Editoriaux - Immigration et diversité - 16 décembre 2018

Pacte de Marrakech : l’outil d’un génocide culturel programmé ?

Lundi dernier a été signé, par un représentant du gouvernement français, l’accord de Marrakech. Malgré ce qu’affirment les promoteurs du texte, celui-ci sera forcément, à terme, contraignant car même si l’État en freine l’application, les associations en obtiendront, de la Justice, la mise en œuvre intégrale au nom de l’article 55 de la Constitution qui stipule que « les traités ou accords (internationaux) régulièrement ratifiés ou approuvés ont, dès leur publication, une autorité supérieure à celle des lois » nationales.

La signature de l’accord de Marrakech est la porte ouverte au raz-de-marée migratoire qui annonce moins une nouvelle page à écrire de notre histoire, que sa conclusion, car demain sera autre, avec l’officialisation désormais signée de ce « Grand Remplacement » évoqué par l’écrivain Renaud Camus et qu’annonçait, avant lui, en d’autres mots, l’universitaire Jacques Dupâquier, de l’Institut, dévoilant, dès l’an 2000, dans un article paru dans la revue Le Spectacle du Monde, la « programmation (par l’ONU) d’une substitution de population en Europe ».

Si la dilution du peuple français historique dans un « nouveau peuple » s’annonce inévitable, peut-on pour autant parler, à ce propos, de génocide culturel comme le fit, au début des années 1940, le juriste Raphael Lemkin, créateur du concept de « génocide », pour le drame alors vécu par le peuple ukrainien, victime, en plus des déportations et des famines organisées, d’une submersion migratoire voulue par Staline pour détruire son nationalisme supposé ?

Lemkin écrivait à ce sujet que « la quatrième étape du processus (de génocide) a consisté en une fragmentation immédiate du peuple ukrainien grâce à l’installation en Ukraine de populations étrangères », suivant la méthode visant à détruire les « fondements essentiels de la vie de groupes nationaux en vue de leur anéantissement ». Vu ainsi, le pacte de Marrakech pourrait bien être l’outil efficace d’un génocide ethnoculturel des peuples signataires.

La situation actuelle fait aussi penser aux étranges écrits du comte Richard de Coudenhove-Kalergi, le théoricien de la construction européenne qui, en 1925, en appelait, dans Idéalisme pratique, à la mise en œuvre d’un « eugénisme social » par migrations afin de créer, sur le Vieux Continent, un peuple multiethnique facile à dominer et qui « remplacera la diversité des peuples par la diversité des individus ».

Le pacte de Marrakech a relancé, sur la Toile, la rumeur selon laquelle un plan Kalergi de remplacement de population prolongerait la théorie publiée en 1925 par l’aristocrate austro-japonais. Si cet hypothétique plan Kalergi, dont les premières mentions datent de 1978 seulement, paraît relever du complotisme, il faut avouer qu’aujourd’hui, le réel onusien rejoint remarquablement la fiction qui enflamme les réseaux sociaux.

Au point que l’on peut se demander si la submersion de l’Europe par des populations porteuses d’une autre culture ne sert pas, effectivement, des objectifs prémédités d’arasement de la « superstructure culturelle » traditionnelle du Vieux Continent, comme autrefois la mise en œuvre de populicides sanglants, dans les pays communistes, avait pour but de créer un « nouveau peuple » par élimination des « arriérés sociaux ».

Ainsi, l’« ancien peuple » serait victime d’une stratégie d’extermination de classe frappant les rentiers de l’identité de souche au bénéfice des nouveaux venus mis en position de prolétariat, l’appauvrissement ressenti par les Français conscients de payer la note de l’immigration ne se comprenant alors qu’en fonction du diptyque léniniste : réquisition/répartition.

Le mouvement des gilets jaunes pourrait bien, fondamentalement, n’être que la réaction de survie d’un peuple confronté à la mise en œuvre d’un chaos-constructeur provoqué par l’ingénierie sociale mondialiste.

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