Football : la LFP abandonne l’arc-en-ciel LGBT et la laïcité
Voilà, c’est fini ! La Ligue de football professionnel (LFP) abandonne les couleurs arc-en-ciel et sa journée dédiée à la lutte contre l’homophobie, habituellement programmée en mai. Cet arrêt, en pourparlers depuis plusieurs mois, est désormais entériné.
Yoann Lemaire, président et fondateur de l’association Foot Ensemble qui est à l’origine de cette opération, explique pourquoi : « L’année dernière et l'année d’avant, il y a eu beaucoup de polémiques. » En réalité, les problèmes liés à cette journée spéciale sont plus anciens. En 2022, Idrissa Gueye et Abdou Diallo sont les premiers à s’opposer à l’opération. Les deux internationaux sénégalais du Paris Saint-Germain refusent de jouer avec un maillot au flocage arc-en-ciel. La saison suivante, ils sont imités par Mostafa Mohamed (FC Nantes – Égypte), Zakaria Aboukhlal (Toulouse FC – Maroc), Saïd Hamulic (Toulouse FC – Bosnie), Moussa Diarra (Toulouse FC – Mali) et Donatien Gomis (En Avant Guingamp – Sénégal). Le phénomène prend de l’ampleur, la LFP revoit son plan. Fini le maillot avec le numéro du joueur aux couleurs LGBTQIA+, place à un logo, bien plus petit.
Fin des polémiques
Pour les opposants à la campagne de communication, ce n’est pas la taille qui compte mais bien le message. En 2024 et 2025, plusieurs joueurs, à l’image de Mohamed Camara (Monaco – Mali), Ahmed Hassan (Le Havre – Égypte) et Nemanja Matić (OL – Serbie), cachent le fameux logo avec du ruban adhésif quand d’autres font semblant d’être blessés pour ne pas prendre part aux rencontres. En 2026, afin d’éviter une nouvelle polémique, pour une poignée de récalcitrants, la LFP plie. D’après Yoann Lemaire, « on ne peut pas ne pas écouter les joueurs. Le choix a été de les écouter, d’éviter les polémiques et de faire plus doux. »
La Ligue de football professionnel, qui organise par ailleurs des ateliers dans les clubs et les centres de formation pour lutter contre l’homophobie, a cédé à la pression de quelques joueurs qui placent leur religion et leur culture au-dessus du combat contre la discrimination des personnes homosexuelles. Yoann Lemaire le confirme à BV : « L’argument principal du refus, c’est : "Je viens d’une autre culture, d’un pays où l’homosexualité est interdite" ou, encore, "Ma religion m’interdit de faire la promotion de l’homosexualité". » Selon le fondateur de Foot Ensemble, certains joueurs auraient été appelés par les présidents de leurs pays pour les dissuader de participer à l’opération.
Il ne souhaite pas dire lesquels, mais il est de notoriété publique que le Mali, l’Égypte, le Sénégal et le Maroc - des pays à plus de 90 % musulmans - réprimandent sévèrement les relations amoureuses entre personnes du même sexe.
Et maintenant ? Décemment, la LFP ne peut pas tirer un trait total sur ce combat engagé il y a sept ans. Elle va donc proposer « une journée globale contre les discriminations » qui comprendra le sexisme, les violences sexuelles, le racisme, l’antisémitisme et l’homophobie, dans l’espoir cette fois de mobiliser tous les joueurs de tous les clubs de Ligue 1 et de Ligue 2. Rien n’est moins sûr…
Fin de la laïcité
Ce qui l’est, en revanche, c’est que la LFP se trouve désormais coincée entre les associations LGBTQIA+, qui s’indignent de ce pas en arrière, et les joueurs musulmans, qui sont parvenus à leurs fins en faisant adopter à cette institution leurs règles religieuses au détriment du respect du principe de laïcité. Ne serait-ce pas la marque de fabrique des promoteurs de l’islam politique ?
BV n’a pas manqué de poser cette question au ministère des Sports. Nous lui avons également demandé de prendre position sur cette décision qui place manifestement les règles de l’islam au-dessus des règles de la République sur les terrains de football français. Sans grande surprise, nous n’avons pas obtenu la moindre réponse.
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83 commentaires
Va-t-elle aussi abandonner Mac Do ?
Pas d’idéologie d’aucune sorte dans le sport. Le sport c’est le sport et c’est tout. CQFD
Et pas seulement dans le sport! Dans le cadre professionnel, dans la sphère publique !
Blou, je partage aussi votre avis
Je partage entièrement votre point de vue.
Petit à petit mais inévitablement l’idéologie religieuse venue d’ailleurs progresse et il ne fait aucun doute que les mots ne suffiront pas à freiner ce phénomène mortifère. Par ailleurs le sport doit s’occuper des affaires sportives et de rien d’autre.
C’est une très bonne chose. Que la Ligue s’occupe de les faire taper dans le ballon correctement ce sera un net progrès.
Un avant goût pour le futur les dhimmis.
Si l’on est pour la clause de conscience, tant pour l’avortement que pour la non promotion de la culture LGBT dans le foot, alors, au minimum, il fallait laisser ces joueurs libres de leur choix. Le fait qu’ils soient nombreux et peut-être majoritaire impose de prendre une décision qui me semble raisonnable. Ce qui ne l’était pas était de se servir du sport pour, initialement faire de la politique. On devrait couper tout lien en sport et politique.
Et de réponse, vous n’en aurez pas. Cela fait longtemps que l’entrisme islamique est dans le sport et pas que dans ce domaine. C’est à nous de faire en sorte que la religion ne vienne pas s’interposer et s’imposer dans nos propres valeurs et principes. Si nous ne le faisons pas, c’est que nous sommes complices de cette situation. Quand on regarde ailleurs, les choses se font sans nous.
Le sport ne doit jamais être une vitrine politique ou sociétale. la LFP n’aurait pas du l’oublier.
Mieux vaut tard que jamais ! La Ligue de football a commis une connerie immense en acceptant de faire du prosélytisme et qu’elle revienne en arrière est une bonne décision. Qu’elle s’occupe désormais uniquement de sport, et de football en l’occurrence, et il y a matière…De la même manière, au ministère des sports, il y aussi matière à remettre le sport et uniquement le sport au centre du village…
On fait des poses dans les matchs pour permettre aux joueurs de rompre le jeune, mais on sanctionne ceux qui font un discret signe de croix en entrant sur le terrain.
On enlève le logo LGBT (tant mieux, ça n’a pas sa place sur un terrain de sport), mais on garde les maillots roses…
Rupture du jeûne à Leeds pendant un match, annulation de cette journée de lutte contre l’homophobie pour éviter les polémiques avec des joueurs (à l’évidence musulmans), le foot recule devant l’islam. Bientôt le port de voile sera autorusé pour les joueuses.
Bravo
J’attends de voir comment ils vont gérer le match Egypte-Iran de la coupe du monde prévu pour être LE match contre l’homophobie. On va doucement rigoler.
L’une des raisons du pourquoi je ne regarde jamais le foot.
Assimilation -> integration -> accomodation -> soumission
Sauriez-vous me dire à quel titre la LFP, ou n’importe qui d’autre peut, s’arroger le droit d’imposer une revendication à quiconque, footballeur ou quidam? Le cinéma se marginalise avec des ridicules proclamations woke, des « intellectuels » avec des pétitions, et il faudrait maintenant que les sportifs défendent des causes dont ils n’ont rien à faire. Mais au fait, existe il vraiment un problème d’homophobie? Autour de moi, rien de tel. J’ai comme tout le monde des amis ou des relations homo, étrangers, végétariens … qui ne posent aucun problème: honnêtement, contre quoi se bat-on? Un danger, là encore, créé de toute pièce pour faire le buzz? Dans cette affaire, ce qui me gênerait plutôt, est la passivité des footballeurs …. Français!
Bien dit, pareil pour le « racisme », inventé de toute pièce pour diviser les peuples entre eux… Pour une poignée de gens qui le sont ou qui sont homophobes ou que sais-je encore… Ils ont clivé les gens, les communautés ont grossi, maintenant on est proche de la guerre civile… Mais les vrais ennemis des peuples eux ne sont jamais inquiétés…
Je suis contre ces messages et journées pro ceci ou cela.
Mais encore plus opposé au fait de céder aux lubies d’autres minorités.
Ajoutons à ça l’interruption des matchs pour la rupture du jeûne
Bientôt on laissera les buts vides au moment de la prière