L’objectif d’Anne Hidalgo : non pas verdir la capitale, mais bien faire du passé table rase !

Capture d'écran ©France 2
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C’est en face du Cirque d’hiver, sur le boulevard des Filles-du-Calvaire, dans le XIe arrondissement de Paris : un joli petit square va disparaître, comme tant d’autres.

Au nom de la « végétalisation de la capitale » claironnée par Anne Hidalgo, on va troquer les bancs centenaires de Davioud contre des blocs de granit et supprimer le coin des enfants au profit d’une ouverture tous azimuts.


Comme dit un internaute, « les cyclopathes vont pouvoir traverser ce nouvel espace minéral à vive allure. C'était le but des travaux, en plus de jouir de pouvoir rayer de la carte un square petit-bourgeois. » « C’est un massacre ! », écrit un autre, rappelant que « ce petit square, aux dimensions harmonieuses, tellement parisien dans son allure, avait été crée par Hittorff en 1852. Décidément, nos édiles détestent cette ville ! » Hittorff était le constructeur du Cirque d’hiver Bouglione (son nom actuel), à l’origine Cirque Napoléon, et c’est bien là l’insupportable.

Car en continuant de saccager Paris, Anne Hidalgo poursuit à l’évidence un autre objectif : non pas verdir la capitale, comme elle le prétend, mais bien faire du passé table rase. Surtout, effacer ce Paris que les touristes recherchent : celui de Napoléon III, du baron Haussmann, de Davioud, de Hittorff, etc. Alors oui, bien sûr, il ne faudrait pas faire de la ville un seul musée à ciel ouvert, mais la massacrer et l’enlaidir au nom de l’idéologie n’est pas acceptable.

On tremble, d’ailleurs, en se demandant ce qui sortira de la transformation des Champs-Élysées, cette avenue dont on ne cesse de répéter qu’elle est « la plus belle du monde ». Mme Hidalgo a donc décidé de « réenchanter les Champs-Élysées » - c’est le nom du projet. Au menu : « des améliorations esthétiques, du confort pour les piétons, des itinéraires de promenades dans les jardins rénovés, proposant de nouveaux circuits de découvertes culturelles et événementielles ».

La première étape a été le remplacement des six fontaines de Max Ingrand, certes massives, au rond-point, par des mâts de 13 m de haut habillés de strass Swarovski. « Ce projet est un iceberg. Ces fontaines sont associées aux moments de joie. Nous avons voulu produire du merveilleux, du subtil, sans recherche de spectaculaire. Ces six pièces tournent en chorégraphie sur un rond-point où tournent les voitures », dit leur créateur Ronan Bouroullec. Va pour le merveilleux et le subtil, sauf qu’elles pissent trois gouttes et sont le plus souvent à l’arrêt. Coût : 6,3 millions d’euros, heureusement financés par le mécénat.

La destruction du vieux Paris continue à marche forcée. Ont déjà disparu des artères parisiennes les jolis kiosques de Davioud, les lampadaires, les bancs, les feux de signalisation, les colonnes Morris, les fontaines Wallace… bref, tout ce qui faisait le charme suranné de ses quartiers historiques.

Il faut embellir la capitale en prévision des Jeux olympiques 2024, dit la mairie, et l’on craint qu’au gouffre financier qui ne manquera pas d’en résulter s’ajoute une « modernisation » catastrophique de la capitale. Comme la transformation des petits parcs et jardins en clones de la place de République : blocs de granit et bancs en bois de récupération pour « offr(ir) des lieux d’animations grand public et de mixité sociale ».

À comprendre : des couchages de fortune aux migrants et des rats aux passants…

Marie Delarue
Marie Delarue
Journaliste à BV, artiste

Vos commentaires

24 commentaires

  1. Mais non ce n’est pas de sa faute la pauvre tout simplement c’est une malade mentale, sa place ne devrait pas être à la mairie. Enfin si les bobos écolos de pacotilles parisiens n’avaient pas voté pour cette folle, Paris ne serai pas enlaidie ni ruiné.

  2. Hidalgo se prend pour le Baron Haussmann, non pour embellir, mais pour détruire !
    Il faudra plusieurs générations pour redonner sa splendeur à Paris, une fois que la Capitale aura retrouvé sa liberté !
    Et nos descendants pourront alors reprendre en chœur les mots du Général de Gaulle : « Paris… Paris outragé ! Paris brisé !… mais Paris libéré !

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