[SATIRE A VUE] Parcours d’obstacles pour la nouvelle réglementation des haies
L'arrêté visant à la simplification de la réglementation des haies apparaît destiné aux spécialistes titulaires d'un bac + 4 en agronomie.
« Je hais les haies ». À la lecture de la proposition de simplification des normes entourant les haies, un agriculteur prononça cette phrase. Conscient du charabia technocratique, l'homme avait attaqué la note de présentation à la débroussailleuse. Arrivé au bas des trois pages, l'envie d'aller vivre sur une dalle de béton lui vint.
Selon les simplificateurs, il n'existera plus que trois types de haies. La « buissonnante basse », la « haie arbustive » et la « joyeuse haie arborée » « présentant au moins une strate arborée ainsi qu’herbacée (buissonnante et/ou arbustive) et qui peut comprendre des arbres de hauts jets et/ou anciens (têtard, trognes, etc.). Hauteur majoritairement supérieure à 7 m pour les arbres de hauts jets, ou inférieure si gestion en trogne ou têtard. »
Chaque type de haie ainsi défini avec clarté s'accompagne de croquis que le propriétaire s'empressera de reproduire sur le terrain. La buissonnante basse est montrée de face et de profil tandis que l'arbustive bénéficie de trois images la montrant sous diverses formes. Allongée, debout ou assise selon l'heure de la journée. Elle peut être en strate buissonnante ou en strate arbustive. C'est bien ce que nous craignions.
Une réglementation végétalisée
En mars 2024, Gabriel Attal avait promis un régime unique de la haie. Seuls les sportifs de haut nouveau parviennent à franchir les descriptions ésotériques mises sur le chemin de la loi d'orientation agricole de mars 2025 comprenant la réduction des treize réglementations actuelles.
Les agriculteurs et les propriétaires sortis indemnes des circonvolutions agronomiques décrites dans le décret soumettront leur projet de destruction ou de replantation. Sur la question, associations et gouvernement se déchirent. Selon ce dernier, le remodelage normatif « permettra de prévenir les destructions, d’en faciliter le contrôle et de sécuriser les gestionnaires et propriétaires de haies et, in fine, d’encourager les plantations et leur gestion durable ».
Le « Conseil national de protection de la nature » (CNPN) et autres défenseurs d'environnement affirment le contraire. La règle revue et corrigée constituerait « une aggravation des destructions alors que le but du "Pacte haies" était d’inverser la tendance ». Une compensation encouragerait l'agriculteur à l'arrachage de ses haies.
Depuis 1950, 1,4 million de kilomètres de haies ont disparu du paysage français. En 2023, Emmanuel Macron se fixait d'en replanter 50.000 km. L'usine à gaz de l'automatisation partielle du traitement des dossiers promet que le classement des haies en trois catégories permettra d'évaluer la pertinence écologique des diverses demandes. « Haie confiance... », disait le serpent du Livre de la jungle. La simplification nous y ramène.
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80 commentaires
il faut occuper les technocrates et les agents verbalisateurs de l’OFB, après les radars des routes, les pièges de la Haie, « trop haute, trop basse, pas assez épaisse, avec quel outil l’avez vous taillée, etc etc « , c’est ce que ces fonctionnaires appellent simplifier, moi j’ai une simplification, qu’on les vire, et qu’ils cherchent un boulot, mais même ça il ne savent pas le faire.
A chaque fois qu’ils simplifient quelque chose cela devient plus compliqué et cela dans TOUS les domaines
Est-ce au président de la République de déterminer qu’il faut 50 000 km de haies ? Je ne pense pas, car après c’est toute la machine techno qui se met en branle et d’un truc végétal, on fait une usine à gaz incompréhensible. Le bon sens est étranger aux technos.
Un jargon technocratique portant sur les haies qui donne envie de zapper le cours en faisant l’école buissonnière. Mais dire que les petits hommes gris des ministères font dans le charabia,c’est une lapalissade,n’est il pas ?.
Il parait que le nombre de fonctionnaires au ministère de l’agriculture a triplé ,inversement proportionnellement au nombre d’agriculteurs en nette régression.Manifestement,cette réglementation charabiantesque et absconse portant sur le feuillu de bon aloi,est le résultat du brouhaha émanant d’un travail collégial éclairé et pompeux,qui ne connait des haies et des végétaux et du monde rural en général,que ce qui se conçoit chez des ronds de cuir jargonnants contents d’eux mêmes.
Il est bien connu que pour être entendu, le locuteur doit s’impartir d’un champ lexical conforme aux référents de son vis-à-vis !
Comme aurait dit notre feu Johnny national:
« Vous avez compris kek’chose ? Moi, rien du tut ! »
Une haie ça s’entretient et c’est beaucoup de travail. Quelques-unes ont été plantées (avec subventions) dans ma commune. J’attends avec intérêt de voir ce qu’elles vont devenir. Je ne serais pas étonnée qu’elles soient rasées dans quelques années, avec subventions, bien sûr.
Les moutons pensent à sauter les haies pendant qu’en France on se fait agresser, submerger et que tous nos acquis sociaux s’effondrent! Huh macron t’es président ou juste un clown?
Même Jean-Luc Lahaye ne s’y retrouve pas et pourtant il aime les jeunes pousses
Peut-être que Brigitte… Lahaye bien sûr.
Et qu’en pense Brigitte Lahaie,dont la filmogragraphie très spécifique,a démontré que pour elle l’amour était dans le pré.
Les normes, les normes, l’énorme bureaucratie à la Française…
Ca me rappelle lorsque j’étais chef d’entreprise, un inspecteur du travail était venu me chercher des poux pour des histoires d’affichage des horaires de travail (que tout le monde connaissait parfaitement) et autres détails plus ou moins insignifiants mais de la plus haute importance à ses yeux de petit fonctionnaire à la vue basse (je sais c’est un pléonasme !)…
Bref lors de notre entretien suite à sa visite, ce personnage falot a osé se plaindre de la complexité du code du travail qu’il devait connaître…
Je me souviens avoir éclaté de rire, et devant mon hilarité j’ai fini par lui expliquer que le code du travail c’était simplement son job alors que pour le chef d’entreprise c’est aussi non seulement le code du travail, le règlement fiscal, le code commercial (je dirigeais une imprimerie et société de communication et me devais de peser chaque mots des documents à imprimer)… l’élaboration des feuille de paye que nous avons du déléguer à un comptable car devenu trop abscons , l’urssaf, la TVA (3 taux différents rien que dans l’imprimerie ).
Bref tous ces règlements incroyables élaborés par des fonctionnaires sadiquement minutieux n’ayant jamais mis les pieds dans un entreprise et dont l’application scrupuleuse cannibalise un temps fou du chef d’entreprise dont le véritable boulot est de trouver des clients et les satisfaire au mieux…
Le cadet des soucis de nos administrations qui aujourd’hui versent des larmes de crocodiles sur le grand nombre des entreprises qui ferment ou plient bagage !
Au fait des milliers d’entreprises en moins, mais toujours plus de fonctionnaires… cherchez l’erreur !
La courbe du nombre d’agriculteurs et celle du nombre de fonctionnaires au ministère de l’Agriculture, se sont croisées il y a déjà un bon moment…
Oui, vous avez entièrement raison, le nombre de fonctionnaires qui augmente est inversement proportionnel avec le nombre d’entreprises qui ferment boutique .
il n’y a qu’à le constater avec les exploitations agricoles ,un intervenant à la TV avait expliqué qu’au moment où il y avait encore un million de fermes , le nombre de fonctionnaires consacrés à l’agriculture lors de la PAC était de l’ordre de 15000 , aujourd’hui ils sont 35000 alors qu’il ne reste plus que 400000 entreprises agricoles .
On peut faire le même constat avec la ville de Paris qui est de plus en plus sale et mal tenue mais qui a 50000 fonctionnaires qui devraient être là pour que tout fonctionne parfaitement pour le bien de ceux qui contribuent à les payer . Mais pas à les choisir . Là c’est un autre sujet, tabou, celui là . Parce que le piston a toujours existé dans l’administration , mais il faudrait savoir sur quels critères ces gens sont choisis aujourd’hui . Leur appartenance politique ?. En tout cas pas sur les efforts à fournir . Il faut bien qu’ils embêtent un peu ceux qui font vivre la France pour faire croire qu’ils travaillent .
Il y a beaucoup de destructions sous ce « régime », destruction des haies, des vignes, des vergers de pommes, et plus grave la destruction du vivant avec des cheptels entiers décimés. La destruction est au cœur de leur pouvoir. C’est une interrogation légitime de ma part mais assurément une tragique dérive.
Vous « oubliez » l’IVG … ET d’ici peu l’EUTHANASIE » qui arrive et qui est « fondamentale » à la France en 2026 selon macron ! …
MACRON : président de la MORT
Ce n’est pas les Haies qu’il faut tailler mais dans les rangs de tous ces « petits hommes gris » qui occupent leur temps à inventer ces bêtises pour justifier leur salaire !!
En fait tous ces ronds de cuir qui font semblant de gouverner essaient de réparer leurs énormes erreurs en refaisant bêtement ce que nos anciens faisaient avec intelligence et esthétisme.
Un grand bravo à vous, monsieur Leroy. Vous êtes le digne héritier de nos grands humoristes qui tel Courteline, déclamait: « La dérision en toutes choses est l’ultime rempart au malheur ». Si seulement nos ministères n’étaient emplis que de gens cultivés, nous ne subirions point ces textes qui se veulent pompeux mais qui ne veulent rien dire.
Si un jour il y a pénurie dans l’alimentation on mangera des haies.
Vivre en France, c’est une course de haie à tous points de vue