Guillotine érigée place de la Bastille : le député E. Casterman saisit la Justice
« On ne peut plus se permettre de laisser se propager ce type d'appel au meurtre qui pourrait se transformer en actes ! », s'insurge Eddy Casterman, au téléphone. La mise en scène macabre dévoilée par notre journaliste Jean Bexon a enflammé la Toile : en plein cœur de la manifestation du 18 septembre, place de la Bastille, des manifestants escortés par des danseurs endiablés ont porté en triomphe une guillotine sur laquelle étaient inscrits des noms « Bolloré, Arnault, Stérin, couic », accompagnés du slogan « Si t'es écolo, plante un facho ». Un véritable appel au meurtre qui n'est pas passé inaperçu - grâce au tweet de BV - pour le député Identité-Libertés de l'Aisne. Ce dernier a décidé de réagir en signalant au procureur de la République, en vertu de l'article 40 du Code de procédure pénale, ce qu'il considère comme une « provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence » réprimé par l'article 24 de la loi sur la liberté de la presse.
Symptôme d'une contestation marquée par une violence croissante qui ne se cache même plus, l'instrumentalisation de la guillotine par une certaine mouvance de gauche du symbole de la sanglante période révolutionnaire de la Terreur durant laquelle des dizaines de milliers de Français ont été conduits à l'échafaud prend au sein des manifestations d'ultra-gauche une ampleur plus qu'inquiétante.
C’est parti pour un signalement article 40 au Procureur de la République. https://t.co/0d36GoR2ck
— Eddy Casterman (@EddyCasterman) September 18, 2025
« Planter des fachos »
« Ce signalement au procureur de la République intervient dans une contexte d'augmentation de la violence qui s'exerce à l'encontre de militants, d'influenceurs et de lanceurs d'alerte de droite par une gauche qui se radicalise et peut engendrer des drames, on l'a vu aux États-Unis avec ce meurtre de Charlie Kirk par un fou biberonné aux médias et réseaux sociaux d'ultra gauche ! » L'occasion, pour le député, de saluer au passage l'importance de médias alternatifs de droite comme BV sans qui il n'aurait jamais eu connaissance de cette mise en scène : « Ce n'est pas par France Inter ni par Patrick Cohen que l'info me serait parvenue », tient-il à préciser. Il dénonce « la symbolique parfaitement étudiée de cette guillotine sur laquelle des Robespierre des temps modernes appellent à "planter des fachos", autrement dit des gens de droite, puisque c'est ainsi qu'ils les désignent et appellent au meurtre de personnalités ciblées parce que de droite ».
La guillotine, instrument traditionnellement utilisé par l'ultra-gauche
La guillotine a le vent en poupe, ces derniers temps. En France, elle est revenue sur le devant de la scène à l'occasion de la crise des gilets jaunes. L'instrument de mise à mort né en France et utilisé jusqu'à l'abolition de la peine capitale en 1981 sous l'impulsion de Robert Badinter - qui, ironie du sort, sera bientôt panthéonisé - réapparaît aux États-Unis et au Royaume-Uni dans les mains des contestataires d'ultra-gauche. Régulièrement utilisée dans les manifestations anticapitalistes des années 1990, elle est instrumentalisée par des militantss du G20 qui simulent la décapitation du prince Andrew à l'occasion du mariage du prince William en 2011. Lors de la première élection de Donald Trump, elle devient « l’accessoire privilégié des manifestants issus de la gauche radicale aux États-Unis et au Canada » qui brandissent le slogan « Make Guillotines Great Again » et l'utilisent en symbole imagé sous toutes ses formes. À Portland, en 2018, les opposants à la construction du mur mettront en scène la décapitation de leur président.
Des images qui font tache d'huile, en France, où la guillotine reprend racine en 2018, lorsqu'une frange radicalisée des gilets jaunes l'utilise sur les ronds-points et dans certaines manifestations. À Caen, en prévision d'une grève prévue le 21 janvier 2020 - date anniversaire de la décapitation du roi Louis XVI -, une vidéo de manifestants scandant « Louis XVI, on l'a décapité ; Macron; on peut recommencer », relayée par une certaine Raquel Garrido (ancienne députée LFI), crée la polémique. L'élue tente de rétropédaler, pointe « le manque d'autodérision des macronistes » et invoque « le tempérament moqueur des Français et leurs références historiques profondément républicaines » ; un certain romantisme de la guillotine est né. Il sera savamment entretenu par Antoine Léaument, député LFI de l'Essonne, adorateur de Robespierre. Le même mois de janvier 2020, l'appel à la décapitation d'Emmanuel Macron est repris lors d'une manifestation parisienne, place de la Concorde - lieu du supplice de Louis XVI -, au cours de laquelle une collecte est organisée pour le rétablissement de la guillotine.
Lors de l'épidémie de Covid-19, le hashtag #Guillotine2020 fait florès, en France comme aux États-Unis, brandi par une contestation populaire, là encore d'ultra-gauche, exaspérée par les leçons de morale distillées par les riches et les nantis pendant le confinement. Thierry Lhermitte, Juliette Binoche, Marion Cotillard mais aussi Léa Salamé, Pascal Praud, Éric Zemmour, Robert Namias, Raphaël Enthoven et Sylvain Tesson sont nommément ciblés.
Le pouvoir macroniste, en validant l'horrifiante mise en scène de la reine Marie-Antoinette tenant sa tête ensanglantée décapitée, lors de la cérémonie des Jeux olympiques, participe à sa manière à la banalisation de la guillotine dans l'imaginaire collectif.
Et la Justice ?
Eddy Casterman espère, pour sa part, que le signalement au procureur sera suivi d'effets. Au même titre qu'il attend également des réactions politiques fermes de la part de Bruno Retailleau, qu'il a récemment interpellé, avec sa collègue Anne Sicard, députée Identité-Libertés du Val-d'Oise, pour la protection des lanceurs d'alerte de droite après le meurtre de Charlie Kirk.
Deux affaires similaires ont récemment intéressé la Justice. Jocelyne Chassard, coupable d'avoir, lors d'une manifestation des gilets jaunes en septembre 2020, proféré le slogan « Macron destitution, Macron décapitation, Macron explosion ! » (la vidéo ayant été vue plus de 200.000 fois), a été condamnée à trois mois de prison avec sursis. Plus sévère, encore, aura été la sanction infligée, en avril 2025, à ce militant de 76 ans, « sympathisant d'extrême droite », pour avoir posté la photo d'une guillotine accompagnée de ce commentaire adressé à la magistrate Bénédicte de Perthuis, qui a condamné Marine Le Pen à l'inéligibilité : « Ce que mérite cette sal***. » À l'époque, dans son réquisitoire, le procureur faisait remarquer : « En France, il y a des gens qui se sont fait trancher la tête, qui se sont fait décapiter. Derrière son téléphone chez soi, bien au chaud, certes, on ne prend pas de risque, mais c’est une perche tendue à des gens violents ou qui auraient des problèmes mentaux. » Espérons que lorsque les enquêteurs s'intéresseront à la guillotine de la Bastille, il n'y aura, cette fois, pas deux poids deux mesures...
Pour ne rien rater
Les plus lus du jour
Popular Posts




































43 commentaires
Il y avait des noms écrits sur cette guillotine ! Des personnes à guillotiner ? ( Sténin, Bolloré, Arnault ) Ce n’était pas des blacks-blocks qui étaient à la manoeuvre ! mais la gauche, des gens de gauche de toute évidence. France 2025 ( pays fracturé / Président aux abonnés absents )
À quoi est payé notre système judiciaire à part faire de la politique et de la propagande ???
Elle aurait dû intervenir dès les premières images ….a moins que les magistrats étaient occupés à défiler ….
Et les principaux concernés :Bolloré, Arnault et Sterin vont-ils porter plainte ?
Ce qui est désolant c’est qu’il devrait y avoir un consensus complet de la toute la droite et du centre pour dénoncer et ester contre cet acte abject.
En revanche à part ce député aucune réaction
Des pleutres ?
Rien d’étonnant, depuis toujours le communisme et l’islamisme sont deux idéologies similaires, ils ont toujours pratiqué de la même manière : d’abord la victimisation, puis la menace, vient la stigmatisation des adversaires, puis les violences de rue commises par de petites mains, les idiots utiles d’une cause ou d’une religion recherchant là encore la victimisation ou la bavure policière, puis arrive le temps des assassinats et pour finir celui des purges des exécutions de masse. Ceux qui aujourd’hui pensent que c’est du passé, de l’histoire ancienne issue de contrées éloignées pour effrayer les petits enfants se trompent. Les deux dernières phrases pourraient arriver en France. Nous avons mis des décennies en Europe à nous en débarrasser, il aura fallu un perfide Mélenchon, une submersion migratoire sciemment organisée ainsi que quelques petits commissaires politiques, pour voir ressurgir l’antielitisme débridé dans ce pays. Demain un antichristianisme, un antifrançais, un antibourgeois ? Cela grâce à la lâcheté, la perversion de deux ou trois présidents, surtout du dernier dont les compromissions, particulièrement depuis 2017, envers certains pays arabes ou d’Afrique du Nord paraissent on ne peut plus suspectes.
LFI et Cie ;des nostalgiques de Robespierre et de la Terreur. Votez pour eux surtout, qu’on revive le bon temps.
Les gens de gauche devraient ce rappeler que le grand promoteur de l’utilisation de la guillotine le sis nommé Robespierre a fini lui même sous le couperet de la sinistres machine.
Quoi qu’il en soit la gauche dans sont entier est et sera toujours incapable de gouverné un pays quel qu’il soit du simple fait qu’elle méprise le travaille ainsi que ceux celles qui réussissent sans parler qu’elle est incapable d’additionner 1+1 sans ce trompé.
Ne demandez pas aux gens de gauche de trop réfléchir, ce sont des impulsifs, des binaires : « si je suis démuni, c’est la faute du riche un point c’est tout » Je parle des gens du peu bien sûr, pas des cadres, des initiateurs.
Rien d’étonnant à ce que la vague totalitariste, la renaissance du fascisme qui est une dégénérescence de la gauche en extrême gauche ( = communiste, fasciste ou nazie) prône l’assassinat de ses opposants politiques. Les dictatures ont toujours fonctionné comme ça.
Acceptons de voir ce que l’on a sous les yeux depuis longtemps : le parti fasciste est de retour, il se teinte même de nazisme (antisémitisme), il faut un horrible duo avec son compère le communiste (pire dictature actuelle de la planète).
Comment se fait-il qu’il n’y ait pas d’appel à se libérer de ces monstres ?
On connait la justice francaise et l idéologie qui guide toutes leurs décisions, ; tous les appels aux meurtres de mouvances gauchistes passeront sans aucun problème
Quelle honte cette guillotine ! Il n’y a pas de quoi être fiers de cette période de la Terreur, mieux vaut tenter de l’oublier. Sans compter le supplice de notre pauvre Louis XVI qui ne méritait pas un tel traitement, il aurait dû être canonisé au même titre que Louis IX qui, lui, n’était pas un roi-martyr… Quelle provocation !
Couper la tête ou loger une balle gravée dans une carotide est donc devenu un élément de conversation…à défaut d’argument…
Avec cette justice gauchiste qui pratique le 2 poids 2 mesures il n y aura aucune sanction
Alors que ces anti-fachos ont pris le mode de fonctionnement des fachos.
Dénoncer les fascistes c’est de donner l’impression qu’on n’en fait surtout pas parti, l’insensé se rendre compte que les écolos sont l’auteur de la dictature écologiste.
« Si t’es écolo, plante un facho » slogan très fasciste !
Les « écolo » (qui ne comprennent rien à l’écologie) s’auto-détruiront-ils ?
Ce n’est pas nouveau. A l’époque des manifs de La Manif pour Tous, il y avait des contre manifs organisées par les gauchistes. Dans l’une d’elle, j’ai vu une photo d’un individu brandissant une pancarte: « Un hétéro, une balle. Une famille, une rafale »… Il ne lui est, bien sûr rien arrivé, il faisait partie du « camp du bien ».