Découverte ADN en Allemagne : quand « être de souche » n’est pas qu’une expression
Dans le petit village de Förste, niché dans la région allemande de Harz, en Basse-Saxe, une découverte archéologique vient nous montrer qu’« être de souche » est loin d’être une simple expression. En effet, l’histoire de la famille de Manfred Huchthausen nous révèle, grâce à des analyses ADN sur des ossements humains vieux de 3.000 ans retrouvés dans une grotte à quelques kilomètres de sa maison, que cette dernière est établie dans cette région depuis au moins 120 générations.
La découverte de la grotte
Selon le quotidien allemand Bild, c’est en 1980 que des archéologues mirent au jour, dans la Lichtensteinhöhle, une grotte proche de Förste, plus de 4.200 fragments d’os humains soigneusement déposés, représentant une soixantaine d’individus. Ces derniers, allant de l’enfant au vieillard, furent inhumés aux alentours de 1.000 av. J.-C., période charnière de la fin de l’âge du bronze en Europe.
Dans la cavité, parmi les vestiges humains, furent également retrouvés des objets comme des bijoux en bronze, des éclats de céramique, des os d’animaux, des graines de fleurs ou encore des restes de vêtements témoignant de rites funéraires complexes et codifiés. L’existence de foyers à l’intérieur de la grotte renforce également l’hypothèse selon laquelle des rituels de deuil ou d’enterrement s’y déroulaient.
Le docteur Brigitte Moritz, du Centre d'exploration des grottes à Bad Grund, explique ainsi : « Les morts ont d’abord été enterrés ailleurs, puis leurs os ont été déplacés ici plus tard. Une deuxième inhumation, un voyage vers l’au-delà. »
La grotte s’inscrit dans un massif calcaire dont la composition géologique est favorable à l’exploitation d’un véritable trésor pour l’époque de l’âge du bronze : le sel. Cet « or blanc », extrait des entrailles de la Terre, était dissous dans l’eau puis porté à ébullition dans de petites cuves en argile ; l’évaporation permettait ainsi la création d’un sel purifié, moulé ensuite en « pains » et prêt à être transporté. Ces blocs alimentaient ensuite un vaste réseau d’échanges couvrant l’Europe centrale, berceau de la culture celtique qui apparaît vers 1.200 av. J.-C. via la culture de Hallstatt. L’exploitation du sel gemme constituait ainsi, déjà, une activité majeure dans les Carpates, les Alpes orientales autrichiennes, en Galicie et dans toute la zone hallstattienne, où ce précieux minerai était un véritable moteur économique.
Ureinwohner: Bei keinem lebenden Menschen der Welt konnte man den Stammbaum so weit zurückverfolgen wie bei Manfred aus dem Harz. Seine Familie lebt seit 120 Generationen am westlichen Harzrand. Seine Vorfahren aus der Bronzezeit wurden 1980 in der nahen Lichtensteinhöhle bei… pic.twitter.com/yjFTJsadPu
— Die ganze Geschichte (@GanzeGeschichte) November 9, 2025
Analyses scientifiques et lien ADN
En 2007, des chercheurs de l’université de Göttingen purent extraire et déchiffrer de l’ADN ancien parmi les ossements découverts. Afin de réussir à établir un bilan de leur analyse, un test de salive fut proposé aux résidents de Förste. Parmi environ 120 volontaires figurèrent ainsi Manfred Huchthausen. Neuf mois après les tests, ce dernier « reçut un courrier du préfet ». Il était écrit : « Vous faites partie de ceux de la grotte. »
Cet ancien professeur de lycée professionnel croyait initialement à une erreur, mais les résultats ne trompaient pas : le lien génétique était direct et incontestable, preuve que sa lignée est restée sur place sans interruption connue depuis trois millénaires, sur ces terres où, selon ses mots, « mes ancêtres enterraient et honoraient leurs morts ». Grâce à la science, les chercheurs ont pu également déterminer certaines caractéristiques physiques des individus de l’époque comme leur taille, leur couleur de cheveux et même des yeux. Ces derniers seraient même similaires à ceux des habitants actuels de la région.
Être de souche
Dire que l’homme « ne fait que passer » sur un territoire semble souvent aller de soi pour certains. Pourtant, l’histoire de Förste démontre qu’une culture, un mode de vie et même une lignée familiale peuvent demeurer solidement enracinés dans un même lieu pendant des millénaires. L’expression « être de souche » trouve ainsi, ici, un sens concret. Loin de l'idée d'une Europe faite de populations métissés, les ancêtres de Manfred Huchthausen n’étaient ni des nomades, ni de passage et sans attaches, mais des êtres humains fortement ancrés dans un territoire. Ils exploitaient le sel, jouaient un rôle économique dans leur région, avaient leur propre tradition en honorant leurs morts dans des grottes. Leur présence a façonné cette terre et son histoire.
Les études génétiques démontrent également que cette identité ne s’est pas dissoute au fil des siècles. Malgré les flux de populations et les crises qui ont agité l’Europe centrale depuis l’âge du bronze, une véritable continuité humaine s’est maintenue ici jusque dans les caractéristiques physiques des individus. Pour Manfred Huchthausen, cette révélation renforce son attachement à son village : « Ici, c’est tellement beau ; ici, on peut vivre éternellement. »
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19 commentaires
Les bien-pensants aiment bien raconter que la France a toujours été un pays d’immigration.
Ceci est bien sûr faux.
Le territoire actuel de notre pays n’a pas subi d’importantes arrivées de populations de la chute de l’empire romain (et encore les grandes invasions ne furent pas très importantes au point de vue numériques) jusqu’au milieu du XIX où quelques apports européens se sont manifestés. En résumé, tout a basculé vers 1976 avec le rapprochement familial et l‘invraisemblable droit du sol.
« et encore les grandes invasions ne furent pas très importantes » et surtout les envahisseurs ne firent que passer. A l’exception d’une tribu germanique venue de l’embouchure de l’Escaut et qui se fixa définitivement : les Francs saliens.
J’évoque l’importance NUMERIQUE.
Que l’on m’explique comment il est possible d’avoir trente ans, être de souche, antifa, écouter du rap et manger hallal. Parce que c’est ce qui se passe.
A la Bibliothèque Nationale , j’ai remonté la généalogie de ma famille jusqu’ à l’an 1012…..là je suis battu !!!
Félicitation! Mon ancêtre Sébastien (1081-1145), exploitant agricole en Hesbaye liégoise, puis chevalier et guerrier combattant en croisade, a fondé en 1099 une chapelle St Jean avec dotation qui existe toujours. Une charte d’abbaye en témoigne. Décédé chez lui le 9 octobre 1145, des suites de ses blessures reçues à Turbessel (qui tombera en 1151), du comté d’Edesse (Syrie-Turquie). Sa demeure ancestrale s’est transmise de père en fils jusqu’à aujourd’hui: cette ferme forte est toujours exploitée par un membre de notre famille et du même nom! Ce qui est rarissime. Il y a une tombe romaine voisine: l’ADN du défunt qui y repose pourrait nous étonner!
La gauche obnibulée par le métissage….et bien depuis 2010 et la découverte du métissage entre Homo Sapiens et Cro Magnon, on ne peut plus vraiment dire qu’il n’y a qu’une seule race, la race humaines, comme pensait les racialistes et de l’imaginent encore maintenant. Comme nous devons croire la doxa, Sapiens vient d’Afrique, entendez que nous sommes donc tous des Noirs, nous avons voyagé et rencontre les gens de Neanderthal, le vallée de la Néander, des gens qui vivent donc en Europe, frustes, ignares, grossies, des quasi bêtes face à l’intellectuel venu d’Afrique et forcément, Neander a disparu,incapable de s’adapter au nouveau venu, ( on se croirait maintenant) et puis « nous » avons continué notre promenade planétaire pour aboutir en Asie et rencontrer Homo Erectus. Bon,il se fait que des découvertes récentes nous expliquent de les deux de nos débuts ont bel et bien fricoté et engendré et…on a tous un peu de Néander en nous, comme dit la chanson. Ah tout n’est pas simple…Il est vrai qu’en regardant dernièrement dans le livre « Sapiens » des photos d »individus différents, il y a matière à réflexion, on ne sait pas encore tout!
3000 ans de la même population, pas pour longtemps là aussi le grand remplacement arrive.
Un français de souche, c’est un français qui voit son nom figurer plus souvent sur les monuments aux morts que dans les dossiers de la CAF.
Très bien dit. Ajoutez-y les services fiscaux.
Bof, Melenchon va sûrement vous dire que résider dans un même lieu depuis 3 000 ans ne prouve rien. Avant d’arriver sur place il y a 30 siècles, ces gens venaient bien d’ailleurs… ce sont donc bien des migrants qui sont à l’origine de la construction de l’Allemagne comme de tous les pays d’ailleurs. Il n’y a donc pas d’Europeens de SOUCHE… CQFD !
Ça doit être trè émouvant de se dire qu’on a un « grand-père » qui, il y a 3000 ans, 3000 ! a tracé des chemins dans la forêt, affronté des loups ou des ours, nourri sa famille, honoré ses dieux, à l’endroit même ou vous avez votre maison.
N’en déplaise aux apôtres de l’humain grégaire, être « de souche » a tout son sens. En lignée maternelle, mes ancêtres sont parti des bords de mer pour remonter un petit fleuve local sur environ 1 siècle.
Quelqu’un dans ma famille a fait notre arbre généalogique jusqu’en 1630. On est presque tous du même endroit, avec une zone de 20 km de circonférence autour d’un village.
C’est exact j’ai remonté le mien jusqu’ XIVème siècle c’est à peu près ça ce qui se comprend lorsqu’on sait que les gens n’avaient pas de moyens de locomotion, souvent des paysans, j’ai vu une transformation au XIXème ainsi qu’une progression dans l’échelle sociale.
Rien d’extraordinaire. Pendant le confinement j’ai réalisé l’arbre généalogique de ma famille et je suis remonté jusqu’en 1580, car au-delà j’aurais peut-être pu remonter une génération (période de l’obligation de tenir des registres paroissiaux), malheureusement la guerre 14-18 en a voulu autrement, les archives de la ville d’origine de ma famille ayant été détruites. De 1580 à 1945, ma famille est restée quasiment au même endroit, pour éclater à partir de cette date dans le monde entier: Grand-Bretagne, Argentine, et dans toute la France avec le développement des transports aériens et maritimes.
Il n’est probablement pas le seul en Europe, on doit pouvoir trouver à l’identique un peu partout, au pays Basque, en Ardèche, dans les vallées de montagne. On trouve des isolats génétiques, par exemple au Pakistan, dans les vallées de l’Hindu-kush, pourtant, il y a du monde qui est passé, là aussi.
La gauche est tellement obnubilée par le métissage qu’elle le voudrait généralisé dans l’Histoire
Probablement partout dans le monde, mais il me semble que toutes les cultures ne se soucient pas de la même façon de leur passé, ni même, pour certaines, de leur futur.
C’est d’ailleurs la raison pour laquelle suivant les régions les gens ont un type particulier à cause de la consanguinité même éloignée inévitable.