Des retraités forcés de vivre dans une cabane pour échapper au trafic de drogue

Le couple partira s'installer sur une parcelle de 3.000 m2 sur laquelle Jacques cultive des légumes et élève des poules. Ils s'installent dans la cabane à outils, alimentée en eau et en électricité, en attendant mieux.

Un couple de retraités octogénaires a dû fuir son logement dans un immeuble d'Audincourt, dans le Doubs, gangrené par le trafic de drogue. Ils ont trouvé un hébergement temporaire dans une cabane...

C'est une histoire tragique qui illustre le quotidien de centaines de milliers de Français victimes du trafic de drogue qui gangrène l'Hexagone : un couple de retraités, poussés à bout par les incessants problèmes causés par la vente de produits stupéfiants au pied de leur immeuble, a dû fuir et se retrouve à devoir vivre temporairement dans une cabane.

Après avoir fait une remarque à un groupe de jeunes filles d'environ quinze ans fumant une cigarette de cannabis dans un hall, Jacques, 75 ans, retrouve sa camionnette incendiée, quelques jours plus tard. C'est la goutte d'eau. Lui et sa femme, Antoinette, 80 ans, décident de plier bagages.

« L’insécurité était telle que j’en ai perdu le sommeil », confie-t-elle à L'Est républicain.

 

À la campagne

Le couple partira s'installer sur une parcelle de 3.000 m2 sur laquelle Jacques cultive des légumes et élève des poules. Ils s'installent dans la cabane à outils, alimentée en eau et en électricité, en attendant mieux.

Certaines villes, comme Nice, peuvent désormais expulser de leurs HLM des locataires coupables de trafic de drogue. Cependant, à Audincourt, il s'agit « d'individus extérieurs à la copropriété ».

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