[TRIBUNE] Si la Pologne peut refuser les migrants, pourquoi pas la France ?
Le 8 décembre 2025, l’Union européenne a exempté cinq États membres du mécanisme obligatoire de relocalisation des migrants. Un précédent majeur, passé presque inaperçu, qui révèle que la solidarité migratoire n’est pas un dogme figé mais une norme modulable. Cette décision soulève une question centrale : si la Pologne peut obtenir une telle exemption, qu’est-ce qui empêche la France d’en faire autant ?
Un précédent majeur dans la politique migratoire européenne
L’exemption accordée à la Pologne, à l’Autriche, à la Croatie, à la Tchéquie et à l’Estonie constitue un tournant discret mais fondamental. Le mécanisme de solidarité du Pacte asile et migration repose en principe sur une règle simple : chaque État doit soit accueillir une part des demandeurs d’asile relocalisés, soit verser une contribution d’environ 20.000 euros par migrant non accueilli. Depuis 2015, l’idée d’une répartition obligatoire entre États membres était considérée comme un pilier de la politique migratoire européenne, et le Pacte en constituait la nouvelle déclinaison jugée impérative. Pourtant, l’Union reconnaît désormais que certains États peuvent en être totalement dispensés, sans accueil et sans contribution financière. La justification est claire : ces pays se trouvent en situation migratoire significative, notion désormais centrale dans la doctrine européenne.
Dans le cas de la Pologne, plusieurs éléments ont été retenus :
– l’accueil massif de réfugiés ukrainiens ;
– la pression hybride à la frontière biélorusse ;
– des investissements considérables dans la protection de la frontière extérieure de l’Union.
Ces critères, explicitement reconnus dans les textes, permettent la suspension complète des obligations de relocalisation. La Commission a d’ailleurs admis que cette exemption pourrait être renouvelée, instaurant un régime différencié au sein même de l’Union européenne.
La France pourrait-elle légitimement demander une exemption ?
La question n’est plus théorique. La France est confrontée, elle aussi, à une pression migratoire d’une ampleur exceptionnelle :
– plus de 150.000 demandes d’asile annuelles ;
– un système d’hébergement saturé ;
– une immigration irrégulière en hausse constante ;
– des routes migratoires actives via la Méditerranée et les Balkans ;
– une faible exécution des OQTF ;
– des collectivités locales au bord de la rupture.
Ces éléments correspondent objectivement à ce que la Commission qualifie de pression migratoire significative. Sur cette base, notre pays pourrait parfaitement solliciter :
– une exemption temporaire ;
– une suspension de ses obligations de relocalisation ;
– ou un régime spécial équivalent à celui accordé à la Pologne.
Rien, dans le Pacte ni dans les traités, n’interdit une telle demande. Et la décision du Conseil démontre que l’Union adapte ses mécanismes lorsque les États affirment clairement leurs intérêts fondamentaux.
Le problème n’est pas Bruxelles : c’est l’absence de volontarisme français
La différence entre Varsovie et Paris ne relève ni du droit ni des institutions. Elle relève de la posture politique. La Pologne a assumé son refus, défendu sa frontière et maintenu une ligne claire. La France, elle, ne demande rien. Elle n’invoque pas la saturation de ses capacités. Elle n’exige pas un régime différencié. Elle applique mécaniquement des dispositifs que d’autres contestent et obtiennent le droit de contourner.
Le précédent créé par l’exemption de cinq États montre pourtant que la souveraineté demeure opérante, même au cœur de la politique migratoire européenne. C’est une leçon stratégique que notre pays n’a pas encore voulu entendre.
Conclusion : la souveraineté ne se déclare pas, elle s’exerce
L’exemption accordée à la Pologne et à ses voisins n’est pas un ajustement technique : c’est la preuve que l’Union européenne n’est pas un ensemble rigide mais une construction politique soumise au rapport de force. Elle révèle que :
– les quotas migratoires ne sont pas une contrainte absolue ;
– les obligations du Pacte peuvent être suspendues ;
– les États qui défendent réellement leurs frontières obtiennent gain de cause.
La question n’est donc plus de savoir si l’on peut refuser les relocalisations. La réponse est désormais établie : oui. La seule question qui vaille est : quand la France osera-t-elle demander ce que d’autres ont déjà obtenu ?
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41 commentaires
Joli plaidoyer pro européen.
Mais si la Pologne a obtenu cette exemption de l’union Européenne c’est aussi parce que la France ne l’a pas pas demandé. Si on exempte tous les pays sous pression migratoire, il n’ y aura presque plus que des exemptés.
« Si la Pologne peut refuser les migrants, pourquoi pas la France « , écrivez vous. M’enfin, le problème n’est pas la France, mais bien la Pologne, dont les dirigeants n’ont pas compris que l’immigration est et aurait été une chance pour leur pays. Une oeuvre de pédagogie s’impose, la France serait bonne conseillère !
Alors qu’est ce qu’on attend ? D’être englouti ?
Il y a bien longtemps que la France n’est plus en mesure d’accueillir et héberger dignement le flot de migrants permanent qui se déverse sur elle, avec la bénédiction du président actuel. Le plus élémentaire respect de la dignité humaine de ces individus commanderait de suspendre ces arrivées jusqu’à absorption de l’excédent actuel. A savoir que chaque migrant ait un emploi et un logement.
Pourquoi la Pologne peut refuser les migrants? La Pologne n’est pas gouvernée par un Macron! La classe politique polonaise n’est sans doute pas aussi immigrationniste que n’est celle qui continue de sévir en France! Pourquoi la France ne refuse pas les migrants, c’est parque la France est « gouvernée » par un ummigrationniste forcené et que la caste qui a afit main basse sur l’Etat est immigrationniste. Il ne faut jamais oublier que Mazcron a déclaré que, je cite » Angela Merkel avait sauvé l’honneur de l’UE » en ouvrant grande les portes et les fenêtres de l’Allemagne en septembre 2015 pour Y laisser entrer une foule incontrôlée de clandestins… C’est le même Macron qui a fait signer en catimini le funeste pacte de Marrakech concocté par l’ancienne responsables des jeunesses communistes de la RDA Merkel.
La Pologne sait faire le tri entre le bon grain et l’ivraie. En France, on n’a que l’ivraie car les étrangers qui nous envahissent sont pour la plupart sous diplômés et n’apportent aucune valeur ajoutée au pays. mais tant que la France sera aussi généreuse avec eux, plutôt qu’avec les Français de souche, c’est oper bar. Il faut fermet les frontières et sortir de l’UE
Que la France, contributrice nette et spoliée, défendent ses intérêts, dans et/ou hors de l’UE, que pensez-vous que Bruxelles puisse effectivement imposer? Nous sommes dans l’attente de notre Farage!
Au secours
« quand la France osera-t-elle demander ce que d’autres ont déjà obtenu ? »
La France oserait mais pas son président. Un président n’est PAS la France.
D’autre part je refuse que l’étranger (donc l’U€) fasse la loi dans MON Pays.
Cela s’appelle l’indépendance. Oh quel vilain mot!
Pas de demi mesure il faut se sortir de cette tutelle désastreuse
De nombreux pays européens s’assoient sur les règles Européennes- je parle d’expérience – alors qu’on nous fait croire que c’est impossible
@Feschola
Macron est un exécutant froid et zélé des directives venant de Bruxelles. San état d’âme et quoi qu’il en coûtera aux Français, il impose les oukazes de la cougar Von der Leyen…
……. tout simplement parce que nous n’avons pas le bon Chef d’Etat. Celui que nous avons, plutôt que de les refouler pour nous en protéger, il les accueille massivement et sans contrôle pour anéantir la France. Pour suivre l’exemple de la Pologne, il faudrait que le Chef d’Etat Macron soit remplacé de toute urgence pour en priorité, sortir de l’U.E. et refouler ces envahisseurs hors normes avant que la France ne soit totalement à leur merci.
Et si macron réalise son rêve de diriger l’Europe, il finira de détruire la France
@Georges MOUSSET
Macron n’accueille aucun clandestin: il impose aux Français, sans que leur avis ait été demandé une seule fois, l’accueil de ces gens! Les conséquences de ces politiques aberrantes, Macron jamais n’y sera confronté. Macron aura toujours les moyens pour s’affranchir d’un « vibre ensemble » qui est une aberration totale. Les promoteurs d’une immigration débridée, sans aucun contrôle sont tous des gens qui ont les moyens, entre autres financiers, d’éviter les conséquences de cette politique insensée! Le promoteur de la « société ouverte » le multi milliardaire Soros, immigrationniste forcené, vit dans un vaste domaine entouré d’un mur de plusieurs mètres de haut et équipé de caméras de surveillance. Soros, le promoteur fanatique de la « société ouverte », de la suppression des, frontières (pour les autres) vit dans une forteresse. Il est impossible d’être plus hypocrite que Soros lui-même et il est impossible d’être plus infâmes que ceux quo « roulent » pour Soros!
impossible car cella fait de la main d œuvre pas chère et souvent non declare
Parce que les Polonais n’ont pas choisi des crypto-gauchistes comme gouvernants!
La remigration est la seule solution.
L’Italie de Giorgia Meloni poursuit une politique d’immigration dite « choisie », resserrée autour des besoins économiques et d’une préférence marquée pour les ressortissants européens. Alors que les premières nationalités d’arrivants en 2024 restent les Roumains, Albanais ou Ukrainiens, le gouvernement restreint simultanément les droits des non-Européens, notamment en matière de regroupement familial ou d’accès à la nationalité.
En 2022, la présidente du Conseil s’était fixé l’objectif ambitieux de faire venir 450 000 travailleurs immigrés entre 2023 et 2025, dont 210 000 permanents et 240 000 saisonniers. Mais les premiers bilans contredisent cette trajectoire : en 2024, seuls 17 200 permis permanents ont été délivrés sur les 82 000 prévus, un résultat en baisse de 26 % par rapport à 2023. Les saisonniers extra-européens sont également très loin des annonces : 17 300 autorisations, et non 62 000 comme affiché. À l’inverse, 169 000 saisonniers européens ont, eux, obtenu un titre de travail
La véritable solution est l’expulsion vers le pays de naissance , l’interdiction des ONG immigrationniste et le Frexit afin que la France retrouve la total gestion de ses frontières , de sa politique, de sont économie.
Une immigration temporaire de travail comme les pays du golfe
Bravo !
Je confirme.
Oui, mais qu’est-ce qu’on fait quand le « pays de naissance » refuse de reprendre ses ressortissants, comme l’Algérie par exemple?
L’Italie est sur la ascension montante, qui va forcément croiser la pente descendante de la France, si toutefois, ce n’est pas déjà fait.