Loïk Le Floch-Prigent est mort

Loïk Le Floch-Prigent, ancien PDG de grandes sociétés publiques françaises dans les années 1980-90.
Brève 1

Loïk Le Floch-Prigent, ancien PDG de grandes sociétés publiques françaises dans les années 1980-90, comme Rhône-Poulenc, Elf Aquitaine, GDF et la SNCF, est mort d'un cancer, ce mercredi 16 juillet, à 81 ans, a annoncé sa femme à l'AFP.

Ce Breton de souche, né le 21 septembre 1943 à Brest, ingénieur de formation, diplômé de l’École nationale supérieure d’hydraulique et de mécanique de Grenoble, fut directeur de cabinet du ministre de l'Industrie, Pierre Dreyfus, de 1981 à 1982, sous le gouvernement Mauroy. En 1982, il devient PDG de Rhône-Poulenc, dont il assume la présidence jusqu'en 1986. Il contribue alors au redressement de l'entreprise qui accumulait les pertes avant son arrivée. En 1989, Michel Rocard le nomme PDG d'Elf Aquitaine, alors premier groupe industriel français, et il reste à ce poste quatre ans durant lesquels la société double sa production de pétrole. Puis, en 1993, Édouard Balladur le nomme président de Gaz de France, responsabilité qu'il détient jusqu'en 1996. Enfin, en 1995, Jacques Chirac le nomme président de la SNCF. Il ne restera à ce poste que jusqu'au 4 juillet 1996, date à laquelle il fut mis en examen et écroué dans le cadre de l'affaire nommée alors Elf-Bidermann, portant sur le financement de l'entreprise textile Bidermann par Elf entre 1989 et 1993.

En 2003, Loïk Le Floch-Prigent fut condamné à des peines de prison ferme pour « abus de biens sociaux » dans le volet principal de l'affaire Elf. Il reconnut l’existence d’un « système d’État » mis en place dès les débuts d’Elf, destiné à servir les intérêts géostratégiques français sur le continent africain.

Son épouse, Marlène Le Floch-Prigent, a déclaré à l'AFP : « Jusqu’au bout, le grand capitaine d’industrie qu’il était se sera battu aussi bien pour ses entreprises que pour la défense de l’industrie française. Loïk avait une passion pour la France qu'il a servie avec détermination aussi bien dans le monde du privé qu'en grand serviteur de l'État. »

Vos commentaires

21 commentaires

  1. Pourquoi ne ferait on pas une avenue à son nom ? Il valait tellement mieux que ces petits délinquants à qui on veut offrir une plaque de rue pour avoir la paix électorale.

  2. Je ne le connaissez pas en tant que patron, mais je pense que j’aurai aimé travailler avec lui, il avait l’air simple et avenant. Une chose est certaine c’était un grand connaisseur des questions de l’énergie, comme Mr Bouclé. J’aimais beaucoup ses explications pour les avoir vu à plusieurs reprises.
    Condoléances à sa famille et RIP Mr Loïk .

  3. La justice était contre lui, avec une certaine Eva Joly aux manettes, ce qui en dit long, il avait la raison d’Etat comme boussole. Voilà une très grande perte, d’autant qu’il continuait de donner des avis très éclairés sur ce qui se passe. Quand on compare le battage fait autour du décès de M. Ardisson, un très bon professionnel mais qu’a-t-il fait pour la France ?, on peut être un peu déçu.

    • La France macroniste (mais pas qu’elle) préfère de beaucoup les saltimbanques aux capitaines d’industrie, et pourtant ce sont eux qui les font vivre.

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