[TRIBUNE] La souveraineté française n’est pas négociable !
François Guillaume, ancien ministre de l'Agriculture, réagit en exclusivité pour Boulevard Voltaire au nouvel accord de libre-échange signé par Ursula von der Leyen avec l'Inde.
Ursula von der Leyen poursuit son cavalier seul à la présidence de la Commission européenne en privilégiant sans vergogne l’industrie allemande que la guerre d’Ukraine a commercialement fragilisée par la perte de son marché russe et à qui la hausse des droits de douane décidée par Trump a rendu plus difficile l’accès au marché américain. Peu lui importe la déontologie à respecter par tout membre de la Commission qui consiste à faire abstraction de son sentiment national pour décider dans l’intérêt communautaire. Qu’on le sache, l’Europe est allemande depuis le traité de Maastricht et les abandons successifs de souveraineté économique et politique de la France consentis par Chirac et, l’un après l’autre, par tous ses successeurs à l’Élysée : Berlin a « anschlussé » Bruxelles.
Mercosur : rien n'arrêtera la procédure
Insidieusement, patiemment puis, maintenant, autoritairement avec le concours des députés de l’ultra-centre français ; les mêmes qui s’insurgeaient contre le Mercosur qu’elle a signé en l’état, c’est-à-dire en autorisant l’accès au marché européen, à droits de douane minorés, de contingents de soja, riz, volailles, viande bovine, sucre, miel, éthanol… en distorsion de concurrence avec les producteurs européens et dans le non-respect des normes sanitaires auxquelles ils sont contraints. Les manifestations des paysans français ont été remarquables dans leur respect des biens et activités d’autrui et du sérieux de leurs revendications face aux déclarations ambiguës du chef de l’État et de ses perroquets au pouvoir. Mais s’ils ont gagné la sympathie des Français, ils ont perdu la bataille de l’enjeu politique et commercial : von der Leyen a signé et si le recours à la Cour de justice obtenu est un succès, il restera pourtant sans effet : les titulaires sont 27, un par État membre, à égalité de pouvoir. Le vote du juge maltais ou du Chypriote a autant de valeur que celui du juge français. Quelle majorité attendre de ce vote ? Rien, parce qu’il n’arrêtera pas la procédure prévue qui est la suivante : l’accord imposé ne sera pas suspendu, il sera mis en œuvre durant un an et sera réexaminé à l’issue de ce test. En conséquence, des échanges et des liens entre les entreprises commerciales vont se nouer, les voitures allemandes auront créé leur marché en Amérique du Sud, le lobbying industriel aura fait son œuvre et les politiques ne chercheront pas vraiment à remettre le couvert.
Après le Mercosur, l'Inde !
Mais l’obsession d’Ursula von der Leyen pour la voiture allemande ne se limite pas à l’Amérique du Sud. Sans crier gare, elle est allée signer un autre traité de libre-échange en Inde pour gagner une vaste clientèle dans ce pays de 1,4 milliard d’habitants… et ouvrir nos portes à leurs exportations. Au regard des arrangements du Mercosur on ne s’étonnera pas que ceux récemment conclus avec l’Inde profiteront encore à l’industrie automobile allemande dont les droits de douane subis, jusqu’alors de 100 % ,tomberont à 10 %, mais au détriment du textile et de l’informatique européens dont la protection sera réduite d’autant.
Néanmoins, pour démontrer que sa défense des activités communautaires n’est pas exclusive à son seul pays, la présidente de la Commission a négocié une ouverture du marché indien aux vins à qui Trump vient d’imposer des droits de douane exorbitants. Ce sera, pense-t-elle, un témoignage de son intention de protéger l’agriculture communautaire, à la réserve près que les Indiens ne consomment pas de vin (2,6 litres pour 100 personnes et par an), qu’ils en produisent un peu et que plusieurs de leurs États en interdisent la consommation. La marge de gains éventuels en sera réduite d’autant et cette compensation sectorielle s’avérera évidemment dérisoire.
Von der Leyen décide de tout avec arrogance
Dans sa frénésie à mondialiser le free-market pourtant de plus en plus remis en cause dans ses pratiques, von der Leyen sacrifie des pans entiers de l’économie européenne. Pour parvenir à ses fins désastreuses pour la France, elle décide de tout avec arrogance, contrôle tout, forte de ses légions de fonctionnaires apatrides, punit les coupables qui dérogent à ses lois, taxe les États membres insoumis telle la Hongrie de Viktor Orbán - et de quel droit ? Elle n’est même pas élue et, cependant, jamais contestée, hélas, par la France dont le commissaire se contente de « Séjourné » là-bas sans se faire remarquer.
Les excès de la Commission annoncent la fin du système… à précipiter par une démarche politique de remise en cause de la Constitution européenne pour la repositionner en Secrétariat général du Conseil européen composé des chefs d’État et de gouvernement des 27 États membres afin d’en finir avec la dictature de la Commission. En cas de refus des partenaires, les menacer de Frexit, c'est-à-dire du retrait de la France.
Que les européistes se rassurent : sans la France, l’Europe n’existe plus ; nos 26 partenaires le savent, ils le craignent, ils céderont.
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63 commentaires
Frexit frexit immédiatement
tout le monde « tempête » mais se courbe
VDL excède ses pouvoirs en tout donc toutes les décisions qu’elle entend imposer et qui excède ses pouvoirs, c’est simple, on ne les appique pas, on refuse de les intégrer dans notre « droit », officiellement
et quand je dis « on », je parle des français
on prend les porte-paroles de chaque filière qui pose médiatiquement que VDL a excédé ses pouvoirs et qu’ils n’appliqueront pas la ou les décisions prises.
aux partis politiques de s’attaquer à ces sujets
Bravo Oursoula! Fini les mendiants en Inde et les voitures délabrées entre lesquelles il fallait se faufiler. Tous en BM et Mercedes et à nous de manger leurs vaches (pas folles) afin qu’ils ne dérapent plus dans les bouses!…Excusez moi pour ce commentaire… sarcastique. HiHiHi.
Bon, elle a été réélue c’est donc que tout le monde y trouve son compte, ce n’est qu’un simple constat
Élue et réélu par qui?…
Le traité d’Aix-la-chapelle signé par Macron et Merkel vise à approfondir les liens entre les deux pays dans l’idée d’une zone économique franco-allemande dotée de règles communes. La France désindustrialisée devra se plier aux normes de l’Allemagne qui possède toutes les structures promouvant le « made in Germany, mais l’objectif est aussi politique avec la formation des « eurégions ». Les Etats-Nations doivent se débarrasser de leur souveraineté, disait Merkel dans un discours en 2018 devant la Fondation Konrad Adenauer. Macron a signé à Aix-Aachen…
La CEE est contrôlée par une caste technocratique « d’Éclairés », Mondialistes, qui se considèrent au dessus des peuples « stupides ». Dans les autres pays européens la politique de ces « Illuminés » est quelque peu corrigée, empiriquement, en fonction des particularités nationales, régionales ou locales.
En France la CEE ne fait qu’amplifier le complotisme anti-peuple des « élites ».
Sans nécessairement quitter l’Europe il est devenu impératif de démanteler un gouvernement technocratique totalitaire, un clan de prétendus Sachants, qui étouffent les peuples européens, pour ne laisser subsister qu’un organisme consultatif et restituer aux nations un peu d’autonomie. Redonner la parole aux hommes contre l’Homme est impératif pour éviter « Le Meilleur des Mondes ».
« Sans nécessairement quitter l’Europe il est devenu impératif de démanteler un gouvernement technocratique totalitaire » Et comment?
Certain-es ont essayé. Des fléchettes !! Trop nombreux, des intérêts personnels ou chacun soutient pour son pré carré. Déprimant.
Pourquoi se priverait t’elle : personne ne proteste réellement !!
Un cauchemar et pourtant toujours en place. Remplacée par Top gun ? Un cauchemar sans fin.
il fallait pas lui donner les clés
Vous vous attendiez à quoi avec cette allemande ? Et vu le gringalet que nous avons !!
L’Europe est allemande depuis la nomination, en 1957, de son premier président, un ancien nazi prof de droit, Walter Hallstein ! Mis en place par les américains, voir à ce sujet le livre d’Eric Branca » l’ami américain » ! La création de l’Europe était viciée à la base, tout ce qui arrive en découle .
Que vous n’aimiez pas VdL est votre droit, d’ailleurs moi non plus je n’aime pas l’€urope, mais de là à mentir!
Hallstein n’adhéra pas au parti nazi, en clair pas encarté au NSDAP. Ensuite l’Allemagne n’est pas la France. Son président n’a pas les pouvoirs de son homologue français : un quasi roi. Le pouvoir appartient au chancelier (Kanzler) et n’est pas aussi étendu que son royal homologue français.
« tout ce qui arrive en découle » je ne cesse de le rabâcher : NON, ce qui arrive quand les français votent pour des rois incapables et €urophiles
Une constatation évidente en Europe, particulièrement en France où le secteur agricole avec tant de contraintes qui bloquent la production la rendant inabordable par les consommateurs est devenus non rentable et coute trop de subventions donc inéluctablement un secteur a supprimer.
La preuve incontestable, la France en quelques années d’auto suffisante et exportateur est obligé d’importer de l’étranger de quoi se nourrir sans parler demain peut être d’avoir les moyens de payer les importations.
Ursula Von Der Leyen, cavalier seul… ?… Plein accord avec une majorité des membres de l’UE, dont en premier, notre valeureux Chef d’Etat… E. Macron s’est toujours plié aux désidératas de L’Allemagne, la production électrique nucléaire en est un des tristes exemples.
Le traité de Lisbonne qui a été en effet publié, n’a en revanche jamais été ratifié par la France. Légalement, l’Europe de ce traité n’existe pas.
vous êtes certain ? votre remarque est majeure ! que BV se saisisse de ce problème et interroge des grands professeurs de droit pour avir leurs avis
cette info est une ‘bombe » !
Von der Leyen croit servir la cause de l’industrie allemande sur le dos du second contributeur à cette Europe. Après nous avoir laissé nous placer entre les mains des marchés financiers et de la caution insidieuse de son pays pour financer les folies socialo-écolo-communistes, assisté en cela par une droite qui, comme ses compères strosquistes, qui cire les pompes des mohlas, cire elle en plus sans discontinuer depuis 43 ans celles de la gauche. Cette femme est là où les félons d’un certain « UMPS » ont voulu qu’elle soit. Elle applique les orientations, négocie les marchés voulus dès le départ par les mêmes qui, ici en France, viennent solennels, imperturbables, sur les plateaux télés, à l’exception de quelques-uns, dire le contraire de ce qu’ils votent à Bruxelles et faire mine de s’offusquer du dépeçage de la France, à laquelle ils ont activement contribué, hier de notre industrie, de notre nucléaire, aujourd’hui de notre agriculture, et pour finir de notre identité. Les Français seront soumis, après des millénaires de lutte et de souffrance pour l’éviter ; je ne m’y résous pas, il y a toujours eu un homme ou une femme pour l’éviter.