Commission d’enquête : ce n’est pas du militantisme, c’est de l’humour, se défend France Inter
Commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public, acte 14. France Inter est-elle une radio avec « un biais idéologique de gauche » ? Telle est la question centrale que le rapporteur UDR Charles Alloncle a posée aux responsables de la radio la plus écoutée de France, ce jeudi 18 décembre. En tentant à travers maints exemples de les mettre devant leurs contradictions.
Et dans ce domaine, l’humour a fait figure de rempart de défense. La directrice de l’antenne, Adèle Van Reeth, et ses trois acolytes, directeurs des programmes, de l’information et de la production de la radio du service public, s'y sont innocemment retranchés.
« Tradition française de chansonnier »
Le 23 juin 2024, à une semaine des élections législatives, « pas moins de dix chroniqueurs » chantent « la chanson des gauchos ». Charles Alloncle utilise cet exemple pour souligner ce qui l’interpelle, l’impartialité d’une station dont les chroniques, selon une étude de l’IFOP, sont à 66 % orientées à gauche. Ce soir-là, sur une reprise de la chanson des Enfoirés, Aujourd’hui, on n’a plus le droit, les journalistes de France Inter interprètent des paroles innovantes. « Demain si c’est Bardella, c’est fini pour toi, fini pour moi », « glisser un bulletin dans l’urne contre la vague brune », les artistes d’un soir poussent la chansonnette, « le gros baratin » du RN, est décrit en « France de Pétain ».
Pour la présidente de France Inter, il ne s’agit ni plus ni moins que de « l'humour ». Décliné sur son antenne, « sous toutes ses formes » et qui s’inscrit dans la grande lignée de la « tradition française de chansonnier qui a une longue histoire ». « On ne peut pas déduire la ligne éditoriale de France inter à partir d’une seule chanson », se défend Adèle Van Reeth. Un argument qui laisse dubitatif Charles Alloncle. Le député s'étonne que les chansonniers de la radio du service public n’aient jamais à l’esprit d’« inviter à faire barrage à Jean-Luc Mélenchon et à la gauche ».
Derrière l'humour
Bis repetita lorsque le rapporteur évoque une émission du 26 novembre dernier lorsqu’un chroniqueur de France Inter explique que « la mixophobie est un truc de blanc » ; en novlangue, la mixophobie, selon une définition proposée sur la site de la radio, c'est la peur de l'autre, la peur du métissage. On peut entendre qu’une femme blanche « mériterait de prendre sa pétée avec un Antillais ». « Est-ce que vous trouvez ça drôle et convenable qu’un humoriste appelle à des violences faites aux femmes et appelle au viol, sous prétexte qu'il s'agit de femmes blanches ? », interroge le député ciottiste. « Lorsque nous sommes dans le registre de l’humour, la tonalité est différente que lorsque nous sommes dans le registre de l’information ou de la culture », lui répond la directrice de France Inter qui n’hésite pas, face aux exemples qui lui sont soumis, à reprendre l’argument de la goutte d’eau dans l’océan : chaque bévue rapportée ne représente que « 3 minutes au milieu de 10.000 minutes d’antenne par semaine ». Laurent Goumarre, directeur des programmes de la station, en rajoute une couche. Cela ne nous fait pas rire ? Eh bien, qu’à cela ne tienne, « personne n’est obligé de rire aux mêmes blagues que les autres, affirme-t-il. L’outrance et la caricature font partie de la liberté d’expression. » Le responsable de France Inter assume parfaitement : « L’irrévérence et la provocation ont leur place sur le service public ! La seule limite qu’on peut lui opposer, c’est celle du droit. »
C’est pratique, c’est facile, l’humour, on lui fait dire ce que l’on veut. Quant à savoir ce qui relève de l’humour ou du militantisme, voilà une subjectivité bien utile pour nos confrères de France Inter.
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64 commentaires
Je serais aux anges si CNEWS faisait une chanson « humoristique » du même genre sur LFI pour voir la réaction de la gauche
Avec l’audio-visuel public tel qu’il est actuellement on se prend à regretter l’ORTF du général de Gaulle. Quand on l’écoutait dans ses conférences de presse ont en ressortait avec de l’information et l’on comprenait bien la situation tant au plan national qu’international. Par ailleurs qui se souvient de ces belles émissions : les Dossiers de l’Écran, Cinq Colonnes à la Une, Chefs d’œuvres en Péril et… la Piste aux Étoiles.
On demande la privatisation de l’audio-visuel public ! Est-ce la solution pour garantir la qualité des programmes ? N’est-ce pas plutôt le radicalisme idéologique, que l’on constate partout ailleurs, qui pose problème ?
Ce radicalisme peut être contenu voire abattu, à condition de développer à côté un discours de vérité sur d’autre médias. Et puis, en cas de vente de ce service public, aurons-nous la garanti qu’il ne tombe dans de mauvaises mains.
Quant à la gabegie financière et les déficits colossaux de France Télévision, ils sont à l’image de l’État républicain. Je ne vois, à l’heure actuelle, aucune volonté de s’en sortir. Le pays est bloqué par des querelles partisanes.
Avant de réformer l’audio-visuel public il faut réformer l’État et redonner du sens à la politique.
Oui, c’est l’humour version « intello-bobo-socialo-gaucho-parisen » qui a envahi les médias depuis Mitterrand ! Un humour méchant et donneur de leçons ! Ca n’est pas l’humour de Pierre Dac ni de la France profonde !
On pourrait rétorquer à cette dirigeante et à ses sbires que l’ humour quand il devient grinçant n’en est plus et prend la forme de harcèlement à l’encontre de ceux qui le subissent , de plus il en va des humoristes comme des présentateurs , il y a ceux qui savent faire passer leur message et puis ceux qui essaient de le faire . Un bon morceau de viande est celui qui ne présente pas trop de « gras ».
C’est scandaleux de les entendre se fiche du monde comme cela. Quelle horrible mauvaise foi ! Quels arguments mensongers! Quand je pense que c’est avec notre argent qu’ils se permettent de débiter toutes ces « c……ies » !!!!
Ce n’est pas parce que Madame Cluzel a sans doute de l’admiration pour notre ami Eric Zemmour que BV doit utiliser sa fameuse expression » Ben voyons »… C’est un peu ridicule et cela pourrait être interprété comme une marque de faiblesse…
Même si Zemmour l’utilise pour moi cette expression ne lui appartient pas, j’ai 73 ans et depuis mon enfance je ne compte plus le nombre de fois où je l’ai entendue. Je l’utilise également et franchement je ne suis pas sous le charme de Zemmour même si je reconnais sa culture et son intelligence.
Une marque de faiblesse ? Dans quel sens ?
Je n’ ai pas attendu E Zemmour pour employer cette formule !!! Et je ne comprends pas trop le sens de votre message
Je relève par contre des « du coup » à toutes les phrases et ce n’est pas Zemmour !!!
Si France Inter est très écouté c’est pas grâce à ses programmes c’est parce que les autre stations n’ont pas de puissance d’émission suffisante . voulu ??pas voulu ? c’est bon pour les gueux ou les ploucs !?
Bien d’accord avec vous mais bon je n’écoute jamais cette radio donc.
Moi, ça ne me fait pas rire du tout quand on sait que ce sont nos impôts.Je pense que deux milliards par an devraient suffire pour leur humour orienté..
Deux milliards c’est encore trop.
Aucun milliard, il faut privatiser ou ne faire qu’une chaine radio et une chaine tv, et revoir les salaires à la baisse et nettement, quand aux taxis, il y a des transports au commun dans toute l’IDF, et pour les autres covoiturage, à un moment ça va un peu
A une période où nos paysans se « battent » pour survivre et constater que ces personnes se gavent avec des salaires indécents pris sur nos impôts ,pour ne rien produire ni construire et en plus de ne faire que de la politique orientée donnent vraiment envie de faire un « grand nettoyage au Karcher » !! Est ce pour bientôt ??
L’humour n’est pas pareil à DROITE que à gauche à Droite c’est de l’humour saint de l’humour qui vous fait sourire à gauche ce n’est pas de l’humour c’est noir glauque vous pouvez avoir des maladies à les écouter.
Ahhhh l’humour bien lourd des pseudos intellos de gauche et leur porte monnaie et leur confort bien ancrés à droite…
Il y a bien longtemps que je n’écoute plus france inter et consorts. L’avantage de l’époque, c’est qu’avec le numérique, il y a pléthore de radios, de tous styles. Quand on voit le bide de France info Tv, je ne serais pas surpris que les radios publiques perdent de l’audience.
Oui quelquefois on attaque Cohen , mai c’est de l’humour….
France inter est bien le repère de journalistes, humoristes et chroniqueurs sectaires et militants.
Les responsables de cette radio, qui sont payés AVEC notre argent, sont d’une morgue et d’un mépris du peuple sans bornes.
OUI ils peuvent craindre l’arrivée au pouvoir des patriotes et des souverainistes, car leur métier ils iront les exercer dans le privé.
Ils se croient indéboulonnables et, arrogants, se f… de notre gu…Mais dans 18 mois UNEDIC ! Et il faudra réviser les taux avec un plafond et effet immédiat. La gauche aime bien ça l’effet immédiat !