[TRIBUNE] Rima Hassan, marraine de promo : la dérive antisémite de l’ULB
Toute honte bue, les étudiants en droit et criminologie de l’Université libre de Bruxelles (ULB) ont choisi Rima Hassan, eurodéputée de La France insoumise, comme marraine de leur promotion. Cette décision illustre la dérive de cette institution autrefois prestigieuse. Elle suscite de vives réactions, sur les réseaux sociaux, en raison des positions extrêmes de Rima Hassan sur le conflit israélo-palestinien. Rappelons qu'elle a qualifié les attaques du 7 octobre 2023 de « résistance légitime » en défendant le Hamas, tout en niant le droit à l’existence d’Israël. En France, elle fait l’objet d’enquêtes pour apologie du terrorisme.
Merci à tous les étudiants et étudiantes qui ont tenu bon face aux pressions extérieures. ❤️ #ULB https://t.co/vLnwzwPV6o
— Rima Hassan (@RimaHas) August 22, 2025
Rima Hassan n’est pas une inconnue, à l’ULB. Elle y a été accueillie sans incident notable pour une conférence sur la « Palestine : complice d'un génocide » (sic). En revanche, un débat organisé avec l’historien Elie Barnavi, ancien ambassadeur d’Israël, a dû être organisé hors des murs de l'université et a nécessité une mobilisation massive des forces de police pour contenir des centaines d’étudiants cherchant à empêcher l’événement.
Depuis le 7 octobre 2023, des étudiants juifs ont été agressés sur le campus : insultes, menaces, voire agressions physiques. Des affiches antisémites ont été placardées dans les couloirs de l’université, sans réaction de la direction. Pendant sept semaines, un bâtiment de l’ULB a été occupé par des militants pro-palestiniens qui l’ont rebaptisé au nom d’un membre du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), une organisation classée terroriste par l’Union européenne. L'ULB a laissé faire sans réagir.
Elle a suspendu ses partenariats avec les universités israéliennes et stoppé les échanges d'étudiants, mais développe des collaborations avec l'université palestinienne Birzeit, où la moitié des étudiants votent pour le Hamas.
Une université en contradiction avec ses principes
Fondée en 1834 par des francs-maçons pour promouvoir l’émancipation intellectuelle face au dogme catholique, l’ULB s'éloigne de plus en plus de ses valeurs fondatrices. Les symboles chrétiens y sont bannis, mais le voile islamique y est désormais autorisé et pullule dans les auditoires. Des prières musulmanes collectives se tiennent dans les couloirs et sous les escaliers, et toute critique est rapidement qualifiée d’« islamophobie ». Le vote pour Rima Hassan s'explique aussi par la composition des étudiants dont une grande partie, à l'image de Bruxelles, est désormais d'origine arabo-musulmane.
Un incident survenu lors d’un examen en juin 2025 illustre cette dérive. Un professeur a demandé à des étudiantes de dégager leurs oreilles pour prévenir la triche. Cette requête a été dénoncée comme une « discrimination religieuse » par des associations étudiantes et par UNIA, l’organisme belge chargé de lutter contre les discriminations. Une fois de plus, l’université a cédé aux pressions au nom de l’« inclusivité ».
Le choix de Rima Hassan comme marraine est d’autant plus préoccupant que ces étudiants, futurs avocats, magistrats ou responsables politiques de la Belgique francophone, joueront un rôle clef dans la société. La tolérance de l'ULB vis-à-vis de l'antisémitisme ternit un peu plus l’image de Bruxelles et du pays tout entier, désormais régulièrement qualifié de Belgiquistan.
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67 commentaires
La foi catholique qui m’anime ainsi que ma connaissance des forces géopolitiques dans le monde me permettent à la fois d’avoir de l’empathie pour toutes les personnes qui souffrent ainsi qu’une approche objective des conflits contemporains.
Ainsi, le monde n’est pas monochrome.
Il n’y a pas d’un côté les bons et de l’autre les méchants.
Cela n’existe qu’au cinéma dans les blockbusters hollywoodiens.
Cette approche manichéenne est simpliste et erronée.
Ainsi, dans le conflit qui oppose Netanyahou au Hamas, la violence des uns a répondu à la violence des autres.
Les crimes odieux commis par le groupe terroriste du Hamas, ainsi que les otages torturés, ont entrainé une guerre d’épuration ethnique de Netanyahou (à ne pas confondre avec le peuple Israëlien, qui lui, dans sa majorité ne veut pas de la guerre menée par le premier ministre).
Aujourd’hui, les familles des otages manifestent tous les jours pour que Netanyahou arrête sa guerre personnelle dans la bande de Gaza.
Connaissant l’ignominie du Hamas, je crains qu’aucun des otages torturés ne revienne vivant.
Ce sont près de 500000 gazaouis qui sont en proie à la famine aujourd’hui.
Dans ce conflit sans fin, il n’y a aucun vainqueur et les 2 camps sont coupables de ce qui arrive.
Dans ce contexte, l’antisémitisme et l’islamophobie n’ont jamais été aussi présents.