[LIVRE] Les catholiques peuvent-ils s’opposer à l’accueil des migrants ?
Peut-on être catholique et souhaiter une politique migratoire contrôlée ? Les catholiques doivent-ils, comme y invitait le pape François, dénoncer « une culture du rejet » et une « mondialisation de l’indifférence » ? Quelle frontière entre la charité personnelle et le bien supérieur d’une nation ? Comment conjuguer secours immédiat et responsabilité politique ? Autant de questions et de débats passionnants dans Jusqu’où peut-on accueillir les migrants, un livre paru aux Éditions Desclée de Brouwer. Il est la retranscription d’un débat organisé aux Bernardins à Paris, il y a un an, entre Monseigneur Olivier Leborgne et Charlotte d’Ornellas. Le premier, évêque d’Arras (Pas-de-Calais), parle avec expérience d’un sujet brûlant dans son diocèse. La seconde, journaliste au JDD, ne fait pas mystère de sa foi chevillée au corps et de sa pratique religieuse régulière.
Celle qui fit ses armes chez Boulevard Voltaire est connue pour son franc-parler, ses convictions solidement ancrées et une capacité (en voie de disparition) à dialoguer, arguments contre arguments, dans le respect et l’écoute. Sur les sujets migratoires, les catholiques sont souvent désorientés. Ces dernières années, les propos du pape François ont heurté nombre d’entre eux, d’autant que s’ajoutent régulièrement les prises de position d’une partie de l’épiscopat rapidement prompt à intervenir dans le débat public afin de s’opposer aux « idées d’extrême droite ».
« L'exil intérieur »
Charlotte d’Ornellas se fait le brillant avocat des catholiques inquiets d’une immigration qui a changé de visage. « On dit souvent que l’immigration a toujours fait partie de l’histoire de l’humanité, ce qui est vrai. Mais le changement des dernières années, c’est le nombre », explique la chroniqueuse de Face à l’info, sur CNews, qui ajoute, plus loin : « Désormais, la majorité des étrangers qui arrivent en France sont extra-européens, issus de civilisations extrêmement différentes. » Monseigneur Leborgne, qui lui répond, assure « comprendre cette inquiétude. Mais la comprendre ne signifie pas y céder en tout. »
Ce petit livre est précieux car il synthétise un argumentaire simple et de bon sens pour les catholiques accusés de renier leur foi quand ils dénoncent les politiques migratoires dérégulées actuelles. « Il y a un exil dont personne ne parle jamais, dans la politique d’immigration, c’est l’exil intérieur. » Charlotte d’Ornellas est claire, concise, dans un ton ferme, mais sans prétention, sur le fond et bienveillant sur la forme. On ne lira pas forcément cet opus pour la puissance des propos de l’évêque d’Arras, qui sont assez décevants et rassemblent souvent beaucoup de poncifs et de mièvreries sur « l’accueil de l’Autre » et sur « l’Europe chrétienne [qui] n’est pas une Europe repliée sur elle-même ». Ils permettent néanmoins à celle qui cite sainte Jeanne d’Arc comme « figure de [s]a vie » et « [s]on modèle de vertu » de prouver que l’on peut être un chrétien opposé de manière équilibrée et argumentée à la folie migratoire de notre temps.
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68 commentaires
L’histoire ne pardonne pas aux peuples qui se couchent. JMLP.
Dommage que sa fifille ne l’ait pas écouté …
Quelle que soit la misère établie du Monde et ses dérives possibles, le complexe migratoire correspond certainement au complexe colonial.
Dans cette circonstance, que ceux qui se sentent redevables et implorant le pardon agissent pour eux même, et non pour les autres en pudibonderie moraliste très éloignée du passage à l’acte solidaire (hébergement, alimentation, formation, éducation, voire davantage…titre de séjour!).
Oui, tout à fait ! Jésus a bien chassé les marchands du temple me semble t’il ? C’est une partie du nouveau testament qu’on oublie trop souvent d’évoquer ! Dans les textes chrétiens, il n’y a pas seulement le conseil de « tendre l’autre joue » ; ça les mécréants islamo gocho nous le rappellent toujours.
Quand le Lévitique écrivait « Vous traiterez l’étranger en séjour parmi vous comme un indigène du milieu de vous; vous l’aimerez comme vous-mêmes, car vous avez été étrangers dans le pays d’Egypte », il s’agissait de 3 bédouins, 4 tentes et 6 chèvres.
L’accueil incontrôlé d’aujourd’hui est ce que Chesterton appelait « les vertus chrétiennes devenues folles ».
Que chacun reste chez soi et les vaches seront bien gardées
MERCI à « Solange Denais » ci dessous, de l’avoir dit pour moi !!!
Bonne journée
Ma question philosophique à moi est de savoir si ce sont les chrétiens qui doivent accueillir les migrants chez eux ou plus raisonnablement les socialistes chez eux, ces derniers décidant de cette dynamique de masse qui dévaste nos racines et sans consultation citoyenne. La question de l’humanisme prétendu doit d’abord être cohérente avec elle même, côté donneur de leçons, et les chrétiens ou les catholiques doivent disposer de leur libre arbitre, en la matière comme pour autre choses, n’étant pas des sous citoyens sauf dans l’éducation nationale et l’administration.
Quand on se rend au Vatican, on constate qu’il est entouré d’épaisses murailles, gardées par des hommes en arme.
Un peu decu des arguments de l’eglise. Surtout quand on connait ce qu’il y a derrière. Je ne m’y reconnais pas dans cette fausse charite qui cache peut-être une prise de position equilibree comme a du le faire Charlotte d’Ornellas. Le courage d’avoir peur du pere Molinie me revient.
Et rentrer illégalement va valoir la taule et une amende de plus de 25.000 e
Les évêques, comme l’écrit le théologien allemand Eugen Drewermann, ne sont que des Fonctionnaires de Dieu. Dès lors, leurs paroles, en général, ne relèvent que d’argumentaires codifiés par des prélats en chambre. Ces mêmes prélats ne veulent plus se souvenir de l’Histoire temporelle et princière de leur Etat, qui ne fut réduit à l’échelle actuelle que sous Mussolini au vingtième siècle. Au nom de la foi, les croisades et la Reconquista furent lancées, au Moyen-Age, avec l’ardeur guerrière que nos livres d’Histoire nous décrivent. Au nom de la foi, les bûchers, les massacres et les guerres de religions marquent les seizième et dix-septième siècles. Au nom de la foi, l’Europe va combattre les envahisseurs ottomans des quinzième au vingtième siècles. Etc, etc.
Que craignent les fonctionnaires de Dieu ? Que l’on continue de révéler les ombres inavouables de l’Eglise. Les faces cachées de l’Eglise que l’on dénonce depuis Diderot (18e siècle), en passant par Erckmann-Chatrian (19e siècle, jusqu’aux révélations actuelles dans la presse et les médias.
Oui, ils font profil bas au point de se renier et de désagréger, à la longue, l’institution. En agissant ainsi, ils font fi de la foi profonde qui anime toujours des milliers, des millions de croyants et de chrétiens, lesquels recherchent la voix et la voie de Jésus et non la version opportuniste et politique de Pierre.
En France comme dans tous les pays d’Europe occidentale, les temps ont rendu à César ce qui appartient à César et rendu à Dieu ce qui lui appartient. La désertification de lieux de cultes relève plus du désappointement des fidèles que des textes de lois, votées au parlement. De plus, Marguerite Yourcenar, dans l’Oeuvre au noir, dénonce bien l’Inquisition qui forçait les populations à se serrer dans les lieux de culte pour ne pas finir pendu ou brûlé vif !
Tout ceci explique cela et la question de l’immigration ne doit se concevoir et s’établir dans chaque Parlement national, sans demander l’avis d’ecclésiastiques de tous bords , de magistrats de tous horizons nationaux ou internationaux. Seule la voix du peuple doit prévaloir !
« Charité bien ordonnée commence par soi-même ». Pour que la France reste catholique, on ne peut pas accepter que l’islam et la franc-maconnerie l’envahissent. On peut très bien aider les autres, mais là où c’est le mieux pour eux, c’est-à-dire chacun dans son pays.
Pour répondre à la question « Les catholique peuvent-ils s’opposer à l’accueil des migrants » il faut en poser une autre :
Les migrants ont-ils l’intention de s’intégrer à notre civilisation ou ont-ils l’intention de la remplacer ?
Je n’ai pas lu ce livre ( que je découvre ). Les catholiques le peuvent, comme ils peuvent le contraire. Pour d’autres, ce n’est pas même vraiment un sujet ( je ne dis pas ça comme ça, sinon… ). De toute façon, on entend ceux que l’on peut entendre ( je n’ose écrire _ ou alors entre parenthèses _ ceux qui ont « Voix au Chapitre » ).
Tout le monde sent intuitivement ou comprend à travers les chiffres que cette conception du catholicisme qui érige la charité en principe absolu, c a d déconnecté de la réalité des capacités à l’assumer est absurde. Un autre des articles de ce matin qui rappelle que les civilisations ne meurent pas assassinées mais toujours d’un suicide, répond à la question du livre : accueil tant que celui-ci est qualitativement et quantitativement compatible avec les capacités économiques et sociologiques du pays d’accueil. Au nom de quel enseignement du Christ peut-on considérer que la créolisation de l’humanité qui semble être l’arrière-pensée du Vatican, est une contrainte des Hommes ?
Les catholiques peuvent-ils s’opposer à l’accueil des migrants ? JE VEUX mon neveu.
Et comment !!!
J’admire l’intelligence de Mme d’Ornella mais je suis effondré chaque fois que je l’entend aller sur le terrain des croyances religieuses. Comment peut-on être aussi vive et personnelle et adhérer à toutes ces bêtises catholiques… Ca me dépasse, le besoin d’appartenance au groupe je suppose…
Ces bêtises catholiques ont fais la France.
Non, la France au contraire a dû s’extirper le la monarchie catholique pour retrouver la grandeur qu’avait perdu l’Europe en perdant la culture gréco-romaine.
Ah bon ? Au moins les catholiques affichent leurs croyances et opinions. Et les francs-macons ??? Ils sont transparents, eux ?