Sarah Knafo va débattre avec Antoine Léaument à la rentrée : choc en vue !
Un débat entre Sarah Knafo et Antoine Léaument ? Voilà une confrontation politique qui promet des étincelles.
Il y a une semaine, Boulevard Voltaire revenait sur la passe d’armes homérique qui opposa l’eurodéputée Reconquête et le député La France insoumise. Sur le réseau social X, alors qu’Antoine Léaument reprochait à Sarah Knafo sa rémunération, celle-ci lui rétorquait : « Dans votre parti, on est payé pour faire des croisières vers Gaza et cracher sur notre pays. » Quelques jours plus tard, sonné mais pas vaincu, l’infatigable élève de Jean-Luc Mélenchon revenait à la charge. Et prenait pour cible une publication de Sarah Knafo, datée de janvier 2025, où la parlementaire commentait l’extrait d’une intervention du patron de LVMH. Celui-ci fustigeait la taxation confiscatoire des entreprises par l’État français. « Pour refroidir les énergies, on fait difficilement mieux ; pour pousser à la délocalisation, c’est idéal », déplorait Bernard Arnault. « Un milliardaire qui quitterait la France ferait peut-être le bonheur de Libération, mais le malheur de tous les contribuables »? commentait la jeune femme de 32 ans.
« Vous défendez les milliardaires »
Reprenant l’ancienne et célèbre gravure du XVIIIe siècle, représentant le tiers état portant sur son dos le clergé et la noblesse, utilisée récemment par l’eurodéputée, Antoine Léaument lui répond, le 7 août, soit six mois plus tard : « C’est parce que ce monsieur ne paie pas sa juste part d’impôt que tout le monde paie à sa place. Vous défendez les milliardaires et vous choisissez des boucs émissaires parmi les plus précaires », explique-t-il, avant de conclure : « Bref : c’est bien vous et Bernard Arnault qui êtes assis sur le dos du peuple. »
Sarah Knafo ressort alors la sulfateuse face à celui qu’elle nomme « Antoine Robespierre » : « La fortune de Bernard Arnault est estimée à 150 milliards d'euros. Admettons qu'il soit possible de tout lui confisquer. Mélenchon arrive au pouvoir et lui prend tout. Et après ? », interroge-t-elle, avant de cingler : « Nous aurons toujours 3.300 milliards d’euros de dette et toujours 170 milliards de déficit. Sauf que, cette fois, il n’y aura plus le groupe LVMH et ses 4 milliards d’euros de recettes fiscales annuelles, ses 40.000 emplois directs et ses 200.000 emplois indirects en France. » Qui s’y frotte s’y pique. « L’argent des Français, qu’ils soient riches ou pauvres, ne vous appartient pas. […] C’est l’éternelle différence entre nous : vous voulez moins de riches, je veux moins de pauvres », conclut la disciple d’Éric Zemmour.
À ce sujet — Quand Sarah Knafo étrille Antoine Léaument
Les deux parlementaires acceptent de débattre ensemble
Des échanges épiques qui n’ont pas échappé à ThinkerView. Le média indépendant, spécialisé dans les entretiens en ligne très grand format (entre 3 h et 4 h), s’est empressé de proposer un débat aux deux protagonistes, que ces derniers ont accepté. « Quel jour, quelle heure ? », demande Sarah Knafo. « J'accepte bien sûr un débat avec vous. Nos points de vue étant diamétralement opposés, il ne peut s'agir d'un échange mais d'une confrontation », a réagi, quant à lui, le député de l’Essonne. D’après nos informations, ce débat devrait avoir lieu à la rentrée. Plusieurs chaînes de télévision se sont aussi rapprochées des intéressés. Auprès de BV, Sarah Knafo s’affirme « toujours partante pour défendre le bon sens face à l’idéologie ».
L’événement s’annonce exceptionnel. Depuis son élection au Parlement européen en juin 2024, l’eurodéputée Reconquête se distingue par sa pugnacité et son sens de la repartie sur les plateaux et les réseaux sociaux. Une étoile montante, à droite, qui rappelle la fougue de Marion Maréchal quand cette dernière était la benjamine de l’Assemblée nationale, lors de son élection à la députation en 2012 alors qu’elle n’avait que 22 ans. De l’eau a coulé sous les ponts. Désormais, les deux femmes sont en sévère concurrence pour incarner la droite féminine conservatrice.
Antoine Léaument, la fougue révolutionnaire
Élu au palais Bourbon l’année dernière, Antoine Léaument prend une certaine étoffe et se place, à tout juste 35 ans, parmi les poids lourds du parti insoumis. À la pointe du combat mené par l’extrême gauche contre les milliardaires de droite, il se distingue notamment dans l’acharnement avec lequel il poursuit Pierre-Édouard Stérin. Rapporteur de la commission d’enquête concernant l’organisation des élections en France, il a bataillé ferme, au printemps, pour auditionner le fondateur de Smartbox et le faire passer sur le gril. Sans succès. À ce jour, il n’a réussi à se mettre sous la dent que le bras droit de l’homme d’affaires.
À une époque où la disputatio se fait rare, aseptisant un paysage politique plus proche du désert des Tartares que du jardin d'Éden, ce débat sera, à n’en pas douter, un des événements incontournables de la rentrée parlementaire.
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84 commentaires
L’issue du débat ne fait guère de doute. La pesée préalable révélant une discordance de catégorie. Il y aura, à n’en pas douter, d’un côté, sagacité, vivacité d’esprit, aisance et connaissance des dossiers, et de l’autre, mauvaise foi, arrogance, faux-fuyants et dénégations de l’autre. Sarah Knafo risque quant à elle de subir cette épreuve comme un prix Nobel dans un bac à sable.
Elle est sans aucun doute la meilleure !
(Désormais, les deux femmes – Sarah Knafo et Marion Maréchal, sont en sévère concurrence pour incarner la droite féminine conservatrice). Il me semble qu’en faisant preuve de volonté à vouloir sauver le pays, il serait plus judicieux de travailler main dans la main afin d’optimiser le succès.
Knafo avait laissé sa place à Maréchal pour les européennes et cette dernière a trahi. Alors non merci, traitre au RN, traitre à Reconquête non merci ! plus de Maréchal !
En plus il n’y a pas photo sahra c’est plusieurs pointures au dessus…