti concentre tous les regards, à Nice. Le maire sortant, désormais membre d’Horizons et soutenu par le bloc central, affrontera l’ancien président des Républicains, aujourd’hui allié du Rassemblement national », écrit Public Sénat, à un mois du scrutin. Avec des ralliements inattendus de proches de l’un passés chez l’autre, et inversement, les listes électorales rebattaient déjà les cartes et promettaient des débats houleux.

Voilà maintenant que des personnalités s’en mêlent ! D’après Nice-Presse, Henry-Jean Servat rejoindrait la liste RN UDR d’Éric Ciotti. Anciennement élu conseiller municipal, le journaliste achèverait ainsi la rupture avec Christian Estrosi. En face, Gérard Holtz, journaliste et commentateur sportif, ainsi que Denise Fabre, ancienne animatrice télé qui avait déjà soutenu le maire de Nice en 2008, ont annoncé faire partie de la liste proposée par le maire sortant.

Une rupture consommée pour le journaliste ?

Entre le maire sortant et son ancien soutien Henry-Jean Servat, la rupture était déjà consommée mais, de là à s’engager aux côtés de l’ancien rival, il fallait encore franchir le pas. Si, pour l’heure, le ralliement de ce fidèle défenseur de la cause animale ne semble pas avoir été confirmé par l’intéressé, 20 Minutes rapportait déjà en 2023 ce qui ressemblait à un rapprochement. Le journal expliquait ainsi que « Christian Estrosi retire ses délégations à Henry-Jean Servat, qui s’estime "viré pour insolence et franc-parler" ». En guise de pomme de la discorde, une interview donnée par l’écrivain à Nice-Matin qui n’avait pas plu au maire, puisqu'il critiquait « sans langue de bois [...] la programmation "woke" de l’opéra, les "horribles" statues de Richard Orlinski exposées en ville, mais aussi les "gens qui s’occupent du cinéma" et qui "n’y connaissent rien" », ainsi que la destruction du théâtre national. À l’époque, déjà, Éric Ciotti, encore député et patron de LR, avait approuvé cette intervention : « Il a dit tout haut ce que les élus niçois pensent tout bas. »

Deux anciens animateurs sur la liste d'Estrosi

Dans le camp adverse, le maire sortant Horizons se voit rejoint par un ancien animateur et commentateur sportif que les Français connaissent bien : Gérard Holtz. Pour Christian Estrosi, c’est un atout non négligeable : « Journaliste passionné, amoureux du sport et de l’olympisme, il a accompagné les plus grands moments sportifs et fait vibrer des générations de Français. Son regard, son expérience et son engagement seront précieux pour préparer les Jeux olympiques d'hiver de 2030 à Nice », explique-t-il, sur X, en légende d’une photo les montrant tous deux bras dessus, bras dessous en tenue de cyclistes. Pour Denise Fabre, ce n’est pas une grande surprise ni une nouveauté : conseillère municipale entre 2008 et 2020, l’animatrice et présentatrice est une fidèle de l’édile auquel elle a prêté sa voix et son visage, le 12 février, pour faire campagne sur X.

À Paris, Julia Jakubowicz candidate UDR-RN

Si, à Nice, les personnalités sont entrées en campagne, à Paris, un autre nom connu commence à interpeller : Julia Jakubowicz est la candidate UDR-RN à la mairie du IXe arrondissement. Ancien président de la LICRA, Alain Jakubowicz, son oncle, avait appelé à voter Emmanuel Macron contre Marine Le Pen en 2017 et en 2022. Dans une interview à i24, la nièce ne se laisse pas démonter et explique son engagement « cohérent avec l’évolution des menaces ».

Interrogée au sujet de son oncle et de leurs potentielles mésententes, la candidate explique respecter le combat qui a été le sien… « mais moi, je voudrais qu’on me laisse mener le mien qui est celui d’une autre époque avec une autre menace ». Elle ajoute regretter que son oncle n'ait pas fait sa « mue comme d’autres l’ont fait [...] mais ce qui est sûr, c’est que les convictions politiques ne se monnayent pas malgré tout l’amour familial qu['elle] lui porte.» Entre ses convictions et son nom, Julia Jakubowicz, qui a fait de l'union des droites son cheval de bataille, devrait être un nouvel atout majeur pour le camp qu'elle a choisi !

Vos commentaires

21 commentaires

  1. Zemmour soutient Estrosi et Knafo ne voit aucun inconvénient à s’allier avec la macroniste Dati. Cherchez l’erreur… pauvres électeurs de Reconquête. Il est encore temps de rejoindre les vrais patriotes.

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