[GRANDE ENQUETE] Les bonnes œuvres très immigrationnistes de la Fondation BNP Paribas

La banque quitte en catimini Aubervilliers... mais sa fondation milite pour « changer le regard sur les réfugiés ».
Photo Jean Bexon pour BV
Photo Jean Bexon pour BV

Rectificatif ce 2 février 2026 :

BV a commis par erreur une confusion entre l'association D-CLIC et l'association D'Clic. L'association D-CLIC, sise 1A Place des Orphelins, 67 000 Strasbourg, nous indique que nous citons l'Association D'Clic Strasbourg et que nous incorporons un lien vers le site BNP Paribas présentant l'association D-CLIC sise Maison des associations, 1 Place des Oprhelins , 67 000 Strasbourg, représentée par son président, M. Achour Jaouhari. "L'association D-CLIC (Strasbourg) a été citée de manière érronée, désignée à tort sans la moindre vérification et prise de contact préalable. Elle n'a aucun lien avec l'association presqu'homonyme D'Clic (qui s'écrit avec une apostrophe et non avec un tiret ), les faits contenus qui lui sont imputés et les personnes qui sont visées dans cet article. De fait, le lien de renvoi sur le site du groupe BNP Paribas où l'association D-CLIC (Strasbourg) est présentée crée une confusion qui n'a pas lieu d'être avec D'Clic". Dont acte. Nous présentons nos excuses à l'association D-CLIC. Le texte de cet article est corrigé ce jour en conséquence.

 

Texte :

Avec cet article, BV inaugure un nouveau registre dans le traitement de l'actualité,: celui des grandes enquêtes. Outre le traitement original de l'actualité au jour le jour, votre média, « le quotidien de la France droite », vous proposera désormais régulièrement des articles fouillés sur des aspects de l'actualité qui méritent une attention et des recherches plus importantes. [GRANDE ENQUÊTE] se penche, cette semaine, sur une face méconnue des activités d'un des établissements bancaires les plus connus des Français. Parce qu'un lecteur averti en vaut deux. Bonne lecture !

 

Vols, agressions verbales ou physiques, insécurité, campements sauvages sous les fenêtres des bureaux, présence de points de deal avec le potentiel d’insécurité et de tirs à balles qui va avec : le spectacle de la « France ouverte sur le monde » provoque la fuite des salariés de la BNP Paribas… Les 2.000 salariés de la BNP quitteront prochainement le quartier d'entreprises Rosa Parks MacDonald qui s'étend le long du boulevard des Maréchaux, dans le XIXe arrondissement de Paris, entre le canal Saint-Denis et la porte d'Aubervilliers. Jean Bexon, pour BV, s'est rendu sur place. Le contraste entre le siège d'une grande banque et la misère de ce quartier victime du crack et de l'immigration sauvage, où des migrants vivent dans le froid et les bidonvilles, est saisissant.

Curieusement, la banque n'a pas, à ce jour, répondu aux questions de BV : elles ont été adressées dûment par courriel au service de communication le 16 décembre 2025, puis le 6 janvier 2026. Selon CNews, et Europe 1, la BNP envisage de prendre la poudre d'escampette. Les migrants, c'est bien... de loin. Pour Le Parisien, la décision a bien été prise.

Car si le vivre ensemble à la BNP n'a pas de prix, il a un coût humain et financier ! Afin d'assurer la sécurité des salariés, il a fallu embaucher... 18 vigiles ! Des policiers font régulièrement des patrouilles dans le secteur. Insuffisant, apparemment. Les salariés de la banque ne sont pas les seuls à tirer la sonnette d'alarme. Tout le quartier se plaint de l'insécurité galopante. Les habitants dénoncent le racket, la peur et les trafics. Pour eux, l’enfer continue. Pour les salariés de la banque, ce n’est plus qu’une question de temps. Ils devraient donc poser bientôt leurs cartons à Levallois ou à Nanterre. Dieu sait pourquoi, la vertueuse BNP n’a pas choisi Trappes ou Sarcelles...

« Plus que jamais, il faut soutenir les réfugiés »

Difficile de reprocher aux salariés de la BNP l'envie de fuir le quartier insalubre d'une ville régulièrement classée parmi les plus dangereuses de France. Mais voilà, l'entreprise n'assume pas vraiment, c'est le moins qu'on puisse dire. Pendant que le personnel prépare ses cartons, la BNP fait le choix du soutien affiché au même vivre ensemble... alors que cette thématique ne fait plus recette. Elle est même devenue risquée pour l'image des grandes sociétés.

Ce 19 novembre 2025, une dépêche de l’AFP, reprise par de nombreux médias, notamment France 24, constatait ainsi que les dons aux associations de soutien aux migrants sont en chute libre : trop clivant. « Les ONG qui, il y a 20 ans, étaient considérées comme des organisations de solidarité et des sujets de fierté sont désormais jugées comme complices de passeurs et criminelles », se désole le directeur général de Singa, qui veut « accélérer l'inclusion » et « changer les regards sur la migration ». Dans ce reflux qui touche apparemment un grand nombre d'associations immigrationnistes, une société assume, maintient ses financements et revendique son soutien à cette cause : la fondation BNP Paribas. « Plus que jamais, il faut soutenir les réfugiés face aux baisses des subventions publiques et la crise des associations historiquement grave en France comme aux États-Unis », plaide Isabelle Giordano, la déléguée générale de la fondation BNP Paribas, interrogée par l'AFP. L’ancienne Madame Cinéma de Canal+ période bobo de gauche, qu’on a vue fouler les tapis rouges du Festival de Cannes en robe du soir, puise dans les caisses de la BNP 35 à 41 millions d’euros annuels, saupoudrés dans les « bonnes œuvres » de douze pays d’Europe. Y compris dans les pays dont l’opinion publique supporte mal l’immigration de masse, comme aux Pays-Bas. Isabelle Giordano le revendique sans chichi : « On doit réaffirmer nos engagements et nos convictions. » Les campagnes paupérisées peuvent aller frapper à d'autres portes : les bonnes œuvres de la BNP distribuées par Mme Giordano ne la concernent pas. La fondation BNP Paribas préfère entreprendre de « changer le regard sur les réfugiés ». Des « réfugiés » qui sont 150.000 à frapper, chaque année, à la porte de la France, mais dont on sait qu'une grande majorité n'obtient pas l'asile, les juges français considérant que leur dossier ne le permet pas.

Égalité des chances et du mieux vivre ensemble

L’argent de la fondation coule en effet dans une seule direction, celle des banlieues : elles sont pourtant déjà arrosées de subventions d’État, à hauteur de 117 milliards d’euros entre 2010 et 2023, selon l'iFRAP. Peu importe. Avec la Banque commerciale en France (BCEF), la fondation BNP Paribas « accompagne de nombreuses associations qui se mobilisent en faveur des quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV) ». Cela, depuis 2006. L'organisme émanant de la BNP a donc aidé, depuis la création de son programme, « plus de 1.500 associations locales dont les actions de terrain permettent de lutter contre les différentes formes d’exclusion ».

Témoin de ce tropisme, le « Projet Banlieues » de la fondation BNP Paribas. Cette initiative entend « donner de l’élan aux associations de proximité en faveur de l’égalité des chances et du mieux vivre ensemble ». Pour animer la cérémonie 2024 dudit Projet Banlieues et remettre le prix Douce France (sic), la fondation a ainsi fait appel à Ryadh Sallem, sportif handisport français et président de l'association Cap Sport Art Aventure Amitié, par ailleurs... candidat du Parti socialiste aux législatives de 2017 et signataire d’une pétition anti-RN en juin 2024 dans L’Équipe. La banque BNP Paribas expliquera certainement le choix curieux de sa fondation à ses clients.

Parmi les heureux récipiendaires des subsides de la fondation BNP, on trouve notamment une association marseillaise, Le Sel de la vie, « dédiée à combattre les inégalités et à surmonter tous obstacles entravant les droits fondamentaux au quotidien ». En 2024, toujours, l'œuvre d'Isabelle Giordano a choisi d'aider l’association Rêv’Elle Toi de Grigny, dont la présidente s’affiche voilée. Une association soutenue par de nombreuses entreprises ou administrations, car elle « lutte contre le triple déterminisme auquel les jeunes femmes des quartiers populaires doivent faire face dans leur quotidien : social, genre et territoire ». La fondation BNP apporte son concours à SAWA, association à but non lucratif fondée en 2020 dont la mission est de favoriser l'inclusion sociale et culturelle des personnes en situation d'exil par le biais du langage universel de la cuisine.

De leur côté, les ruraux peuvent aller aux champignons : les agences BNP ferment les unes après les autres dans les villes petites et moyennes. La banque BNP Paribas a annoncé discrètement, en mars dernier, qu’elle allait faire disparaître 500 implantations d’ici 2030, soit un tiers de ses agences dans l’Hexagone ! Pas assez rentables. Ces Français-là se débrouilleront. La banque d’un monde qui change a ses priorités : ils n'en font pas partie.

Cet article a été mis à jour pour la dernière fois le 02/02/2026 à 16:45.
Picture of Marc Baudriller
Marc Baudriller
Directeur adjoint de la rédaction de BV, éditorialiste

Vos commentaires

54 commentaires

  1. Une seule réponse, les amis qui lisent B.V. et qui ont un compte à la BNP, fermez le et aller dans un autre établissement, merci.

  2. Les commentaires sont pitoyables. La BNP n’est qu’un exemple, les patrons des grandes banques doivent être éclatés de rire devant tant de naïveté et d’ignorance.

    • Perso,cela me va,je ne suis pas convaincu par vos propos un peu trop professoraux ,et je me méfie lorsqu’une personne trouve les commentaires pitoyables alors que le pitoyable est plutôt du jugement.
      Si nous sommes naïfs et ignorants,d’autres sont bisounoursables à merci.

  3. Depuis des décennies, les grandes entreprises communiquent sur leur humanisme, leurs bons sentiments, toujours plus loin, toujours plus démagogique. Nous arrivons au bout, de cette mystification. Les zones sûres sont de moins en moins nombreuses, nous parlerons bientôt des zones perdues par les narcotrafiquants.

  4. On peut se demander ce qui domine : l’hypocrisie ou la lâcheté .
    Quoique . . . les deux vont bien ensemble . il y a aussi la cupidité .
    Stupid , cupid comme disent les anglophones .

  5. ils ont un pays de naissance nous ne pouvons plus accueillir chez nous des gens qui ne viennent que pour profiter du système, et si ma banque utilise le peu d’argent que je possède je changerai de banque de qui se moque t’on ?

  6. Si ma banque se lance dans ce genre de sponsoring, fatalement avec mon argent, je m’en vais. Les clients ne peuvent plus dire qu’ils ne savaient pas.

  7. BNPParibas doit bien choisir le lieu du nouveau siège, car au train où vont les choses, il se pourrait bien que les zones du XIX Ième ne se répandent ailleurs…

  8. En outre , il est urgent de fermer vos comptes dans cette banque et d’en retirer votre argent .Avec la societe generale , elle est une des banques europeennes les plus endettees aupres des banques de re escompte. Quand elle prete 1 euro a l’un de ses clients , elle doit 28 a ses banques de re escompte . Pour info , au moment de la crise des subprime, Natixis n’en devait que 8 ….A bon entendeur salut !

  9. Vraiment des guignols ces socialistes en couples avec des personnes qui travaillent dans le luxe alors qu’ils crachent sur les grands patrons… être de gauche relève de troubles mentaux. Et heureusement que je ne suis pas BNP paris bas sinon je changerai immédiatement de banque.

  10. Que les salariés et leur patron se débrouillent donc avec les conséquences de leur idéologie immigrationiste, j’en arrive à ne plus plaindre personne surtout dans ce milieu de la banque.

  11. Bonsoir.
    Très bien cette enquête sur la BNP, très intéressant.
    Je vous propose de faire la même chose pour le groupe M6.
    C’est une chaine qui ne fait que la promotion du halal dans tous ces reportages sur les restaurants pour « djeunes », ses micro-trottoirs lors des journaux télévisés. Sa fondation pour les prisons.
    Et il se passe exactement la même chose pour la radio du groupe RTL. Que de la propagande immigrationniste. Là aussi lors de leur micro trottoir, que des personnes avec des accents ! La parole est donnée aux copains de Pikéty et Zuckmann. Toujours à taper sur la droite !
    Je n’écoute pas France Inter, mais RTL, mais j’ai très souvent l’impression d’écouter une chaine du service public.
    Cordialement.

    • Il faut boycotter ces radios et les chaines anti France,nous avons CNEWS et Europe 1,et c’est très bien.Cela me suffit amplement.

  12. Je boycotte aussi les produits du groupe Mulliez auchan , décathlon, leroy merlin, boulanger.
    Décathlon qui embauche des réfugiés en stage au détriment de bons français en échec scolaire.
    Plus facile d’employer des réfugiés en stage tout subventionné par l’état.

  13. Isabelle Giordano qui était pressentie pour faire partie du machin mort né.
    Du haut commissariat a la diversité.
    Singa dont le président fondateur est un certain Benoît Hamon , ex-deputé PS de Trappes .
    Mais qui préfère le vivre ensemble en la bonne ville d’issy les Moulineaux.
    Une ville de droite .
    Et vivre avec une compagne bourgeoise qui travaille dans un grand groupe de luxe

Commentaires fermés.

Quentin Deranque - que s'est-il vraiment passé ?

Pour ne rien rater

Les plus lus du jour

⇨ Tous les vendredis de 17h30 à 19h30
avec Marc Baudriller et Boulevard Voltaire ⇦

LFI se dresse contre les banquets du Canon français… mais défend les rave party
Yves-Marie Sévillia sur Radio Courtoisie
Vidéo YouTube

Les plus lus de la semaine

Les plus lus du mois